3 Blasons pour 1 Logo  (le blason des Lilas 2°partie)   
version courte publiée dans :  InfosLilas decembre 2018   fb1   fb2   fb3   fb4     
Le blason des Lilas, version an 2000


Aujourd'hui, la forme ancienne du blason des Lilas n'est plus guère utilisée pour communiquer notre image.  
Sur internet ou sur papier, c'est le logo qui lui est préféré depuis 2002.  Logos & blasons ont des formes différentes mais restent d'inspiration identique.
 
Quatre grappes de lilas mauves et vertes sur fond blanc annoncent maintenant clairement la couleur, à droite du nom "ville des Lilas" en lettre blanches sur fond mauve.  Pour la plupart de leurs usages, les villes ont ainsi substitué un logotype à leur antique blason.

Les logos de nos voisins

A Bagnolet comme aux Lilas, un élément majeur du blason a été conservé.
Trois pêches sur leur branche reprennent un thème identique à celui inspiré des murs à pêches de l'ancien blason bagnoletais.  


Nos autres voisines ont retravaillé l'image de leur ville.

Au Pré-Saint-Gervais, une feuille d'érable blanche sur fond rouge a remplacé le bélier, les prés et les ruisseaux.



A Romainville, un R blanc stylisé sur fond bleu renouvelle également complètement le thème du château et du bois perdu.


Pour Pantin, exit les engrenages de son passé industriel; le nom de la ville suffit seul désormais. 


Une origine médiévale

Stylisés, illustrés, simplifiés, les logos sont la forme moderne des très nombreux types de visuels inventés depuis l'époque médiévale pour se reconnaître.
Au XII° siècle, sur les champs de bataille, les premières ornementations colorées apparaissent sur les boucliers des nobles et les caparaçons de leurs destriers.  Leurs troupes, cavaliers et fantassins, ne tardent pas à les adopter, afin de distinguer le soldat ami de celui qu'ils ont à trucider.  
Le blason est né. Il ne tarde pas à se codifier. Il se transmet désormais de père en fils aîné. Les cadets et bâtards, même fortunés, doivent se contenter d'en adopter une variante dite "brisée".  A la noblesse succèdent les corporations et les cités qui, chacune, s'attache à se représenter le plus fidèlement.  A Paris, la puissante corporation des marchands de l'eau (les nautes) réussit même à croiser ces deux entités. Dès 1190, elle fait ainsi apparaître une nef voguant sur le blason de sa ville.

Un signe de reconnaissance, un besoin d'appartenance

Aujourd'hui encore et sans le réaliser, nous vivons entourés  des descendants de ces premiers blasons.
Rien que dans notre centre ville, on peut facilement noter la présence d'enseignes très parlantes, en haut de la devanture de commerçants. Ils se signalent tantôt avec un objet, tantôt  avec une lettre stylisée. C'est le poteau du barbier, le caducée du pharmacien, la carotte du buraliste, l'oiseau de la poste, la clé du serrurier, la tête de cheval du boucher... ou encore le M du métro, du mcdonald ou de marionaud.  Les voitures aussi ont leur code sur la calandre :  stylisé comme les chevrons de citroën, le losange de renault, les anneaux d'audi ou l'étoile de mercedes;  animalier comme le lion de peugeot, le cheval de ferrari ou autrefois la cigogne d'hispano-suiza;  mais aussi blasonné (on y revient) en rappel de leur ville d'origine chez porsche avec stutgart, bmw avec munich, alfa-romeo avec milan.   

Étendards, drapeaux, fanions, badges, enseignes et logos cousinent ainsi avec les blasons, tous destinés à reconnaître l'autre sans équivoque.

Les trois versions du blason lilasien

Pour en revenir au blason des Lilas, nous pouvons nous enorgueillir de trois versions différentes. 


Celle choisie officiellement par "les autorités" est d'or (jaune), fretté de sinople (vert), entre-semé de fleurs de lilas au naturel (splendeur du vocabulaire héraldique!).  



Elle n'est représentée nulle part car une version plus républicaine lui a été préférée
C'est celle taillée (en bandes diagonales) de gueule et d'azur (rouge et bleu), à la bande d'argent (blanc), chargée de six fleurs de lilas au naturel.  Cette description est celle du blason dans la cheminée de la salle des mariages de la mairie (1888) décrite le mois passé (infoslilas nov18). 


Bizarrement, on lui trouve une version aux couleurs rouge & bleu symétriquement inter-changées (rouge en haut à droite, au lieu de en bas à gauche) : sur le mur de l'école romain rolland, au croisement de la rue du même nom & de la rue raymonde sallez...   



...ainsi que tout en haut de la façade du gymnase de la liberté (1934 pour les 2 bâtiments).  






Finalement, que ce soit sous la forme d'un blason ou d'un logo, la représentation stylisée d'une lignée, d'une corporation, d'un commerce ou d'une cité aura toujours sa place.   
Efficace pour les illettrés du XII° siècle, elle l'est tout autant pour les gens pressés que nous sommes devenus aujourd'hui.