Le Comité de Jumelage


Qu'en est-il du Jumelage avec Beniganim ?

Un Jumelage qui vit au gré des élections municipales espagnoles et dont il faudrait peut-être revoir un nouvel engagement ou de nouveaux objectifs, si la volonté de perdurer de chaque coté le veut.

L’idée de jumeler Chatenoy le Royal avec une ville espagnole a été initiée en 1989 par Olivier Seguret, maire d’un conseil municipal des jeunes, projet mis en avant par Bernard Dondon, maire de l’époque.

Après un début prometteur et des échanges culturels intéressants, pendant une bonne dizaine d’années le jumelage entra dans une phase d’hibernation, cause à la volonté à peine dissimulée d’une nouvelle municipalité espagnole fraichement élue, peu ouverte sur l’Europe à l’inverse de la précédente.
En 2007, où Juan Puchades fut élu nouveau maire. réélu en 2011, il contacte Patrick Prieux, Président du Comité de Jumelage de l’époque, afin de relancer ce jumelage, dans un contexte difficile car il n’y avait pas d’équivalence associative du coté de Beniganim, l’Espagne n’ayant pas la même façon façon de traiter le monde associatif, si pour autant il existe en ce territoire.
Cependant à l’initiative d’une retraitée « belge francophone » vivant et demeurant sur Beniganim, Jacqueline Cagliari, celle-ci réussit à mettre sur pied une association identique au Comité de Jumelage de Châtenoy-le-Royal et les relations s’améliorent et se complètent.
Jusqu’au jour ou de nouvelles élections municipales à Beniganim voient l’arrivée d’un nouveau maire ( femme) à l’esprit nationaliste bien ancré, loin de toute relation extérieure dirigée vers l’Europe et donc aucun espoir de voir perdurer les relations de jumelage.
A cela la Présidente, du coté de Beniganim, a souhaité cesser ses fonctions, déménageant pour le sud de l’Espagne. résultat depuis, plus aucun contact avec Beniganim, malgré une lettre de relance de la part du Président du Comité de Jumelage Philippe Martin et d’un courrier déposé en mains propres à la Municipalité espagnole valencienne, lors d’un récent voyage en aout 2019 du passé Président Patrick Prieux.

Maintenir le Jumelage

Pour Philippe Martin, président en exercice du Comité de Jumelage de Châtenoy-le-Royal le discours est clair : «  Nous avons tout fait pour maintenir nos relations avec Beniganim, mais aujourd’hui nous n’avons aucune réponse à nos courriers, que ce soit le notre ou celui du maire de Châtenoy-le-Royal.
Je pense qu’il faut attendre encore une fois, une nouvelle municipalité qui veuille s’intéresser au sujet et non s’enfermer sur soi-même comme c’est le cas du coté espagnol. Nous restons ouvert à toute manifestation d’ouverture de leur part et nous attendons qu’ils se manifestent. »
Puis de préciser la aussi clairement : « Notre souhait est de voir le Jumelage et le Comité perdurer. Nous allons faire en quelque sorte de continuer à développer les cours d’espagnol que nous donnons avec notre professeur Philippe Romero. Des cours ouverts à tous, qu’ils soient débutants ou désirant parfaire leur coté conversationnel. Bien sur nous maintiendrons cette manifestation importante qu’est le Marché de Noël. Cela permet de dégager quelques subsides qui vont, entre autres, en direction du Collège Louis Aragon en aidant financièrement à la réalisation de leurs différents voyages, en Angleterre ou en Espagne, par exemple. Nous remettrons prochainement un chèque aux enseignants pour le voyage en Angleterre. »

JC Reynaud

 

 



Le comité de Jumelage de Châtenoy le Royal et Beniganim



L’idée de jumeler Chatenoy le Royal avec une ville espagnole a été initiée en 1989 par Olivier SEGURET, maire d’un conseil municipal des jeunes, projet mis en avant par Mr Bernard DONDON, maire de l’époque.

Olivier SEGURET, participait aux cours de théâtre ado que j’animais au collège Louis Aragon de Chatenoy.

 Connaissant bien les «  2 maires «, je me suis permis de les interpeller sur leur choix de Beniganim, ville faisant partie de la région autonome de Valencia « Generalitat ».

