Châteaux, manoirs, fermes

  

     Si l'on en croit Edouard Lefèvre, le Thymerais était autrefois constellé de châteaux-forts. Ce n'est pas tout à fait invraisemblable, quand on sait que la région a été pendant cinq siècles le lieu d'affrontements sans merci. De ces châteaux-forts, il ne reste à peu près rien. Les vestiges de Paincuit, ont été abattus dans les années 1960 et les murs de Tremblay, inclus dans une propriété privée, ne sont pas visibles de l'extérieur.
    Le seul château d'importance encore debout est celui de Maillebois, lui-même constamment transformé, mutilé de deux de ses tours.
    Mais il nous reste des manoirs et des fermes fortifiées, ces deux types de bâtiments étant étroitement associés. Dans un pays dont 1,5% de la population prétendait à la noblesse, il y avait beaucoup de petits seigneurs. Une modeste paroisse comme Le Boullay-les-Deux-Eglises en comptait quatre à elle seule, qui se disputaient la première place à l'église. Ces hobereaux vivaient de la terre. Le château, ou demeure seigneuriale, n'était pas loin de la ferme, souvent même il en était un élément, fait des mêmes matériaux, se distinguant seulement par son élévation et sa recherche décorative. Les fortifications, très modestes, se réduisaient à un mur d'enceinte, des fossés, des douves, parfois une tour: de quoi repousser une troupe de mauraudeurs, mais certainement pas une armée. Ils ont souvent disparu avec la pacification du territoire (à partir de la Renaissance, et définitivement à la fin des guerres de Religion). Un nouveau mode de vie s'installait. Les ouvertures se sont élargies, on a imité avec les moyens locaux, essentiellement la brique, le nouveau style inspiré de l'Antique.

    Si le XVIIIème siècle a apporté quelques constructions nouvelles (châteaux de Vérigny, du Boullay d'Achères, de Marville-les-Bois), elles ont rarement survécu: Révolution, spéculation immobilière, ruine des propriétaires, vétusté, intempéries ont eu raison de la plupart. Et dans les fermes autrefois fortifiées et seigneuriales, aujourd'hui propriété des agriculteurs, les éléments décoratifs, inutiles et coûteux à entretenir, ont souvent été abandonnés et remplacés par des hangars adaptés au matériel moderne.

Deux époques à la Ferme Neuve (Tresneau)

 
Ardelles
 Ferme de la Coudraye
  
 
La ferme de la Coudraye occupe
un grand carré de plus d'un hectare,
encore entouré de ses douves sur trois côtés. Les bâtiments remontent au XVIIème siècle pour les plus anciens: colombier et un élégant bâtiment rectangulaire, à toiture à quatre pans. Ce bâtiment, appelé
l'audience, indique que le seigneur avait droit de justice et que là se tenaient les procès qui relevaient de sa juridiction. Au sud, un grand bâtiment du XVIIIème siècle sert aujourd'hui de grange. De hautes ouvertures rectangulaires, bouchées, telles des fenêtres d'église, semblent justifier son appellation de chapelle. Le bâtiment contigu, plus bas, avec deux courtes ailes, était peut-être le logis seigneurial. Sur le côté sud les douves, canalisées, offrent un charmant effet de petite Venise. Les deux étangs, dont le plus grand existait encore en 1737, ont été comblés.

 Bigeonnette
 Château du Jaglu

    A la Révolution l'ancien château n'était qu'une petite demeure seigneuriale avec deux pavillons d'angle et une chapelle privée. Son propriétaire, Nicolas Marc-Antoine, marquis d'Epinay Saint-Luc, a été guillotiné le 21 prairial an II (9 juin 1794) place Saint-Antoine, à Paris. De ce fait, tous ses biens, dont le château furent confisqués au profit de la Nation. La réhabilitation du marquis d'Epinay peu après Thermidor n'a pas permis la vente de la demeure comme bien national. Elle est revenue à l'un de ses deux fils qui l'a fait rebâtir entre 1844 et 1848.
    Petite et parfaitement symétrique, ce n'est en fait qu'une maison bourgeoise enjolivée de tours d'angles. La
propriété a conservé ses anciens fossés, le pont qui les enjambe et la grille du XVIème siècle.
A l'intérieur, les boiseries des deux salons principaux et de l'oratoire sont sans doute récupérés de l'ancien château.
   
