Le Professeur Choron est né le 21 septembre 1929 à La Neuville-aux-Bois, Marne et décédé le 10 janvier 2005 à Paris.

De son vrai nom Georget Bernier, il était un
humoriste français et le co-fondateur du journal Hara-Kiri. Notons que la plupart des sources lui attribuent comme nom véritable « Georges Bernier ».

Il est le père de la comédienne et humoriste Michèle Bernier.




Orphelin de père à onze ans, il était de condition modeste ; sa mère était garde-barrière à Aubreville dans la Meuse. Il se lance dans la vie sans avoir fait beaucoup d'études, en exerçant divers petits métiers, puis s'engage pour vingt-huit mois comme soldat en Indochine, où il devient, entre autres, « enculeur de sergent » (selon ses propres termes) dans la Coloniale. Son véritable prénom était Georget (avec un t final) et son nom Bernier. Il a choisi son pseudonyme d'après le nom de la rue Choron, où étaient situés les locaux de la revue Hara-Kiri.

Au retour, il travaille comme colporteur, puis comme chef des ventes du journal satirique Zéro. C’est là qu’il rencontre François Cavanna et Fred, avec qui il fonde en 1960 le mensuel Hara-Kiri, auquel son nom, avec celui des dessinateurs Topor, Reiser, Gébé, Wolinski et Cabu, restera attaché. En 1962, après une première interdiction, la rédaction du journal passe de la rue Choron à la rue de Montholon et adopte comme raison sociale Les éditions du Square. Le Professeur Choron assumait dans l'équipe des éditions du Square le rôle de « patron » gestionnaire, mais s’investissait également dans le travail de la rédaction. Il créait ou participait aux fausses pubs, aux photo-montages, écrivait des textes, et jouait dans les romans-photos. On retiendra notamment ses « Jeux de cons » et ses « Fiches-bricolages », dans lesquels il se mettait lui-même en scène. À cette époque il a fait des apparitions dans l’émission de Jean-Christophe Averty Les Raisins verts.

En 1969, l'équipe de Hara-Kiri a créé, en plus du mensuel, Hara-Kiri Hebdo, devenu peu de temps après L’Hebdo Hara-Kiri. Après la parution en novembre 1970 du titre « Bal tragique à Colombey : un mort », allusion à la mort du général de Gaulle et référence à l’incendie de la discothèque du 5-7 de Saint-Laurent-du-Pont qui avait fait 146 morts (et qui avait fait aussi l'objet d'un titre dans Hara-kiri hebdo : « Le bal continue pendant les travaux »), le titre est interdit. Choron et son équipe de rédaction décident alors de lui créer immédiatement un petit frère, Charlie Hebdo, pour passer outre l’interdiction de paraître. Le nouveau venu comporte quatre pages de bandes dessinées, imprimées sur fond de couleur pour les distinguer du reste du journal (elles disparaîtront vite au fil des numéros). On retrouve les mêmes rubriques, avec une typographie identique : seul leur nom a été changé. Les éditions du Square éditaient également Charlie Mensuel, mensuel consacré à la bande dessinée, dirigé au départ par Delfeil de Ton puis pendant plus de 10 ans par Wolinski, la Gueule ouverte, un des premiers journaux écologistes, fondé par le dessinateur Pierre Fournier, puis Mords-y l'œil, Surprise, dirigé par le dessinateur Willem et BD, l'hebdo de la BD, dirigé par l'écrivain Jean-Patrick Manchette, Grodada premier journal pour enfants non mièvre, les animaux y sont sexués3.

Auteur de chansons, il les a interprétées sur scène, accompagné notamment par le dessinateur Philippe Vuillemin, Jackie Berroyer et Jean-Marie Gourio. Le groupe Odeurs, de Ramon Pipin l’invita à assurer sa première partie à l’Olympia. En 1988, le Professeur Choron a adapté pour la télévision ses fiches bricolages, publiées dans Hara-Kiri. Il a également participé à l’émission de Jean-Michel Ribes, Merci Bernard. Ses derniers titres de presse ont été La Mouise, vendu par des colporteurs, et Grodada, journal pour enfants, créé avec le dessinateur Charlie Schlingo. Il a par ailleurs participé à plusieurs publications se réclamant de Hara-Kiri, notamment ZOO et Yéti, ainsi qu'à Zéro, magazine lancé en 1986 par Henri-Claude Prigent, rédacteur en chef Gébé puis Gourio après la fin de Hara-Kiri. En 1996, lors d'une interview de Jackie Berroyer, le professeur Choron s'embrouille avec la journaliste Aure Atika, lui disant qu'elle posait des questions bêtes et idiotes et en la qualifiant de «femme de ménage» et de «connasse de merde». Cette dernière lui balance son verre au visage et le professeur lui rend la pareille.

Le Professeur Choron est mort à l'hôpital Necker d’une anémie réfractaire5 le 10 janvier 2005. Il est enterré à Paris, au cimetière du Montparnasse (26e division) avec sa femme Odile Vaudelle (1934-1985). En 2008, le réalisateur Pierre Carles et le dessinateur Martin lui ont consacré un documentaire intitulé Choron Dernière6. Pour le mensuel La Décroissance, « cette plongée réjouissante dans les années 1970 avec comme compagnon ce touchant « mystique de la subversion » permet de nous rendre compte à quel point notre époque contemporaine a écrasé toute transgression pour une fadeur bon teint dans laquelle on étouffe7 ».



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Source : Article Professeur Choron de Wikipédia en français (auteurs)



« Nous sommes six milliards de bipèdes à tenir miraculeusement debout  sur de fragiles petits pieds, en équilibre sur une boule de magma en fusion. Un véritable numéro de cirque ! »

«Au jugement dernier, on te demandera : "Quels sont tes actes ?" et non : "Qu'est-ce que tu bois ?"»

«Celui qui écoute aux portes la prend souvent en pleine gueule.»

«Rien ne nous rend aussi grands qu'une paire d'échasses.»

« La nouvelle devise du XXIe siècle : travail, famille de vieux, patrie !  »

«Il y a plus de bonheur à donner des coups de pieds au cul qu'à en recevoir.»

«C'est toujours le chauve qui trouve le peigne dans la galette des rois.»

«Mieux vaut claquer du fric que du bec.»

«A homme paresseux, la chevelure est un fardeau.»


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