Partie de l’Espagne que je connaissais depuis 17 années, ayant gardé des contacts amicaux avec ma famille d’accueil à Alicante.

 Depuis la fin du centralisme franquiste, l’utilisation du Castillan étant supplantée par le Valencien, proche du Catalan, langue non enseignée dans nos collèges et lycées.

Ainsi, Bernard DONDON, Jacqueline SIROP, adjointe à la culture, 3 membres du conseil municipal des jeunes et moi-même traducteur de cette petite «  troupe » partîmes en Avril 1990 à la découverte de notre avenir !

Nos homologues de la municipalité nous affirmèrent alors dans la langue de Cervantès, être bien plus espagnols que valenciens, ce qui concrétisa ce jumelage.

L’association française fut alors créée et j’en fus nommé secrétaire et traducteur.

Nous eûmes l’idée de proposer à nos concitoyens à ce moment précis des cours de Castillan et c’est ainsi  que sur ma proposition, Manuel MOLINA voulut bien se charger d’enseigner cette langue.

 Après un début prometteur et des échanges culturels intéressants, pendant une bonne dizaine d’années le jumelage entra dans une phase d’hibernation, cause à la volonté à peine dissimulée d’une nouvelle municipalité espagnole fraichement élue, peu ouverte sur l’Europe à l’inverse de la précédente.

 A Chatenoy, les cours furent la seule raison logique de ne pas « mettre la clef sous la porte ».

 Ce, jusqu’en 2007, où Juan PUCHADES fut élu nouveau maire.

Celui-ci, réélu en 2011, me contacta alors en tant qu’ami, pour me faire part de son souhait de relancer le jumelage

(2 de nos filles respectives furent correspondantes pendant de nombreuses années et des échanges personnels permirent à nos 2 familles de nouer une sincère amitié).

Avec l’accord de l’ancienne équipe dirigeante du comité, je pris en 2008 les rênes de celui-ci. Avec le bureau que vous connaissez et l’aide de la municipalité de Chatenoy, nous travaillons depuis lors à recréer une dynamique avec Beniganim.

 Mon objectif  premier en tant que nouveau président fut de réorganiser nos relations de communication avec l’Espagne.

J’ai déjà narré à certains d’entre vous, lors des «  apéros-tapas », les difficultés d’avoir des contacts rigoureux avec la municipalité de Beniganim.

 Juan PUCHADES eut la délicatesse et la subtilité lors de notre voyage commémorant le 20ème anniversaire du jumelage en août 2010, de me présenter Jacqueline CAGLIARI, jeune retraitée Belge francophone installée depuis peu sur les hauteurs de Beniganim avec son mari Willy. Ceux-ci,  à force d’acharnement (le mot est léger) eurent la force et le culot de faire naitre 

- ENFIN - une association identique à la nôtre en mars 2011, et de la faire vivre sans avoir recours à la municipalité qui soutient cependant de manière informelle et ponctuelle leur action.

Avec ces nouvelles bases et cette envie de partager, 27 d’entre nous ont pu effectuer ce fameux voyage anniversaire.

Nos homologues sont venus en Bourgogne pour ce même anniversaire retour en juillet 2011, pour Chalon dans la rue.

De nombreuses personnes de notre comité ont participé, aidé, reçu et donné de leur temps pour garder l’envie d’aller de l’avant et pérenniser les acquis.


Patrick Prieux 



Comité de Jumelage, un changement dans la continuité

Châtenoy le Royal le 21 Mai 2014 à 06:51

Patrick Prieux a cédé sa place de Président à Philippe Martin, l’occasion de faire un point sur le Comité de Jumelage de Châtenoy le Royal.

Pour un jeu de questions réponses à chacun, info-chalon.com a rencontré Patrick Prieux et Philippe Martin afin de parler du Comité de Jumelage entre la ville de Châtenoy le Royal et celle de Beniganim dans la province de Valencia.

Info-chalon.com : Patrick Prieux au terme de vos six ans de présidence que pourriez-vous dire sur un point qui vous a marqué ?

