A bout

A bout
je me suis réveille mort ce matin
Ma femme, mon chien et rien
Merde, j'ai deux jambes, deux bras

des yeux pour comprendre, une tète pour entendre.

Je me suis vu mort,
je connais mon assassin
ce fut mon frère, et mon voisin.

Je me suis levé décédé

Parti labourer, une vie qui dort
Et vendre à la misère
la terre de mes pères

Je marche inerte, fatigué
Dans les poches une réalité percée
je suis Africain, Chinois, Afghan

Juste né dans "la pas d'chance".
Pays du Tiers-Monde, notre résistance

forcera leurs révérences

Je hurle dans un silence, sans écho
Et je me barre voir si l'air a meilleur goût là-haut
Et sur une balle irrégulière en forme de bateau
Je pars picorer les miettes, que l'assassin donne a l'oiseau

Mais je ne suis pas un volatile
Mais comme lui je veux ce qui brille

Et me posant sur la feuille de l'arbre Humanité
Je peux lire "non Liberté"

Moi qui étais lion
Aux premières lueurs de la pensée
Ils m'ont fait agneau
Contraint à me plier.

Mes souvenirs sont amnésiques
Alors je m'accroche à la dictée
De fausses croyances d'illuminés
Et leur colère est ma réalité

Je ne me suis plus réveillé

Leurs tours sont devenues mon lit
leurs cris, mon paradis
Leurs torts, ma vérité

Tu vois papa, je suis devenu quelqu'un
Sans être sur d'avoir pris le bon chemin
Mais dans ce mensonge de vérité
Je suis mort, pour exister.

Fv



Sous-pages (1) : la danse des chicas
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franck vibert,
28 sept. 2009 à 13:22
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