Naïade


Un jour, à Marbella, je vis sur la promenade

Accompagnée d’un jeune au fort accent anglais

Une fille se disant, native du désert

Dont l'intense regard sortait d’iris très verts

Rien ne l'effarouchait et j’eus donc le courage

De plonger en ces yeux ; ce fut Shéhérazade

Hélas l’homme parla ; adieu mon beau mirage

Bien sûr je contemplai cette beauté qui plait

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Maquillée sans excès et les cils crayonnés

Elle avait un rubis planté au coin du nez

Ses cheveux noirs bouclés tombaient derrière le dos

Déesse, à vous damner maints aficionados

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Ou Naïade sans doute habitante des lieux

Qui traitait les humains comme des demi-dieux

A longueur de journées, elle arpentait la grève

Pour offrir disait-elle, de longs séjours de rêves

Nous eûmes ce privilège, mais n’en usèrent point

Incrédules nous fûmes, devant ses baragouins

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Marbella. es

  Les Maissineries III 19

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