2. Islamismes‎ > ‎Europe‎ > ‎

2005.07: Attentats à Londres




Attentats à Londres
11 juillet 2005



    Attentats à Londres, tandis que je voyageais en Espagne: j'écris donc quelques jours après. Comme tous, je les redoutais, en ce qu'ils signifient que les islamineurs se sentent désormais suffisamment invulnérables pour pouvoir provoquer les démocraties dans leur base Londonistan, jusque-là l'objet d'un accord tacite. Londres saura-t-elle, mieux que Zapatero, refuser de changer sa politique sous la pression barbare? Saura-t-elle être aussi forte qu'avec l'IRA, et continuer à vivre, à décider, à mener sa politique en dépit des voyous de l'avenir? Saura-t-elle rappeler à Zapatero, à  Villepin et autres munichois que la démocratie ne peut, sans se perdre, abdiquer devant la terreur imbécile, destructrice tout simplement d'intelligence et de projet politique, moral, humain? Nous allons voir: Berlusconi annonce déjà une inflexion uniquement parce qu'il se sent une cible privilégiée. Londres est paradoxalement le dernier rempart de la démocratie aujourd'hui, après avoir été si indulgent au nom de la liberté face aux islamineurs. La colère doit être là, et doit être transformée en détermination arrimée aux libertés, à la démocratie, à la représentation parlementaire, et aux lois normalement votées et respectées, ou au moins respectables. Hors de quoi la terreur gagnera sans coup férir. Et sombrera. Un monde qui avait tout de même un certain intérêt, et qui soulevait des tensions et des contradictions passionnantes. Plus en tout cas que le règne à venir de la burka.

    Ce ne sont que des mots, mais ce ne furent ni ceux de Zapatero, ni ceux de Villepin [17 mars 2004], ni ceux même du journal humoristique Le Monde [16 mars 2004] : "Il est important que les terroristes réalisent que notre détermination à défendre nos valeurs et notre mode de vie est supérieure à leur détermination à provoquer la mort et la destruction d'innocents en vue d'imposer leur extrémisme au monde",  dit Tony Blair. Qu'il en soit remercié.

    © Bansky: Lady in Gasmask, accrochée au MOMA à New York.