Face au château, la forêt est traversée par une allée rectiligne dont la légende veut qu'elle ait été tracée en une seule nuit pour accueillir Louis XIV, venu à l'improviste. Mais l'Atlas de Trudaine montre que cette allée n'existait pas encore en 1747.


 Le Boullay d'Achères
 Ferme du château
   
    Le domaine fut racheté en 1729 par Charles Bernard de Montigny, intendant des finances à Amiens, qui fit rebâtir le château par Le Carpentier en 1742-44. Il était entouré de douves en eau, qui existent encore. On y parvenait par un pont de pierre, après avoir traversé la cour de la ferme. Derrière s'étendait un parc. Plusieurs fois
revendu, le château a été détruit dans les années 1840. La ferme conserve des bâtiments intéressants: un long bâtiment à étage, rythmé de pilastres de briques, qui garde la trace de deux frontons disparus; un colombier tronqué, sans doute utilisé à une époque comme récupérateur d'eau.



 Boullay-les-Deux-Eglises
 Manoir du Ménillet

    Le manoir, qui dépendait de Crécy-Couvé, et appartint donc entre 1746 et 1757 à Mme de Pompadour, est rebâti à la fin du XVIème siècle ou au début du XVIIème. Il est isolé dans un fond de vallée, entre Levasville et Boullay-les-Deux-Eglises dont il relève administrativement aujourd'hui.
    C'est une ancienne ferme fortifiée, partiellement ceinte de douves. A chaque angle de la cour carrée se dressaient autrefois de petites tours à meurtrières, dont deux subsistent. A gauche une grange a conservé son entrée à pignon. Au fond, le logis se dresse sur deux niveaux plus les combles. Les murs sont de silex et briques (angles, chaînages, encadrements).     

    L'élégance de l'édifice tient surtout à son avant-corps central, étroit et tout en briques, qui superpose:
    - une porte surmontée d'un arc en plein cintre et bordée de pilastres  avec chapiteaux de briques dans le goût classique
    - un oeil-de-boeuf surmonté de motifs décoratifs en briques
    - deux fenêtres géminées
    - une lucarne sur consoles de pierres calcaires, à motif losangé, surmontée d'un fronton  trilobé
     La
partie droite, enduite, a été refaite au milieu du XIXème siècle à la suite d'un incendie. Au milieu de la cour, à droite du puits, se dressait un colombier carré qui a disparu. Une maquette de cette ferme est conservée au musée de Dreux.
    
 Chennevières
 Ferme du Rouvray
 
    Cette ancienne forteresse, qui fut place forte pendant la guerre de Cent Ans,  s'organise autour d'un carré entouré de douves. On accède à la cour par un pont dormant. Devenue ferme fortifiée, elle a conservé une tour ruinée à l'arrière et une partie de la chapelle. La remarquable poterne d'entrée, remaniée au cours des siècles, laisse encore voir le culot d'anciennes échauguettes.
    Au fond de la cour, le
bâtiment d'habitation a été rebâti au XVIIème siècle en appareillage de briques à motifs géométriques. Il est desservi par un escalier de pierre, tournant, dont on peut se demander s'il n'était pas à l'origine à double volée. Les fenêtre, originellement en pierre moulurée, ont été parfois modifiées assez maladroitement. Une corniche de pierre court sur toute la longueur du toit.


 Digny
 Château de La Hallière

    On accède au château de La Hallière par une allée rectiligne bordée
d'une double rangée de peupliers. Le bâtiment, autrefois manoir comparable à celui du Romphaye qui lui est voisin, a été reconstruit vers 1774 par l'architecte Moreau, qui a également rebâti le château des Vaux. Il est constitué d'un grand corps central à trois niveaux, en brique rose. L'avant-corps central est en pierre de taille, avec un balcon au
premier étage, soutenu par deux doubles colonnes et un fronton curviligne. Les pavillons d'angle sont remarquables par une toiture complexe, en pagode. Deux pavillons carrés aux fenêtres en trompe-l'oeil encadrent cette cour d'honneur, à laquelle on accède par une grille de fer forgé. Sur la droite, une petite cour mène aux communs et à un colombier coiffé d'un lanternon.
    Le château s'inscrit dans un parc entièrement ceint de murs.
 

