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Les lougres du Légué


Les lougres sont des bateaux à 2 ou 3 mâts sur lesquels sont gréées des voiles aux tiers. Le plan de voilure du Grand Léjon se compose donc d'un foc envoyé au moyen d'un rocambeau, sur un très long bout-dehors (non haubané) maintenu à l'étrave par une ferrure à rouleau facilitant son déplacement. La drisse du foc est composée d'un petit palan frappé en tête de mât de misaine, le retour se faisant sur un fileux du pavois. Le mât de misaine, très court, ne peut recevoir de hunier : c'est une particularité locale. La misaine s'établit à tribord du mât et la grand voile à bâbord, permettant ainsi de présenter toujours une voile en position favorable.

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Dès 1876, une quarantaine de bateaux attachés au port du Légué utilisent le banc de sable de "Sous la Tour" comme lieu d'échouage et se retrouvent ainsi plus près de la haute mer.

 
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Cette petite flottille se compose essentiellement de forts bateaux d'échouage gréés de deux mâts. L'administration les classera sous l'appellation "lougre" sans que l'on puisse y retrouver véritablement le gréement typique, à savoir l'existence d'un grand étai et l'amurage de la grand voile en abord.

Dans cette flottille, deux types de constructions se distinguent : les plus petites, dont l'usage se limite à la pêche fraîche au chalut, sont à tableaux droits, bien souvent surmontés d'un banc de quart. Les bateaux de plus forts tonnages ont un arrière à petite voûte terminé par un tableau; leur franc-bord important peut s'expliquer par l'activité sablière développée dans la région. un sablier drague l'entrée du port du Légué.

Afin de faciliter les manœuvres, les vergues s'établiront de part et d'autre des mâts supprimant ainsi l'obligation de gambier au virement de bord. Malheureusement, très tôt, les lougres du Légué vont disparaître du paysage de "Sous la Tour".