Animal et écologie: les bons gestes à avoir

Posséder un animal domestique a un impact sur l'écologie. Cela peut sembler surprenant mais c'est indéniable: il faut le nourrir, lui acheter du matériel, le sortir, lui changer sa litière... 
Cependant, il peut s'avérer difficile d'évaluer l'empreinte écologique de l'animal de compagnie.
A cette réponse, un couple d’architectes, les Vales, a effectué quelques petits calculs. Ainsi, un Berge Allemand présenterait une empreinte de 1,11 hectares, le hamster nécessiterait 0,014 hectare tandis qu'un poisson rouge demanderait 0,00034 hectare... Pour donner une échelle comparative, l'empreinte du poisson rouge équivaudrait à celle de deux téléphones portables, celle du chat serait équivalente à celle d'une Golf (0,15 hectare) tandis que le hamster sera comparable à un écran plasma !

Empreinte écologique de l'animal: des gestes à avoir

Pour réduire l'impact de nos animaux domestiques sur l'environnement, il est utile d'avoir un comportement responsable au quotidien. 

L'adoption "green"

Plusieurs gestes écolos peuvent être effectués dès le moment de l'adoption de votre animal domestique. En premier lieu, au lieu d'acheter du matériel neuf, optez pour les objets de seconde main: scrutez les sites d'annonces tel que Leboncoin, les forums et groupes Facebook de votre région ou de passionnés, voire même les groupements de récupération tels qu'Emmaüs ! Privilégiez les matières durables: gamelle en métal plutôt qu'en plastique, par exemple. Pensez cependant qu'il faudra soigneusement nettoyer et désinfecter le matériel une fois que vous l'aurez acquis, avant de le mettre à disposition de votre animal. 

La manière dont vous adoptez un animal est un choix éthique en soi. Mais cela peut aussi devenir un choix écologique. En effet, il est préférable à tous points de vue d'éviter les animaleries pour adopter un animal. En plus d'être contraires au bien-être animal, les Rodent Farm fournissant les animaleries ont une empreinte carbone élevée du fait de l'élevage de masse. Vous pouvez adopter votre compagnon dans un élevage familial respectueux de ses besoins physiologiques et psychologiques... Mais la meilleure des solutions reste encore l'adoption en refuge
Dans tous les cas, laissez la reproduction aux éleveurs sérieux et responsables et stérilisez vos chiens et chats. 

Litière, nourriture: combiner besoins journaliers et écologie

Une fois adopté et équipé, votre animal aura des besoins quotidiens à satisfaire. Il semble que les animaux carnivores soient ceux qui "polluent" naturellement le plus. Ainsi, dans leur cas il est préférable d'opter pour la nourriture déshydratée telle que les croquettes. Notons cependant que cette possibilité n'existe pas pour tous les carnivores domestiques: à l'heure actuelle il n'y a pas de croquettes adaptées pour les besoins du furet. Si votre sensibilité écologique est très forte, il reste primordial de veiller en premier lieu à la bonne santé de votre animal: évitez d'adopter un furet si votre conscience environnementale vous empêche de le nourrir convenablement ! 
Pour les animaux dont le régime alimentaire est différent, préférez les gros contenants que vous stockerez dans de bonnes conditions plutôt que de petites quantités à renouveler souvent.
Dans tous les cas, optez pour une nourriture de qualité. La ration ménagère est une option possible mais demande des connaissances pointues pour ne pas carencer votre animal et nuire à sa santé. 

Concernant la litière, pour les animaux qui en ont la nécessité, les matériaux naturels sont à privilégier: pellets, papier recyclé, carton, chanvre... Les options sont nombreuses et une fois la litière souillée, vous pourrez la composter au lieu de la jeter à la poubelle ! 

Sorties et soins: attention à la biodiversité ! 

Votre chat a un accès libre à l'extérieur ? Il est donc plus que probable qu'il chasse ! Cela peut s'avérer être un vrai problème pour la biodiversité. Hirondelles, papillons, sauterelles... Votre félin n'a pas conscience de son impact environnemental et c'est à vous, en tant que propriétaire, que cette responsabilité incombe. De plus, en extérieur votre chat fait ses besoins: non seulement cela peut être gênant pour votre entourage, mais les déjections peuvent polluer les cours d'eau lors des épisodes de pluie. 
Il en est de même avec les chiens; ramasser les crottes est à la fois un acte civique mais aussi écologique ! Pour ce faire, privilégiez un sac biodégradable. 
De plus, lorsque vous sortez votre chien, choisissez un lieu proche de chez vous. cela vous évitera de vous déplacer en voiture. 

Concernant la biodiversité, un autre problème se pose: celui des soins que nous apportons à nos animaux. Ainsi, les antiparasitaires sont certes très importants pour protéger vos animaux contre puces, tiques et phlébotomes, mais ils peuvent avoir des conséquences graves pour l'environnement. On a pu constater une forme de persistance de ces produits dans la nature. Ainsi, un chien qui plonge dans une rivière après avoir reçu l'application d'une pipette antiparasitaire verra non seulement son effet inactivé, mais aussi -à un certain degré- la pollution du cours d'eau !
Malheureusement, il y a peu d'alternatives à ce problème. Bien qu'il existe des répulsifs naturels, il vous faut veiller à leur efficacité pour protéger vos animaux comme ils le méritent. Contrairement à ce que dit la rumeur, les chats aussi sont sensibles à la piroplasmose ! 
Enfin, au lieu de jeter les poils après un brossage mettez les dans votre jardin ou laissez-les dans le parc au printemps: les oiseaux s'en serviront pour nidifier ! Durant l'hiver, vous pouvez tout simplement mettre les poils au compost.