 Digny
 Ferme du Romphaye

    Autour d'une vaste cour habitée par des oies et des chèvres,
s'organisent les bâtiments de la ferme: poterne d'entrée, écuries, pigeonnier, corps du logis du XVIème siècle, tout en briques avec
décors géométriques de losanges pleins, qui fait oublier la répartition anarchique des fenêtres, sans doute refaites à diverses époques. Le colombier porte sur son flanc, dessinée en briques, la date 1740. Des douves toujours en eau entourent cette ferme manoir parfaitement conservée.

 
 Favières
 Ferme fortifiée

 
  Cette superbe ferme fortifiée occupe un site ancien, quadrilatère entouré de douves, encore en eau sur deux côtés. Les bâtiments mêlent des éléments du XVIème siècle (bel entourage de porte en pierre calcaire) et du XVIIIème siècle pour l'essentiel: bâtiment d'habitation à deux niveaux (complété au XIXème siècle), partie supérieure des deux tourelles d'entrée, curieusement flanquées à l'intérieur par deux petits appentis carrés. On voit encore les meurtrières et l'entrée de l'ancien temple, la région étant
un foyer de protestantisme. Un pont dormant, à deux arches, permet d'accéder à la vaste cour intérieure. Quatre tours rondes se dressaient aux angles du carré. L'une a survécu, à laquelle on accède par une passerelle, car elle est détachée du corps des bâtiments et comme bâtie sur un îlot. Elle a été transformée en colombier et conserve une superbe charpente (photo).



 Fontaine-les-Ribouts
 Château

    Cette grande bâtisse, aujourd'hui à usage agricole, est le
réaménagement d'un ancien château. Un acte notarié de 1737 le décrit ainsi: Maison seigneuriale, consistant en un grand hostel qui contient plusieurs chambres hautes et basses, plusieurs tourelles et pavillons
aux deux bouts de ladite maison, de deux grandes cours, clos de murs, estant cy-devant ladite maison close par un costé de fossez, présentement remplis, contenant la place dudit hostel et logis avec ladite cour environ deux arpents et demy (
l'arpent vaut un demi-hectare).




 Gâtelles
 Ferme de la Balivière

    Ce fut autrefois un château d'importance. Il occupait un rectangle entouré de douves, et il était bordé d'un étang au sud, d'un bois à l'est. 
L'Atlas de Pontcarré (1722-1734) conservé aux Archives départementales en donne une image très précise, quoique peu compatible avec le reste du bâti, tel qu'il apparaît aujourd'hui. Un autre plan nous est fourni par le Cadastre napoléonien.




 Guillandru
 Ferme fortifiée

    Portail à moitié ouvert, herbe haute: l'endroit semble abandonné: Cette poterne d'entrée, particulièrement pittoresque, est tout ce qui reste de la ferme-château dont les bâtiments utilitaires entourent une cour carrée.
    On remarquera l'emploi de la pierre blanche calcaire, alternant avec les briques, autour des deux portes. La disposition des briques de deux couleurs se détachant sur le silex constitue un véritable répertoire des possibilités décoratives de ce matériau: bandeaux, losanges bicolores, losanges pleins.
    Enfin, la trompe de pierres appareillées, qui soutient l'échauguette de droite, constitue un exemple très rare d'architecture savante dans la région.
    Ce petit chef-d'oeuvre faillit disparaître dans les années
1980: seul le coût de la démolition dissuada le propriétaire d'alors de mener à bien ses projets destructeurs.


 Jaudrais
 Ferme du château

    Les ruines du château de Jaudrais semblent remonter à la guerre de Cent ans. Le formidable donjon dresse ses murs de 25 mètres de haut fendus de plusieurs brèches dont une dévoile l'épaisseur de la maçonnerie qui atteint 4 mètres à la base. Des douves en eau l'entouraient autrefois, partiellement comblées par la chute des parties hautes. On reconnaît des traces de pont-levis et l'arrondi d'une tourelle d'escalier, creusée dans l'épaisseur de la muraille. Des bandeaux de briques, à intervalles réguliers, rompent l'austérité du silex. Les ouvertures rectangulaires des étages sont sans doute plus tardives.

    Dans la même enceinte s'élève un logis ancien, cantonné d'une petite tour carrée. La vocation défensive des lieux s'affirme par l'abondance des meurtrières. Un grand parc, clos de murs, s'étend à l'est. Il est difficile aujourd'hui de reconstituer l'histoire de cet ensemble, les archives municipales ayant brûlé lors de la Seconde Guerre mondiale.





