D'abarthrose à abaya

ABAR

abarthrose, abarticulaire

  • une abarthrose ou aparthrose (= d'anciennes dénominations pour une jointure synoviale, une articulation mobile par opposition aux synarthroses et aux amphiarthroses)
  • elle ou il est abarticulaire (= est en dehors de l'articulation) 
  • une abarticulation (= une articulation qui jouit d'une grande mobilité ; une diarthrose)
  •  Dans ces mots, ab- signifie l'éloignement ou l'écart.

à bas, abas

1.
  • à bas prix (= à un prix modique, au-dessous de l'ordinaire)
  • à bas (= à terre, vers la terre), mettre, jeter à bas une personne ou une chose, être à bas, à bas du lit, tomber à bas de son cheval [On dit maintenant en bas.]
  • à bas ! (= un cri d'hostilité envers quelqu'un ou quelque chose), à bas les profiteurs !
  • un à-bas ou abas (1) (= l'ensemble des chantiers d'exploitation et des voies de circulation qui se trouvent au fond d'une ardoisière), un ouvrier d'à-bas (= un ouvrier qui travaille au fond d'une ardoisière)
  • un abas (2) (= dans un dialecte du pays de la Loire : l'ouest ; l'aval du fleuve)
2.
  • un abas (= en Perse : un poids qui servait à peser les perles)
3.

abasie

  • une abasie (= une impossibilité de marcher sans trouble musculaire)
  • une astasie-abasie (= une impossibilité, de garder la station debout et de marcher)
  •  Le nom (une) abasie est formé à partir du grec β α ́ σ ι ς « marche ».

abasourdi, abasourdir

  • elle est abasourdie, il est abasourdi (= est étourdi(e) par un grand bruit ; est stupéfait(e))
  • abasourdir (= étourdir et comme assourdir par un grand bruit ; provoquer chez quelqu'un un sentiment voisin de la stupeur)
  • [abasourdi(e)(es)(s), j'abasourdis, il abasourdit, qu'il absourdît ; en abasourdissant)
  • elle est abasourdissante, il est abasourdissant (= est assourdissant(e), abrutissant(e) ; est stupéfiant(e))
  • un abasourdissement (= l'état d'une personne étourdie à l'extrême par un grand bruit ; un état psychologique voisin de la stupeur)
  •  Le verbe abasourdir est composé de l'ancien argot basourdir « tuer », dérivé de l'argot bazir « tuer ».

abâtardi, abâtardir

  • elle est abâtardie, il est abâtardi (= est rendu(e) bâtard(e), a perdu sa pureté et sa vigueur originelles), une plante abâtardie (= qui est privée de ses qualités originelles par une hybridation incontrôlée)
  • abâtardir (= rendre bâtard, altérer, en faisant perdre les qualités et la vigueur originelle inhérentes)
  • s'abâtardir (= devenir bâtard, dégénérer)
  • un abâtardissement (= l'action de rendre progressivement bâtard ; le résultat de cette action ; une altération portant atteinte à la vigueur originelle)
  •  Le mot bâtard est attesté en latin médiéval sous la forme bastardus dont l'origine est obscure.
voir : aba / à bas / abas / abat, abats (Les homonymes)

