Raymond Devos est un humoriste belge, né le 9 novembre 1922 à Mouscron en Belgique, mort le 15 juin 2006 à Saint-Rémy-lès-Chevreuse dans les Yvelines (France). Il est resté célèbre pour ses jeux de mots, ses qualités de mime, son goût pour les paradoxes cocasses, le non-sens et la dérision.

Français ou Belge ?

Son nom en néerlandais signifie « le renard ». Mais pourtant, pas de doute : son père, né à Tourcoing en 1887, son grand-père, né à Bousbecque, en 1841, sa mère, bretonne de Vitré, sont français. À sa naissance à Mouscron, en Belgique, à deux pas de la frontière avec la France, son père le déclara à la maison communale de cette ville, où ses parents avaient alors une propriété, le château de Tourelles. Mais il omit de l'inscrire également au consulat de France. Malgré des papiers d’identité en bonne et due forme, sa situation de fond ne fut jamais régularisée. En 2002, interrogeant à ce sujet le service chargé des Français nés à l'étranger, à Nantes, il se vit répondre : « Il n’y a pas de M. Devos sur nos tablettes… ». Raymond Devos traduira cette ambiguïté avec humour : « Je suis né avec un pied en Belgique et un pied en France, c’est pour cela que je marche les pieds écartés. »

Jongleur de mots

Accompagné d'un fidèle pianiste et partenaire, Jean-Michel Thierry puis Hervé Guido, il multiplie dès lors les apparitions dans les salles de spectacles et bientôt les plus grandes (Bobino, l'Olympia) se l’arrachent. Son spectacle s’enrichit sans cesse : mime, comédien, musicien, jongleur, équilibriste sur monocycle, prestidigitateur… Il jongle aussi bien avec des petites balles qu’avec des boules de cinq kilogrammes. Ses prouesses physiques sur scène suscitent l’étonnement puis le rire, en regard de sa silhouette rebondie, avec son pantalon retenu sous le ventre par des bretelles. Raymond Devos triomphera par la suite sur le petit écran, régulièrement invité par Jacques Chancel dans son Grand Échiquier.

    Très différent d’un Coluche malgré une référence commune au clown, contemporain de Fernand Raynaud, qui partage avec lui sa passion du mime, l’humour de Raymond Devos frise souvent la métaphysique (Friedrich Nietzsche), voire la mathématique fondamentale, comme lorsqu’il explique que « trois fois rien, c’est déjà quelque chose ». Beaucoup[Qui ?] le considèrent comme un génie des mots, un poète hurluberlu et étonnant. Ses références littéraires sont Gaston Bachelard et Marcel Aymé. Ses inspirateurs et modèles sont Tristan Bernard, Alphonse Allais, Alfred Jarry, Boris Vian avec lequel Devos a travaillé, Raymond Queneau. Sans oublier Charlie Chaplin, Jacques Tati, Pierre Etaix et les grands clowns comme les légendaires Footit et Chocolat, Grock, les Fratellini ou Pipo.

    Il s’est marié le 30 avril 1959 avec Simone Beguin. Le couple n’a pas eu d’enfants. Victime d’une attaque cérébrale en décembre 2005, de nouveau hospitalisé début février 2006 pour la même raison à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, il meurt chez lui, à 7h50, le 15 juin 2006 des suites d’une crise d’œdème aigu du poumon, entouré de sa sœur Cécile, de ses deux neveux Jean-Louis et Stéphane, et de son secrétaire particulier Pierre Herran. Ses funérailles ont lieu le 19 juin dans l’église de Saint-Rémy-lès-Chevreuse.


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Source : Article Coluche de Wikipédia en français (auteurs)



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Du moment qu'on rit des choses, elles ne sont plus dangereuses.

Qui prête à rire n'est jamais sûr d'être remboursé.

Je suis adroit de la main gauche et je suis gauche de la main droite.

On a toujours tort d'essayer d'avoir raison devant des gens qui ont toutes les bonnes raisons de croire qu'ils n'ont pas tort !

Une fois rien, c'est rien ; deux fois rien, ce n'est pas beaucoup, mais pour trois fois rien, on peut déjà s'acheter quelque chose, et pour pas cher.

C'est pour satisfaire les sens qu'on fait l'amour ; et c'est pour l'essence qu'on fait la guerre.

Quand un homme ne dit rien alors que tout le monde parle, on n'entend plus que lui !

Le rire est une chose sérieuse avec laquelle il ne faut pas plaisanter.

Les gens disent tous la même chose ! Ils disent tous, lorsqu'ils leur arrivent quelque chose : "Ça n'arrive qu'à moi !"

J'ai un ami qui est xénophobe. Il déteste à tel point les étrangers que lorsqu'il va dans leur pays, il ne peut pas se supporter !

Mais pourquoi courent-ils si vite ? - Pour gagner du temps ! Comme le temps, c'est de l'argent... plus ils courent vite, plus ils en gagnent !

Lorsqu'on a la prétention, comme moi, d'entraîner les gens dans l'imaginaire, il faut pouvoir les ramener dans le réel, ensuite... et sans dommage !

« J'ai toujours réussi à rater tous mes examens.  »

Quand on s'est connus, ma femme et moi, on était tellement timides tous les deux qu'on n'osait pas se regarder. Maintenant, on ne peut plus se voir !

Je connais un critique qui est en même temps auteur... ce qui le met en tant qu'auteur dans une situation critique !

Monsieur, ce que j'admire en vous, c'est que vous avez le courage d'être vous-même ; avec tout ce que cela comporte de ridicule !

Raymond Devos
Par Photographe du château de Mongenan (http://www.chateaudemongenan.com/)
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