Guy Bedos, né le 15 juin 1934 à Alger est un humoriste, artiste de music-hall, acteur et scénariste français. Au music-hall, il interprète divers sketches d'auteurs différents, dont lui-même, et développe une satire politique régulièrement mise à jour.

Si cette satire atteint surtout les politiques de droite, ses « amis » de gauche pâtissent également de ses réflexions acerbes. Quelquefois en désaccord avec les idées de ses compatriotes, il se sent « tout de même plus proche d'Albert Camus que d'Enrico Macias ».




Scolarisé à Bône, il passe ses jeunes années en Algérie française où son beau-père dirige une scierie. Son enfance est difficile. Il présente des tocs (troubles obsessionnels compulsifs). Il raconte par exemple qu'il lui arrivait de monter et descendre les escaliers avec un journal, à de nombreuses reprises dans la journée.

Il n'a que douze ans quand son père se suicide : il était « revenu d'Auschwitz dans un tel état de délabrement physique et mental ». Arrivé en métropole, à Paris, à l'âge de quinze ans, il entre quelques années plus tard à l’école de la rue Blanche, devenue depuis l'École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre, et fait sa première apparition dans le film Futures Vedettes de Marc Allégret, en 1954.

Dans un entretien paru dans Libération le 22 décembre 2011, il évoque ses proches disparus, et notamment Françoise Dorléac : « J’avais une fiancée, Françoise Dorléac. Depuis sa mort, je ne peux plus passer devant le Louvre sans la voir ».

Il est membre du comité d'honneur de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité6. Il s'implique régulièrement aux côtés de l'association, et co-signe en 2012 un appel aux candidats à l'élection présidentielle leur demandant de s'engager à déposer un projet de loi pour légaliser l'euthanasie.


Carrière

En 1965, il débute au music-hall aux côtés de Barbara, puis se lance dans une carrière d'humoriste en formant un duo avec Sophie Daumier qu'il épouse en 1965. Après leur séparation en 1977, il se lance dans une carrière solo, tout en s'affirmant comme un acteur accompli au cinéma et dans des téléfilms.

Au cinéma, il est surtout connu pour son rôle récurrent de Simon, médecin étouffé par sa mère juive pied-noire très possessive, dans Un Éléphant ça trompe énormément et Nous irons tous au paradis d'Yves Robert. Depuis, il a réalisé et interprété de nombreux spectacles, dont un avec Michel Boujenah et Smaïn intitulé Coup de soleil a l'Olympia et un en duo avec Muriel Robin en 1992.

 Il a aussi joué dans des pièces de théâtre comme La Résistible Ascension d'Arturo Ui de Bertolt Brecht. Il a contribué régulièrement à l'hebdomadaire satirique Siné Hebdo créé par le dessinateur Siné, jusqu'à ce qu'il cesse d'être publié. Il avait pris la défense de Siné lorsque celui-ci fut accusé d'antisémitisme.



Contenu soumis à la licence CC-BY-SA 3.0.
Source : Article Guy Bedos de Wikipédia en français (auteurs)


! INFO > Le site n'héberge pas de contenus, le cas échéant, merci de signaler toute violation de propriété industrielle ou de droits d'auteurs,  directement sur le site qui héberge le contenu mis en cause [ Ina | Youtube | Picasa | Wikipedia ].

« La légion d'honneur pour un humoriste est une faute professionnelle.  »

« Il y a des journalistes qui ont appris leur métier à l'école hôtelière. Ils posent les questions comme on passe les plats.  »

« Se marier c'est être aussi bien avec elle que si on était tout seul.  »

« Échapper à l'impôt sur la fortune, c'est la revanche de la cigale sur la fourmi.  »

« Ma mère, quand elle a arrêté de me faire peur, a commencé à me faire honte.  »

« La célébrité n'est pas facile à assumer, je ne vois rien de pire, si peut-être, l'anonymat.  »

« Il ne faut pas prendre les gens pour des cons, il y a assez de cons qu'on prend pour des gens.  »

« Qui n'a rien, ne risque rien.  »

« Écrire ses mémoires n'est cohérent que si l'on se tue à la fin.  »

« Le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit.  »