Louis de Funès, de son nom complet Louis Germain David de Funès de Galarza, est un acteur et humoriste français né le 31 juillet 1914 à Courbevoie (Seine) et mort le 27 janvier 1983 à Nantes (Loire-Atlantique).



Ayant joué dans plus de 140 films, il est l'un des acteurs comiques les plus célèbres du cinéma français de la seconde moitié du XXe siècle et le champion incontesté du box-office français des années 60-70, attirant plus de cent cinquante millions de spectateurs dans les salles1.

Après presque vingt ans sur les planches et devant les caméras dans de nombreux seconds rôles, il impose son personnage de Français moyen impulsif, râleur, au franc-parler parfois dévastateur, à la fin des années cinquante dans La Traversée de Paris.

Suivra une suite de succès populaires parmi lesquels la saga du Gendarme de Saint-Tropez (1964-82), la Trilogie Fantômas (1964-67), Le Corniaud (1965), La Grande Vadrouille (1966), Oscar (1967), La Folie des grandeurs (1971), Les Aventures de Rabbi Jacob (1973) et L'Aile ou la Cuisse (1976).

Outre la France, les films de Louis de Funès ont connu une grande popularité dans divers pays européens, comme l'URSS2, l'Italie ou le Royaume-Uni3. Il a également adapté quelques scénarios au cinéma et coréalisé un film, L'Avare, en 1980.


Les ressorts de l’humour de Louis de Funès

Les capacités de Louis de Funès à mimer et à faire des grimaces sont les principaux aspects de son humour. Le mime est pour lui essentiel pour ponctuer ses mots : « Quand on décrit une forme de bouteille avec ses deux mains, expliquait-il en joignant le geste à la parole, la bouteille est là, on la voit. Elle flotte un instant dans l’espace, même quand le geste est terminé. ».

Il joue aussi beaucoup sur la répétition dans une scène de ses gestes ou paroles. De plus le ressort de son humour est aussi capté dans le caractère excessif des sentiments et émotions qu’il exprime, que ce soit la peur ou le désespoir – feint ou réel – de son personnage.

Il excelle en particulier dans l’expression de la colère : grognements, bruits de la bouche, gifles répétitives sur les autres personnages, grands gestes, etc. Ses rôles se prêtaient volontiers à ce jeu : ses personnages sont souvent hypocrites, antipathiques, sans être, la plupart du temps, méchants ou incapables de rédemption. Louis de Funès disait que rien ne le faisait plus rire, dans la vie courante, qu’une personne en engueulant une autre, sans que cette dernière puisse répliquer.

Sa petite taille (1,64 m41) contrastait avec celle de ses partenaires plus grands (Bourvil, Yves Montand) et ajoutait un autre élément comique au personnage..



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Source : Article Louis de Funès de Wikipédia en français (auteurs)
 



«Le comique, ce n'est pas seulement du talent, mais c'est surtout un don, une façon de sentir, de pouvoir comprendre et interpréter !»

«Le comique ça ne tient à rien, c'est une chose qui est dans l'air le comique !»

«Ce ne sont pas les attitudes que je trouve comiques mais les états d'esprit !»

«Le gendarme ? C'est toute l'humanité ! Au fond, on cire toujours les pompes de ses supérieurs hiérarchiques et on s'essuie sur le derrière de son sous-fifre !»