"Arsène Lupin et l'aiguille creuse" 

de Maurice Leblanc,

est un roman à clef

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Comme nous allons le voir, le roman de M. Leblanc du début du XX° siècle lui a sans doute été inspiré de l'énigme médiévale que nous avons mise à jour dans notre livre : Voici donc quelques extraits du roman d'Arsène Lupin, pour la plupart tirés à l'endroit du dénouement de l'histoire


http://www.ebooksgratuits.com/ebooks.php?auteur=Leblanc_Maurice
(Cliquez sur l'image pour accéder au texte intégral)


 "– Dommage qu’il [Arsène Lupin] soit mort, ricana M. Filleul... sans quoi il eût fini par voler les tours de Notre-Dame."

(Jamais Arsène Lupin ne meurt, simplement à ce moment du récit, la personne qui s'exprime le pense décédé.)

Vers la fin du roman, il est question une seconde fois de la cathédrale de Paris et sans doute aussi de son parvis, lorsqu'il évoque une "place publique". Lorsque l'on connait le rôle joué par le parvis de cette cathédrale au sein du codage médiéval, on ne peut qu'en déduire (comme d'autres l'on dit avant moi) que Maurice Leblanc était au courant des éléments de l'énigme ! Notez l'importance du secret dont il est question !


"Maîtres du secret, les rois de France grandissent, débordent les limites étroites de leur domaine, fondent peu à peu la grande nation et rayonnent de gloire et de puissance – ils l’oublient ou ne savent point en user, et c’est la mort, l’exil, la déchéance.


Un royaume invisible, au sein des eaux et à dix brasses de la terre !... Une forteresse ignorée, plus haute que les tours de Notre-Dame et construite sur une base de granit plus large qu’une place publique... Quelle force et quelle sécurité !"


Notez que le royaume invisible se situe au sein des eaux.... comme dans la réalité... à certaines époques de l'année !

Et quelques pages plus loin, alors que le détective descend par le passage souterrain :


"Ils marchèrent pendant quelques secondes, et tout de suite un escalier se présenta. Beautrelet compta quarante-cinq marches, marches en briques, mais que l’action lente des pas avait affaissées par le milieu."


 A rapprocher des quarante-cinq étapes du labyrinthe de la cathédrale d'Amiens (dont celle du milieu ne doit pas être prise en compte, ce qui nous donne quarante-quatre étapes utiles, symboliquement parlant) qui constituent une première réponse indispensable sur le chemin de la résolution du double codage médiéval, réellement historique mis à jour dans notre livre !

Après avoir écrit ce petit commentaire, j'ai lu, quelques lignes plus loin ce qui ressemble fort à une étrange "coïncidence"... !


 "– Voyons... Ganimard et moi, nous sommes là, tous les deux, à la dernière marche de l’escalier... il y en a 45... Pourquoi 45, tandis que le chiffre du document est 44 ? Coïncidence ? non... Dans toute cette affaire, il n’y a jamais eu de coïncidence, du moins involontaire. Ganimard, ayez la bonté de remonter d’une marche... C’est cela, ne quittez pas cette 44e marche. Et maintenant, je fais jouer le clou de fer. Et la bobinette cherra... Sans quoi j’y perds mon latin..."


Notez que le latin était la langue officielle de l'Eglise en ce temps là !

Bien entendu, dans le roman, un mécanisme secret ouvre une porte... belle métaphore pour expliquer qu'une fois cette porte franchie, le chercheur pourra continuer sa recherche.

Par ailleurs,  il est plusieurs fois question d'arche dans le texte même du roman. La plus notable demeure la falaise formant une arche au-dessus de la mer (creuse en son centre, par définition) située juste à côté de l'aiguille d'Etretat, là encore, quelle coïncidence... !


