Histoire de l'Alimentation de la Préhistoire au 1er Siècle

 
Le Miocène :
Il y a environ 7 millions d'années, nos ancêtres se nourrissaient essentiellement de végétaux, de tubercules, de racines, d'insectes ou petits animaux comme les rongeurs, réptiles, oiseaux et éventuellement d'oeufs, c'est "l'époque de la ceuillette".
 
 
Le Pliocène :
L'alimentation reste végétarienne, cependant la chasse permet l'apparition de nourriture à base de viande comme le cochon ou le singe.
 
 
L'homme ne s'est véritablement distingué des animaux que lorsqu'il a su se servir du feu.
 
 
Les premiers représentants de notre espèce vivaient misérablement de fruits, d'herbes et de racines, un peu plus tard, leurs descendants s'avisèrent de goûter aux insectes, aux coquillages, puis à la viande, qu'ils mangaient crue, telle quelle, ou attendrie par des procédés primitifs, dont quelques-uns sont parvenus jusqu'à nous.
Les Huns, qui sont pour nous presques des contemporains relativement au temps qui nous sépare des premiers hommes, attendrissaient les viandes en s'asseyant dessus, par terre, ou mieux encore à cheval ; dans ce dernier cas ils les mettaient entre leur siège et le dos de l'animal. Chez les Hongrois, qui descendent des Huns, le procédé ne s'est pas perdu et pendant la révolution de 1848 les hussard de Kossuth attendrissaient ainsi la viande avant de la faire cuire.
 
 
Lorsque, à la flamme du premier incendie de forêt allumé vraisemblablement par la foudre, des animaux furent grillés, le premier homme qui mangea de la viande cuite s'en régala sans doute, malgré le goût de brulé qu'elle devait avoir. Dès lors le feu fut divinisé et, tant que l'homme ne sut pas le produire à volonté, il resta le monopole des prêtres, qui s'en constituèrent les gardiens. C'est à eux que les fidèles apportaient les victimes offertes aux dieux en holocauste, ils les faisaient cuire et... ils les mangeaient : ces prêtres furent les premiers cuisiniers et les premiers gastronomes. Leurs descendants spirituels ont de qui tenir.
On conçoit que les habitants de certaines contrées isolées aient pu ignorer le feu pendant très longtemps. C'est ainsi que les indigènes des îles Marianne, par exemple, le connurent seulement en 1521, lors de la découverte du pays par Magellan.
 
 
Comme tous les arts, l'art culinaire, dont l'histoire se déroule parrallèlement à celle de l'humanité, a eu ses périodes d'éclat et ses périodes d'éclipse, la plupart des guerres et des grands événements politiques ont exercé une notable influence sur son développement.
Primitif et simple chez les peuples pasteurs et chez les guerriers, luxueux et fréquemment de mauvais goût chez les conquérants de toute sorte arrivés depuis peu à la fortune, l'art culinaire ne devient délicat et raffiné que chez les peuples de vieille civilisation.
Son développement général suit une courbe sinueuse. Il ne trouvera guère sa formule définitive que lorsqu'on aura découvert toutes les lois qui le régissent, jusque-là, condamné à des hauts et à des bas, il sera, jouet du hasard ou des circonsatnces, toujours mancé d'un retour en arrière.
 