Patrick Prieux : « Indiscutablement c’est l’évolution du jumelage dans la création, à Beniganim, d’une association structurée car cela devenait difficile à construire une relation pérenne. C’est pour moi une grande satisfaction car nous allions une nouvelle fois vers un blocage mais hélas cela à quelque peu désengagé la Municipalité de Beniganim. »

ICC : Philippe Martin, vous venez d’être élu à la présidence du Comité de Jumelage, cela peut paraître banal mais quel a été votre parcours au sein de l’association.

Philippe Martin : « Quelques-uns d’entre nous faisions partie du Comité des Fêtes et nous trouvions donc en disponibilité suite à sa dissolution. Les circonstances ont fait que le Conseil d’Administration du Jumelage s’est vu renouveler suite aux élections municipales de 2008 et je suis entré, avec mes autres amis, au sein du Comité afin d’aider au fonctionnement des manifestations de celui-ci. »

ICC : En vous retirant de la Présidence cette année vous avez souhaité rester dans le bureau exécutif  du Comité, pour quelle raison ?

P.P. : « Il n’y a aucune raison pour qu’un membre actif qui cède sa place dans un Conseil d’Administration ne continue pas à oeuvrer au sein d’une association comme le Comité de Jumelage. D’autant qu’il y règne une ambiance amicale ou chacun a le droit de s’exprimer en se sentant surtout responsable. Il est bon que les responsabilités puissent être partagées. »

ICC : En tant que nouveau Président avez-vous une ligne directrice pour mener le Comité de Jumelage ?

PM : «  Patrick vient de vous le dire, nous avons travaillé en parfaite harmonie au sein du Comité, avec les coups de gueule nécessaire parfois, mais cela fait partie de la vie d’une association. Il n’y a aucune raison de défaire tout ce qui a été fait parce qu’il y un changement à la tête.

J’ai cependant trois idées directrices.

Dans un premier temps nous allons probablement retourner en délégation à Beniganim à l’automne 2014 afin de rencontrer les membres de l’association qui semble reprendre vigueur. Nous en profiterons pour saluer la Municipalité au nom de celle de Châtenoy le Royal.

Le deuxième point important est de se rapprocher encore plus du Collège Louis Aragon du fait de la nomination du nouveau principal et d’aider les classes d’espagnol, c’est une des raisons de la vie du Jumelage.

Et troisième point nous allons impliquer un peu plus les élèves des cours dans nos activités et c’est pour cela que nous avons voulu l’une des leurs dans le Conseil d’Administration. »   

ICC : Dernière question Patrick  Prieux. De toute évidence vous êtes un grand amoureux de la culture hispanique, cela pourrait-il être une finalité de vivre en Espagne lors d’une retraite professionnelle ?

P.P. : « Soyez rassuré ce ne sera pas mon lieu de retraite. Par contre je continuerai à y passer du temps, car l’Espagne et d’autres pays hispanisant que je connais, sont une passion pour moi et tant que je pourrais, j’irais à la découverte de ce monde extraordinaire. »

ICC : Quant à vous Philippe  Martin, mettrez-vous un accent particulier sur la gestion des cours d’espagnol enseignés au sein du Comité de Jumelage dont il serait bon de rappeler le but ?

P.M. : « Les cours ont une place importante dans l’activité du Comité de Jumelage qui je tiens à le rappeler est la seule association officielle ayant des relations privilégiées avec la ville de Beniganim.

Il y a donc lieu de permettre aux adhérents de pourvoir apprendre l’Espagnol castillan afin qu’ils puissent mieux concrétiser en allant en Espagne en général et dans notre ville jumelle en particulier. Nous allons encore plus développer ces cours dès la rentrée qui aujourd’hui sont sous la responsabilité des deux professeurs Sandrine Piffaut et Philippe Romero. Nous travaillons sur de nouveaux horaires et d’autres possibilités que nous détaillerons lors de la rentrée de septembre. » 

Une interview qui s’est terminée sur une unanimité des deux hommes : « Nous avons réussi à établir un nouveau courant de relation avec le Centre Culturel Espagnol de Chalon sur Saône grâce et surtout à sa présidente Isabel Tores. Sur ce point nous tenons à soutenir le Centre et à travailler en bonne compagnie pour l’avenir. »

 

JC Reynaud