 Maillebois
 Château
    

    Ce château en habit d'Arlequin a d'abord été une place forte contrôlant le passage de la Blaise, mais aussi des troupes entre l'Ile-de-France et la Normandie. Au XVème siècle il est acquis par Jean d'O, qui le rebâtit sous son aspect actuel, en lui adjoignant une chapelle (1495) qui deviendra l'église paroissiale. Un siècle plus tard François d'O fait coiffer les tours de hautes toitures effilées, toutes différentes, et percer de nombreuses fenêtres: la demeure fortifiée devient une maison de plaisance.

    Au XVIIème siècle il est acquis par Nicolas Desmarets, neveu de Colbert et contrôleur des finances de Louis XIV de 1708 à 1715, qui agrandit le parc en faisant détruire près de Blévy un village entier dont il transporte à Maillebois toutes les habitations. Son fils Jean-Baptiste, connu sous le nom de maréchal de Maillebois, entoure d'un grand mur ce parc de 225 hectares arrosé par la Blaise et par le ruisseau Saint-Martin. Un dessin d'époque montre l'avant-cour du château, tout animée de personnages.

    Maillebois était alors un bourg prospère où l'on fabriquait de grosses étoffes de laine, à la fois solides et d'un prix modique, très appréciées par les gens de la campagne.

   Le château change de propriétaires. Incendié à la Révolution, il perd les deux tours du nord, jamais reconstruites, ce qui lui donne maintenant une

ouverture vers la grille d'entrée, route de Blévy, d'où il est parfaitement visible, dans son cadre de verdure.
    D'extérieur, il est tout en briques. La façade sud, Renaissance, présente un appareillage de briques à motifs géométriques d'une grande fantaisie. Un chemin de ronde à mâchicoulis ceinture le château au niveau des combles, sauf sur l'actuelle façade nord qui donnait autrefois sur la cour intérieure.

    De vastes écuries ont été bâties à la fin du XIXème siècle, autour d'une cour à-demi creusée dans la colline.

    Depuis le bourg, le château est accessible par une rue qui longe l'église et conduit à une belle poterne en brique,  grison et silex.


 Le Mesnil-Thomas
 Ruines du château

    En arrivant au Mesnil-Thomas,
venant de Dampierre, on passe devant la ferme et les ruines du château de La Salle.
    Les bâtiments de ferme, malgré des modifications et des remaniements, ont conservé leur plan carré et les éléments caractéristiques de l'architecture locale: grison, brique, silex. Deux petits pavillons d'angle rappellent son caractère seigneurial.
   
Au fond se dressent les ruines du château, rebâti au XVIIIème siècle sur des bases médiévales, et entouré de douves en eau. Les Archives nationales conservent les dessins des élévations de façade et des quatre niveaux du bâtiment d'origine. Deux pavillons carrés marquaient les angles de la cour, à laquelle on accède par un pont encore existant. A l'arrière du bâtiment s'étendait un parc, maintenant occupé par la forêt. Le château, vendu à la Révolution comme bien national, connut divers propriétaires. En 1836 le comte de Charnage fit démolir tout l'étage pour en vendre les matériaux. Réduit à un rez-de-chaussée, le bâtiment se dégrada au fil des ans. En 1900 il était considéré comme inhabitable. Il n'en reste aujourd'hui que les murs.



 Saint-Ange-et-Torçay
 Manoir du Mesnil
   
    C'est le château de la Belle au Bois dormant, bien caché sous la verdure, entre coteau et rivière. Rien ne semble en avoir approché depuis cent ans.
   
    L'histoire du Mesnil est mal connue. Il aurait été autrefois un couvent de religieuses dispersées par les troubles des guerres de Religion mais aucun document ne vient appuyer cette interprétation. Le bâtiment a été reconstruit au début du XVIIème siècle, dans un style qui associe la tradition locale aux modèles de la Renaissance italienne, et qu'on retrouve dans d'autres manoirs de la région: Le Coudray, Le Ménillet, Les Loges...        

   
 Saint-Ange-et-Torçay
 Manoir du Coudray
  
 
Grand logis cantonné de deux tours d'angle plus basses. La symétrie de l'ensemble est altérée par l'emplacement et la forme des ouvertures, sans régularité, et certaines partiellement bouchées. A la gauche du toit on voit encore deux rangs de corbeaux en pierre soutenant une lucarne qui a été démolie et remplacée par une simple tabatière. Sans doute en était-il de même à droite. Tel qu'il est, rustique et solide au fond de sa grande cour, ce bâtiment conserve un grand charme.



