les retraités


La neige tombait épaisse en rayons longs, obliques

Dans le soir commençant les lumières publiques

Trouaient le noir ambiant et le beau tapis blanc

La chaleur du brasier échauffait, accablant

-------------------------

Des bruits et des odeurs enflammaient nos deux coeurs

Le voici revenu, ce temps de la Chandeleur

Sur la pente de l’âge, nous voila engagés

L’un a poils argentés, l’autre est ménopausée

----------------------

L’amour n’est pas allé, mais a changé d’aspect

Ainsi que vin vieilli, il a pris du respect

La retraite, je sais, nous amène vieillesse

-----------------------

Restons jeunes d’esprit, sans fards ni artifices

Ensemble vivons, vivons pensées, unions, caprices

Instants de vérité, vrais moments de sagesse

---------------------

Sonnet irrégulier

Les Maissineries XII 19

SelectionFile type iconFile nameDescriptionSizeRevisionTimeUser
Comments