"Estives"
18 tableaux poèmes 30x40 cm (Acrylique et impression sur papier)
Rangés dans une boîte cartonnée de 34x44x4 cm (2 exemplaires)
La boite 1 a été acquise par le Fond Patrimonial de la Ville de Strasbourg
Diaporama et textes ci dessous
18 tableaux poèmes 30x40 cm (Acrylique et impression sur papier)
Rangés dans une boîte cartonnée de 34x44x4 cm (2 exemplaires)
La boite 1 a été acquise par le Fond Patrimonial de la Ville de Strasbourg
Ridules
d’avoir beaucoup souri
à la lenteur égrenée des jours
Ciseleur d’estives…
de parenthèses à la feuille d’or
Le léger du jeu t’accompagne
Le simple du sourire
et le doux de quelques regrets…
Prisme paillette
du déjà-vu
L’horizon s’embarque
en odeurs d’herbes et de connivences
Très ralentie
la lumière danse
sur la mosaïque des bleus
L’exquis est grand ouvert
Les courbes tièdes
S’élargissent jusqu’à l’immobile
A peine voilée
la comptine des années
s’allonge à l’horizon
- Aucun regret ce soir -
Parfois le temps à la cheville fine
Vibre la rieuse fontaine
- toute entière dans l’échevelure -
que le soleil raye de côté
A l’orée de l’offert étendu
s’estampe l’horizon
Le vaste mélancolique s’évapore
et - plus léger - le jour
transporte le chemin à bout de paupières
S’amoncellent les jours-le-jour
sur la nappe du soir
Le grand buvard respire sa danse
De proche en proche
- sous un pli d’horizon tiède -
une rumeur d’aise
sculpte les feuillages
Par-dessus perle une clarté rieuse
Ouvertes plumes de l’enfance
par delà le jour frotté d’or
Le soleil savonne
une chose très douce aux corolles des persiennes
Pas à pas j’irai là - au tremblement de rêve des collines -
Pas à pas au vent des semailles
Pas à pas jusqu’aux refrains de l’air
C’est toujours l’heure de l’âme
La fruiterie native
- à tout jamais légère –
parfume l’espace de sanguine et de roux
De fil en aiguille – pas trop vite -
la causerie fériée s’installe
L’été s’étale à mi-voix
Soyeusement sages
les heures blondes se donnent la main
Une convoitise allume leur chevelure passagère
- une trace d’ombre la caresse –
De ce profil de faïence
rien n’altérera l’envolée
Attentive à l’air
et aux travestissements
l’eau-de-vie d’une danse ralentie
ajoute son battement au royaume
du très doucement vivre
- L’horizon travaille son bijou d’or -
Jeune été d’or primitif
cueillant çà et là l’instant
Le midi mi-clos
- à l’orée des plaisances -
déroge à la gravitation
Ici se quête l’aubaine
Velours crécelle des insectes
qu’éclabousse un reste de vide
- y palpite une délicate influence -
Gâtés d’or
les midis brillent unanimes
et le jour redevient étreinte
La fluidité des lointains
s’éparpille d’entrouvertures enlumineuses
L’esquissée nonchalance
- légère à l’envolée -
s’installe à nouveau au centre du monde
Le jour déjeunera d’un soleil pieds nus
La marelle des collines
- d’un coup d’ongle -
répand son échappée
la matière du plein soleil
- en robe de chaleur -
désagrège l’après-midi
Les dépliements du jour bourdonnent
et prétendent à la frivolité
Çà et là l’obtenu
- Arche de consentement -
s’immisce en légende dorée
Uns à uns
l’été prélève ses privilèges
Au recourbement du soir
la douceur de tilleul
s’élucide en lisières fines
La rumeur douce rejoint le déjà murmuré
et les paupières des herbages
espèrent des sources sous le vent
Dans les parages du ciel
- vibrants d’arrière-étés –
un merle redécoupe les silences pointillés
L’immuable lève sa risée d’alexandrins
L’agile guetteur du jour
se disperse
L’été
- s’infusant d’ardeurs
où rien ne presse -
travaille sur le motif
et tisse la vêture de l’évidence
Le pile-face des étés s’efface
en ressouvenirs
Reste le léger
- le vient et va de la vie -
côtoyant les faveurs du séjour inlassé