ALEXANDRINS


 Thème pour novembre 2009

 

Mon cher Alexandrin le mal aimé des vers

Certes le plus huppé de la langue française

Ta musicalité remplit mon univers

Et fait de Toi l’ami qui mon cœur comble d’aises

 

L'usage draconien de règles en tes vers

Fait deToi un phénix dont les options déplaisent

En ce monde dès lors tu gères l’univers

D’aèdes et troubadours chez qui tes statuts plaisent

 

Je m’exerce à ton art tes syllabes j’épelle

J’évite l’E muet qui l’écrit prostitue

Je crains tes hémistiches et lors je m’évertue

A toujours affirmer ce que rimer j’appelle

 Poème lyrique

Les Maissineries XI.20

 

Le vers de douze syllabes ou plus communément appelé alexandrin
est en principe un vers parfaitement équilibré. Il comporte en effet un temps fort
sur sa sixième syllabe qui scinde le vers en deux parties égales (de six syllabes)
que l'on nomme hémistiches. Cette coupe entre les deux hémistiches
s'appelle la césure. L'alexandrin est considéré comme le grand vers
de la poésie classique, c'est d'ailleurs le seul qui ait un nom propre.


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