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Arcane 19 d'un Tarot reconstitué
à partir de jeux anciens
La croix pattée sur le mur nord,
à l'extérieur de l'église de Serres
Le viseur construit au-dessus de la Tour Magdala.
La vallée que l'on voit n'est pas celle qu'il faut "viser"

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Dans l'extrait ci-dessous, cité sans coupure, on y trouve l'évocation de plusieurs éléments que l'on retrouve dans l'énigme médiévale :

- Le viseur de la Tour Magdala qui effectivement  nous renvoie à l'église de Serres, à ceci près que le point visé ne se trouve pas sur "la pente d'un monticule opposé" mais dans une vallée plus loin...

- Le nombre 19 nous renvoie à l'arcane 19 du Tarot (notez la présence d'un mur sur la carte).

- La croix sur un mur nous renvoie à l'église de Serres ci-dessus nommée.

- L'évocation du système de mesure de l'époque et la relation entre un nombre et une distance.  Remarquez la mesure du mur qui est de dix mètres !

Comme le dit si justement Beautrelet (Beau très laid) " Dans toute cette affaire, il n’y a jamais eu de coïncidence, du moins involontaire "

"Et si l’on appliquait l’œil à ce point de mire, le regard découpait, sur la pente du monticule opposé, une superficie de terrain assez restreinte et presque entièrement occupée par un vieux mur de brique, vestige de l’ancien fort de Fréfossé ou de l’ancien oppidum romain construit à cet endroit.


Beautrelet courut vers ce pan de mur, long peut-être de dix mètres et dont la surface était tapissée d’herbes et de plantes. Il ne releva aucun indice.


Et cependant, ce chiffre 19 ?


Il revint à la grotte, sortit de sa poche un peloton de ficelle et un mètre en étoffe dont il s’était muni, noua la ficelle à l’angle de silex, attacha un caillou au dix-neuvième mètre et le lança du côté de la terre. Le caillou atteignit à peine l’extrémité du sentier.


« Triple idiot, pensa Beautrelet. Est-ce que l’on comptait par mètres à cette époque ? 19 signifie 19 toises ou ne signifie rien. »


Le calcul effectué, il compta trente-sept mètres sur la ficelle, fit un nœud, et, à tâtons, chercha sur le pan du mur le point exact et forcément unique où le nœud formé à trente-sept mètres de la fenêtre des Demoiselles toucherait le mur de Fréfossé. Après quelques instants le point de contact s’établit. De sa main restée libre, il écarta des feuilles de molène poussées entre les interstices.


Un cri lui échappa. Le nœud était posé sur le centre d’une petite croix sculptée en relief sur une brique.


Or, le signe qui suivait le chiffre 19 sur le document était une croix !"


Or une croix se trouve sur le drapeau de l'arcane 20 qui suit l'arcane 19.


Au cours du roman, Arsène Lupin se marie avec Raymonde, que l'anglais Herlock Sholmes, parodie du célèbre Sherlock Holmes, finit par tuer sans le vouloir, à la toute fin de l'histoire. Or nous savons que la dame emblématique de l'histoire de Rennes-le-Château, hormis sainte Marie-Madeleine, est sainte Roseline, dont le nom évoque le méridien de Paris passant officiellement par l'Observatoire de Paris depuis Louis XIV.

Ce méridien servait de point de repère à tous. Depuis le Méridien de Greenwich (à une lettre près "green witch" ou "sorcière verte") a supplanté notre (sainte) Rose ligne (le méridien de sainte Roseline). 

Les anglais ont toujours eu beaucoup d'humour !

Dans le roman, un anglais tue la femme emblématique de cette histoire nommée Raymonde (un filet [entourant le] monde... à la manière des méridiens et des tropiques). 


Une question demeure : Par qui Mr Leblanc a-t-il été informé du Secret ? 

Un fait impressionne : l'importance suggérée dans le roman de ce Secret.


P.S. : Patrick Ferté a consacré un ouvrage à ce sujet en 1992 : (Arsène Lupin Supérieur inconnu) mais il ne pouvait pas connaitre le double codage contenu dans l'Arc de Roseline, voilà la raison de mon article faisant le lien entre ce roman et ce que nous avons découvert !

J'avoue ne pas savoir qui a été le premier à divulguer le fait que Maurice Leblanc avait été initié au Secret de Rennes-le-Château... Un autre initié ???


Jacques LEFRANC


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