La Dalle de Coume-Sourde




 
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 La Dalle de Coume-Sourde d'après Gérard de Sède (recto-verso)


(Lisez La gazette de Rennes-le-Château sur l'histoire de cette pierre)





Difficile de ne pas faire le parallèle entre le dessin présumé de cette dalle et le schéma de la Sainte-Trinité de l'église catholique, repris quant à lui, maintes fois depuis le Moyen Age. 
La plus ancienne représentation connue de ce schéma remonte aux alentours de l'an 1210 
(D'après un blog dédié au compagnonnage: Cliquez sur l'image pour y avoir accès) 

http://compagnonnage.info/blog/blogs/blog1.php/2015/09/11/jeanbernard-et-lebouclierdelafoi

L'interprétation du schéma de la Sainte Trinité est claire.  Dieu est à la fois le père, le fils et le Saint-Esprit et chacune de ces trois parties constituant Dieu, est bien distincte des deux autres.
Si l'on fait le parallèle avec le dessin de la dalle de Coume-Sourde, alors on comprend que trois points y sont représentés, eux aussi bien distincts les uns des autres, mais faisant parties et constitutifs d'un tout.
 
Concernant la signification de la dalle de Coume-Sourde :
Nous connaissons la signification de P-S PRAECUM. (L'église de Serres)
Si vous avez lu le livre, vous n'aurez pas besoin d'explications supplémentaires à ce sujet.
Quant aux deux autres sommets du triangle et, même si j'avoue n'avoir qu'une hypothèse concernant les "SAE" et "SIS", j'ai une idée beaucoup plus précise concernant la localisation topographique des deux points ainsi désignés. (les deux cathédrales nommées dans le livre).

SAE pourrait signifier ISAÏE cité dans l'ancien testament. Des prophéties lui sont attribuées qui aurait pu influencer directement Jean Baptiste. (cf. Wikipedia)*
Rapportons cela à la cathédrale désignée dans le Tarot par le personnage de Jean-Baptiste...

SIS pourrait signifier ISIS, pour désigner Marie-Madeleine. 
(en rapport à la cathédrale désignée dans le Tarot par le personnage de Marie-Madeleine)
Notez que seules les lettres " I " (i majuscule) auraient pu ne pas apparaître, de façon à ne pas dévoiler trop facilement le message contenu dans l'image. Ces " I "  sont des lettres droites verticales dont l'absence interroge. Souvenons nous que ces deux points de repère que sont les deux cathédrales ainsi nommées servent à tracer deux lignes méridiennes, qui ne sont que des lignes droites verticales sur une carte.

Le troisième point situé en bas de l'image, désigné par une croix, ne peut que symboliser Jésus 
(en rapport au méridien que nous nommons le "Méridien de Jésus" dans notre livre) et l'église de Serres située dans le sud de la France et placée précisément au centre des deux méridiens précédemment cités.
Dans la représentation de la Sainte Trinité la plus ancienne, la place du fils est celle du bas et au centre de l'illustration. Tout cela ne peut que me conforter quant à la validité de notre théorie !

Ainsi les trois points désignés distinguent trois méridiens distincts entre eux mais faisant partie d'un même codage, à l'instar de la Sainte-Trinité constituant un seul Dieu.


Je peux également imaginer que l'inscription centrale du recto de la dalle nous indique qu'une (grande ?) ligne en coupe une autre plus petite au milieu d'une église. 
Si l'on considère la double croix peinte sur le plafond de l'église de Serres et le rapprochement qu'il convient de faire avec l'arcane XII (Cf. notre livre), alors il est certain que cette inscription prend tout son sens ! 

La grande ligne pourrait bien être le Méridien de Serres que nous nommons aussi le Méridien de Jésus, comme dit précédemment, et la petite ligne pourrait être représentée par la barre horizontale de la double croix... passant par Foix.
 Pour être sincère, le contraire m'étonnerait ! 

Au verso de la dalle, l'année 1292, mentionnée en bas et au centre du "dessin" et en chiffre romain, semble très proche des dates que nous avons données pour ce qui concerne l'élaboration du premier codage médiéval, oeuvre commune entre Hospitaliers et Templiers. 
Maintenant je vais émettre une hypothèse concernant les deux mots CEIL et BEIL :
Imaginons qu'il ne s'agisse pas de mots mais de nombres, deux difficultés s'imposent alors puisque les lettres B et E qui apparaissent n'ont aucune correspondance chiffrée en Latin, à la différence des autres lettres.
En réalité, la lettre B pourrait être confondue avec une ancienne façon d'écrire le nombre cent, (normalement écrit de nos jours -en chiffres romains- avec la lettre C). Voyez à cet effet cette page sur Wikipedia.
Il y est expliqué qu'une façon d'écrire le nombre cent chez les étrusques était un caractère ressemblant vaguement à un 8 (ici nous avons un B semble-t-il, très proche graphiquement) . Or les romains se sont inspirés des caractères étrusques pour codifier l'écriture de leurs nombres.
Ainsi donc les "mots" CEIL" et BEIL" auraient strictement la même signification !
Il nous reste maintenant alors à expliquer la présence des deux "E".

Contentons nous pour l'instant de noter qu'une symétrie apparaît, rappelant celle du recto de la dalle. 
Je continue actuellement mes investigations pour pouvoir compléter (et terminer ?) cet article sur une hypothèse crédible.
J'ai bon espoir d'arriver un jour à vous faire penser  que les mots "CEIL" et "BEIL" désignent en fait les deux méridiens des cathédrales d'Amiens et de Paris... Affaire à suivre !


Jacques LEFRANC

*Les quatre Évangiles citent, au sujet de Jean Baptiste, la prophétie d’Isaïe : (Is 40, 3) « Voix de celui qui crie dans le désert : rendez droit le chemin du Seigneurv 1 », que l'on retrouve dans la Règle de la communauté un des Manuscrits de la mer Morte.

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