 
La plupart des historiens se défendent de remonter au déluge, il me faudra cependant remonter encore plus haut. Le déluge des Ecriture ne date en effet que de 6 000 ans avant notre ère, or, l'antiquité de l'homme est bien plus grande et, s'il est difficile de la préciser, on peut du moins dire que vraisemblablement notre espèce existe depuis un certain nombre de milliers de siècles. Quoi qu'il en soit, l'homme quaternaire de la période paléolithique le contemporain du mammouth, vivait déjà de chasse et de pêche, parfois du phoque ou du dauphin, et connaissait l'usage du feu. En ce temps-là, les viandes étaient généralement cuites sur des blocs de pierre chauffés au préalable.
On en a acquis la certitude par des fragments d'ossements humains et d'os d'animaux calcinés trouvés dans les cavernes de cette époque et par les kjoekkenmoeddings (nom danois donné aux résidus de cuisine), vestiges d'anciennes agglomérations humaines renfermant des instruments de silex, des fragments de poterie grossière, du charbon, des cendres, des os calcinés et brisés, des coquilles marines, des arêtes de poissons, etc.
A l'origine, le service des repas était réduit à sa plus simple expression. L'homme préhistorique mangeait le plus souvent debout, à la hâte, traqué par ses semblables et par les animaux sauvages toujours prêts à lui arracher sa nourriture. Lorsqu'il se croyait dans une sécurité relative, il mangeait accroupi ou assis par terre. Mais ses repas étaient toujours irréguliers et généralement précaires. Aussi, quand le hasard mettait à sa disposition une nourriture abondante, il se gavait gloutonnement pour plusieurs jours et, repu, il s'étendait pour digérer, comme un boa.
Les contemporains de l'âge de pierre se servaient de haches en silex pour tronçonner. Ils buvaient l'eau des sources ou des cours d'eau à même, la bouche dans le liquide, ou dans le creux de leur mains. Ils employaient aussi parfois des feuilles de ravenala, utilisées aussi pour couvrir les habitations, servir de plats, d'assiettes, de nappes et de serviettes, ou des coquillages. Plus tard,à la fin de l'âge de pierre, apparurent quelques poteries grossières et des récipients en os ou en corne.
L'usage des crânes humains comme ustensile à boire se retrouve de nos jours chez des peuplades sauvages, généralement cannibales. La plus grande satisfaction des anthropophages intellectuels consiste à boire dans le crâne d'un ennemi dont la chair fait les frais d'un festin. Les Esquimaux emploient encore actuellement des os de cétacés comme ustensiles de table, et, simple détail de ménage, ils font nettoyer la vaisselle par leurs chien qui lèchent consciencieusement.
 
 
Un mot sur l'anthropophagie,
L'homme, ayant pris goût à la viande, est devenu cannibale le jour où il a manqué d'animaux. "Les loups ne se mangent pasentre eux", dit-on, si c'était vrai, ce serait humiliant pour l'homme, heureusement cela n'est pas, lorsque les loups sont affamés ils se dévorent parfaitement les uns les autres.
S'il est exact que "le cadavre d'un ennemi sent toujors bon", la première victime du cannibalisme a dû être un ennemi du premier cannibale, mais quelle que soit la valeur de cette circonsatnce atténuante, c'est vraisemblablement par gourmandise que l'homme est devenu anthropophage. Il l'est resté pour la même raison et à d'autres points de vue, par superstition, dans la pensée qu'il hériterait ainsi des qualités de la victime, par vengeance, et même quelquefois par respect pour les morts, auxquels il croyait assurer de la sorte la plus honorable des sépultures.
Le développement de la morale d'un côté et l'élevage du bétail de l'autre l'ont corrigé de cette habitude, mais il est prêt à y revenir dès que son existence entre en jeu.
Malgré le développement de la civilisation, il existe encore nombre de peuplade anthropophages.
 
 
Les premiers animaux domestiques paraissent avoir été le chien, le renne, la chèvre, le porc et la poule.
C'est également de la fin de la période de la pierre taillée (néolithique) et de l'époque des cités lacustres que datent l'élevage du bétail, la culture des céréales, le tissage, l'emploi du miel et l'usage du sel.
La découverte du sel est l'une des plus précieuses au point de vue gastronomique. Les propriétés de ce condiment sont nombreuses, il stimule l'appétit, provoque la salivation, active la circulation du sang dans la muqueuse stomacale, et facilite la digestion.
Naissance des meules pour moudre le grain, des instruments en bronze et en cuivre et par la suite en fer.
Apparation de cultures de céréales, d'élevage d'animaux et découverte du lait dans l'alimentation des enfants. La céramique permet la réalisation de purées et de bouillies.
A cette période l'alimentation a évolué très rapidement, notre espèce passant du rang de chasseur-ceuilleur à celui de cultivateur-éleveur.
Il est à noter que l'élevage de l'époque, est probablement à l'origine de l'apparition des premières maladies graves comme la tuberculose.
 
 
8000 ans avant J. Christ :
Découverte du pain.
 
 
3300 ans avant J. Christ :
Découverte de l'écriture.
 
 
2000 ans avant J. Christ :
Le sel devient un mode de conservation.
 
 
1000 ans avant J. Christ :
La boisson trouve sa place dans l'alimentation.
 
 
(Sources : Ali-Bab Gastronomie Pratique, Flammarion, 1975 - Internet -  )
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