 Saint-Maixme-Hauterive
 Château de Gland

    L'ancien château relevait de l'abbaye de Saint-Vincent, toute proche. Dans la seconde partie du XVIIe siècle, il était propriété de la famille du Boisdescourts, famille protestante alliée aux seigneurs de Favières. Un plan non daté de la forêt de Châteauneuf, conservé aux Archives départementales, nous offre une vue naïve du château à cette époque. Le château avait alors donjon et colombier. Vers 1700 un long bâtiment, encore visible, est bâti sur la gauche de la cour.
   
Le château change plusieurs fois de mains au cours du XVIIIe siècle et il est acheté en 1817 par Louis Soyer, marchand de bois.
    En 1886 un de ses descendants, Jules Antoine Dubesset, maire de Saint-Maixme, fait rebâtir le château dans un style apparenté au château voisin de Saint-Vincent.



 Saint-Sauveur
 Ferme-manoir de La Boullaye

  La Boullaye était une petite seigneurie disposant du droit de moyenne et basse justice. Propriété de la famille Harville à la fin du XVIe siècle, elle passe aux familles de Baigneaux puis de Lesseville; enfin en 1679 à Nicolas Desmarets, marquis de Maillebois, baron de Châteauneuf et neveu de Colbert.
    A partir de 1738 la seigneurie est acquise par Charles Bernard de Montigny et n'apparaît plus alors que comme une dépendance de Marville.
  
 Le manoir n'a jamais été habité par ses propriétaires et a sans doute été mis assez tôt à la disposition du fermier.
   
Au début du XIXe siècle il appartenait à  Pierre Bouvet, premier maire de Saint-Sauveur.
    Le lieu n'est que masures dans un acte de vente de 1608 et dut être reconstruit dans le cours du XVIIe siècle. Il dis
posait d'une place de colombier et d'un vivier à poissons. C'est un grand bâtiment avec murs en silex et colombages, avec toit à quatre pans, dans le style normand. Au centre de la façade une avancée du toit cache un escalier menant à l'étage.
    A la veille d'être démoli, le bâtiment, déjà en triste état, a été racheté en 1991 et couvert d'un toit le mettant à l'abri des intempéries.

 Theuvy
 Ferme fortifiée
  

    Cette façade à losanges de briques vernissées est percée de fenêtres d'une grande régularité. Le centre est marqué par un fronton triangulaire reposant sur deux pilastres. Des douves encore en eau bordent trois côtés de la propriété. Sur la gauche, la grande ferme a conservé son colombier. Un parc s'étendait au nord. De l'autre côté de la route se dresse l'église Notre-Dame et sainte Quitaire.






 Thimert
 Ferme de Villiers



Cette grande ferme, comprise dans un carré entièrement
entouré de murs et de bâtiments, appartenait autrefois à la seigneurie de Marville. Elle a conservé ses grands piliers d'entrée, un colombier et de belles écuries.







 Thimert
 Ferme du Poirier Fleuri
   
    Cette ferme, aujourd'hui à l'entrée de Châteauneuf,
marquait
la limite entre Thimert et le faubourg.
    Une grande mare faisait face à cette, ferme, elles est comblée aujourd'hui et sert accessoirement de parking.


 
 




 Vérigny
 Château

    

    Le château, reconstruit entre 1760 et 1765, se dresse au fond d'une cour d'honneur précédée de douves sèches. Le corps central est flanqué de deux ailes, et un jeu de fenêtres dont l'encadrement de briques ne parvient pas à rompre la monotonie. La toiture à deux pans des ailes lui confère un aspect massif. La seule fantaisie réside dans un avant-corps en légère saillie, précédé d'un perron à double volée. Il est coiffé d'une lucarne en plein cintre entre deux torchères. 

  

 Vérigny
 Ferme du château



 
   La ferme fortifiée (XVIème siècle) qui jouxte le château
séduit davantage,  par la qualité des bâtiments (grange seigneuriale, colombier) et le jeu très coloré des matériaux. Les trois niveaux de la grange sont accessibles par un escalier
extérieur, très spectaculaire.
    Une grande mare, bordant le colombier et les bâtiments d'habitation, ajoute encore du charme à l'endroit. L'ensemble est parfaitement conservé et entretenu avec soin.