THÁNG HAI
FEVRIER
Đặng kim Oanh
Tháng Hai men men theo Tết
Bấp bênh vui lẫn trong buồn
Giá đông có vừa như hết
Hay là băng đóng cứng hồn
Mẹ già thọ thêm một tuổi
Trẻ thơ bớt chút ngu ngơ
Cây bàng chắt chiu cả vụ
Lìa một chiếc lá thẫn thờ
Tháng Hai
em choàng khăn ấm
Tháng Hai
em cởi áo len
Tháng Hai
nàng Bân xe sợi
Tháng Hai
anh biệt xa em
Lòng như đồng sau vụ gặt
Ta vừa thu hoa hay gai
Không dám đem mùa đi xát
Rưng rưng hên hên xui xui
Traduction: Nguyễn vạn An
Bordant la lisière, Février suit le Têt
Tristesse et joie se mélangent, se perdent,
L’hiver est-il parti
Ou c’est la neige qui mon coeur a durci
Grande-Mère gagne un an
Les enfants un peu moins bêtes
Le badamier se préoccupe même
De la chute d’une feuille hagarde !
Février,
je me couvre d’un châle chaud
Février,
j’enlève mon pull-over
Février,
La princesse Bân (1) tisse son tricot
Février,
tu me quittes pour toujours
Mon âme est comme la rizière après la moisson
Qu’ai-je recueilli, épines ou fleurs
Au lavoir, je n’ose emporter la saison
Chance ou malchance, je ne sais, je pleure !
(1) Tết est le jour de nouvel an vietnamien,
(2) Il était une fois la jeune et bien jolie Bân, surchargée de travail au foyer et dans les champs, ne pouvait tricoter que très tard dans la nuit une veste pour son bien-aimé absent. Le temps passait, l'hiver toucha à sa fin et la veste n'était pas finie. En haut du ciel, Dieu, mis au courant des malheurs de Bân, a ordonné que l'hiver soit prolongé de quelques jours particulièrement froids. Pour que le jeune élu de Bân puisse porter la veste si péniblement tricotée et apprécier tout l'amour de sa bien-aimée. Depuis cette date, l'hiver chez nous se termine toujours par deux ou trois jours de froid intense, appelés jours glacials de la jolie Bân.