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Conseil Municipal du 150naire, le 25 octobre: l'article du Parisien

publié le 25 oct. 2017 à 01:37 par sylvain oerlemans   [ mis à jour : 25 oct. 2017 à 01:58 ]
Les Lilas : « La ville a failli s’appeler Napoléon-le-Bois »   sur facebook >> les LILAS AVANT  et  I love les Lilas   Généalogie   Je fais de la généalogie   Généalogie Paris-IDF
Retour sur l’histoire de la ville, à l’occasion des cent-cinquante ans de sa naissance. Ce mercredi soir, des enfants liront, à la mairie, le compte rendu du premier conseil municipal de la ville, qui se déroula le 27 octobre 1867 chez un limonadier.  Aux Lilas, le projet de Métropole du Grand Paris a un air de déjà-vu pour ceux qui connaissent l’histoire de la ville,qui fête ses cent cinquante ans cette semaine. Et pour cause : à l’époque du Second Empire, Napoléon III, avec l’aide du préfet Haussman, mène un chantier pharaonique de modernisation de la capitale et des quartiers extérieurs. Et comme aujourd’hui, la critique étrille le projet pour son coût élevé et l’accuse de vouloir réduire la mixité sociale…
A cette époque, dans l’Est Parisien, la jeunesse s’encanaille à la campagne, la fleur à l’oreille. « Dans le bois de Romainville, situé sur le territoire de Pantin, Romainville et Bagnolet, les guinguettes tournent à plein régime », explique Sylvain Oerlemans, responsable du cercle d’histoire de la commune.
Les Lilas n’existe pas encore mais la fleur s’accroche déjà sous les fenêtres des quelque 300 habitations qui forment, en 1859, le lieu-dit du Bois de Romainville, et qui deviendra, en juillet 1867, la ville des Lilas, récupérant au passage un tiers de Romainville (77 ha et 2 000 
habitants) ainsi que des parcelles de Pantin et Bagnolet.
« La ville a failli s’appeler Napoléon-le-Bois, rappelle Christian Lagrange, conseiller municipal délégué à la Mémoire. Le premier maire, Guérin-Delaroche, nommé par Napoléon III, était Bonapartiste. Il avait également proposé le nom de Padoue, en hommage au duc de Padoue, un notable issu de la famille de Napoléon Bonaparte, qui s’est distingué lors de la campagne de France, en 1814 ».
En 1867, la rue de Paris est déjà l’axe principal autour duquel s’organise le commerce. On y compte 22 cafés, des boulangers, des bouchers, un barbier, un chausseur et des épiciers, dont les étals voisinent ceux du marché, qui s’étend jusqu’à la rue du Pré. « Sans compter le cabaret de la Poule Russe, le Tournebride et près de 17 estaminets », détaille Sylvain Oerlemans. La mairie, elle n’existe pas encore, et le conseil municipal se déroule… Chez Mesnil, un limonadier, rue de Paris, puis chez un cabaretier. Ce n’est qu’en novembre 1888, que le conseil municipal intègre l’actuelle Mairie, construite en 1883 au 96, rue de Paris. 


Source: leparisien.fr du 24/10/2017 18h40  màj 25/10/17 07h43) 
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