les Orgues

Déposées pour les travaux de rénovation de l'église à la fin des années 1860, les premières orgues de Uckange, produites par la Maison GEANT de Haute-Vigneulle en 1860-1861, furent remontées dès 1871, elles ne comptaient que 5 jeux. 

             Le bâtiment s'étant agrandi, ces orgues ne convenaient plus aux lieux et il fut ainsi décidé d'en installer des autres dès 1891.




            La vérification de la mise en place des nouvelles orgues qui viennent d’être achevées aura été faite par Joseph HUCKMANN de Thionville le 19 janvier 1892. Il a pu constater la parfaite réalisation de l’ouvrage et l’exactitude des sons des jeux. Il mentionnera tout particulièrement le timbre exceptionnelle de la Gambe et de la Trompette. Les orgues comptent alors 18 jeux et 1058 tuyaux.

 

 
 
        1920 
     1932

                   

                                                                                  

 

            Les tuyaux, pour produire le son doivent être alimentés par une soufflerie. D’abord manuel, il faudra attendre le 17 juin 1910 pour voir l’électrification  du système par les Ets DOMBRET et WETZEL de Metz (en même temps que le mécanisme des cloches).

 


            Tout comme le métal des cloches, en octobre 1917, une grande partie des tuyaux d’orgue en étain furent réquisitionnés par les autorités allemandes pour alimenter les besoins de la guerre. Fin 1919, l’église percevra de la Commune la somme de 713,40 Marks à titre de dédommagement. Mais les orgues ne seront restaurées qu’en 1926 avec la mise en place de nouveaux tuyaux de façade, le budget de l’église n’ayant pas permis la réalisation plus tôt.

 

            Bénédiction le 2 octobre 1932 des orgues agrandies. Le nouvel instrument est parmi les plus innovants de son époque avec probablement la première console mobile d’Alsace-Lorraine. Les travaux pour la modification du système de soufflerie et la séparation du buffet en deux parties égales ont été réalisés par la Maison DALSTEIN & HAERPFER de Boulay. En ce jour tout particulier, Bernard KRIER, chef de la chorale et organiste d’Uckange, cède son siège à Monsieur MAGIN, organiste de la basilique de Nancy. Le jeu se fait sur deux claviers et un pédalier. Les travaux, pour 57.412 francs aux dires du Curé (56.532 francs réellement !) ont permis d’ajouter 10 jeux supplémentaires et 566 tuyaux ainsi que de gagner en luminosité en libérant l’espace entre les buffets et dégageant ainsi le vitrail.

            A la même époque il fallut s’occuper des vitraux et ce fut Mademoiselle NOEL qui fut charger de recueillir les souscriptions des paroissiens.

 


            Depuis 1932, les orgues n’ont jamais été modifiées, même les lourds travaux de nettoyage et de rénovation complète, réalisés en 2004 par la Maison AUBERTIN, ont respecté la facture originale, rendant ainsi, grâce aussi à l’accordage par Michel GAILLARD, à l’instrument la clarté, la justesse et la puissance de son timbre.

            L’orgue a permis d’accompagner pendant longtemps le ou les chantres, puis la première chorale des demoiselles qui ne fut fondée qu’en avril 1918 sous le nom des « Jeunes filles du Chœur de Chant d’Uckange » et celle des messieurs, fondée en novembre ou décembre de la même année.

            La chorale était dirigée par Paulette HYM, jusqu'en 2012 qui a repris la suite de Mlle Suzanne KRIER, entrée dans cette même chorale avant guerre (1936), elle est devenue la doyenne des membres des sociétés de Uckange.

 


quand la chorale célèbre l'anniversaire de Gilbert DALSTEIN (Curé, assis au centre)



 PETIT TOUR DES ORGANISTES

  •  M Bernard KRIER,
  •  Mme Suzanne SCHUMAN de l'entreprise Kirch et Schuman qui a remplacé l'organiste KRIER pendant le temps de leur expulsion par les allemands dans la période de guerre 39-45,
  •  M François MARTIN qui a tenu l'orgue comme co-titulaire avec M KRIER et par la suite est devenu titulaire jusqu'en 1981.
  •  M Pierre STEICHEN est devenu titulaire en 1981.
    Mr Pierre Steichen avait une formation sérieuse d'organiste en musique romantique.
  • depuis se succèdent Daniel KELNER et Denis BRAGANTE.


Denis BRAGANTE sur les orgues avec le père Claude BREHM - source Républicain Lorrain


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