abat, abats, abattre, abattoir

  • un abat (= une averse ; l'action de s'abattre, une chute ; la force d'un levier résultant de sa longueur ; la partie détachée de la roche schisteuse ; un abattage, la longueur sur laquelle s'abat un arbre), une pluie d'abat
  • une abat-chauvée (= une laine de basse qualité)
  • un abat-faim (= un plat de résistance servi au commencement d'un repas)
  • un abat-feuille (= un dispositif destiné à maintenir la feuille sur le cylindre de la presse d'imprimerie) 
  • un abat-flanc (= un bat-flanc, une planche suspendue verticalement par des cordes à une certaine hauteur au-dessus du sol d'une écurie et qui sépare deux chevaux) 
  • un abat-foin (= une trappe permettant de faire tomber directement le foin du grenier)
  • un abat-jour (= un dispositif destiné à rabattre la lumière d'une lampe ; une visière ; un casque colonial ; une ouverture percée obliquement dans un mur pour donner à un lieu plus de lumière ; un volet incliné ou une persienne servant à masquer cette ouverture ou à la protéger contre le soleil)
  • un abat-relui ou abat-reluit (= un abat-jour pour vieillards)
  • des abats (= des parties accessoires d'animaux tués pour la consommation ; en savoir plus : dictionnaire des sciences animales)
  • un abat-son (= un ensemble de lames insérées dans les baies d'un clocher pour rabattre le son vers le sol)
  • elle ou il est abattable (= peut être abattu(e) 
  • un abattage (= l'action de faire tomber ; l'action d'abattre pour tuer ; en savoir plus : CNRTL ; dictionnaire des sciences animales) [Ce nom a aussi été écrit abatage.]
  • une tablette abattante (= une tablette que l'on peut abaisser)
  • un abattant (= un objet qui peut se rabattre ; une pièce d'un meuble ou d'un siège que l'on peut abaisser et lever à volonté ; la pièce du métier à bas qui fait descendre les platines à plomb ; un rabat quelconque ; un ouvrier qui abat la roche) [Ce mot a aussi été écrit abatant.]
  • une abattée ou abatée (= le mouvement de la proue d'un navire dont la ligne s'éloigne du lit du vent, de la direction du vent ; une chute en piqué à la suite d'une perte de vitesse qui rompt l'équilibre horizontal de l'avion)
  • un abattement (= l'action d'abattre ; le résultat de l'action d'abattre ; un abattage, l'action de faire tomber ; un retranchement, une réduction d'une somme d'argent ; une diminution des forces physiques ou morales ; sens anciens : CNRTL)
  • une abatteuse, un abatteur (= celle, celui qui abat ; en savoir plus : CNRTL)
  • un abattis ou abatis (= l'action d'abattre ; ce qui est abattu ; un ensemble d’arbres abattus et laissés sur place après la coupe ; au Canada, dans les régions en voie de défrichement : un terrain qui n'est pas encore complètement essouché ; un obstacle artificiel formé d'arbres abattus ; un sentier frayé par les fauves passant régulièrement par le même endroit ; un amoncellement d'objets abattus)
  • des abattis ou abatis (= des abats, particulièrement de volailles ; les bras et les jambes)
  • numéroter ses abattis (= être sur ses gardes contre les coups de son adversaire notamment au moment d'engager la lutte, comme si on risquait de ne pas retrouver, après le combat, la disposition de ses membres)
  •  Si chacun se souvient de la menace "Numérote tes abattis !", il peut y avoir une hésitation entre les graphies abattis et abatis ou abattée et abatée, en raison de la préférence élitiste pour les complications. L'évidence est pourtant de les écrire comme abattre. Pour les autres mots dérivés, la question ne se pose plus. Qui écrit encore un abatant ou un abatoir ? Si la graphie d'un abattoir date d'il y a deux cents ans, celle d'un abattant ne s'est imposée qu'en 1932.
  • un abattoir (= un établissement d'abattage des animaux destinés à la consommation ; un lieu où sont massacrés des êtres humains ; un lieu où sont massacrées des opinions, etc. ; un tribunal correctionnel où les sentences sont rendues sans véritable débat ; une guillotine ; une cellule ou un cachot des condamnés à mort ; un atelier ou une usine, où les ouvriers sont surveillés comme dans une cellule de condamnés à mort ; un lieu de rendez-vous suspects) [On a aussi lu abatoir.]
  • abattre (= provoquer la chute, la destruction ou la mort, d'un être animé ou inanimé ; priver brusquement quelqu'un des forces physiques ou morales, sous l'action d'une violente contrariété)
  • [j'abats, tu abats, il abat ; ils abattaient, j'abattais, il abattait ; j'abattis, il abattit, qu'il abattît ; abattu(e)(es)(s) ; en abattant]
  • s'abattre (= tomber brusquement), s'abattre (= tomber brusquement ou perdre sa position verticale, sous l'effet d'une force ou d'un choc violents), s'abattre sur (= tomber brusquement et violemment sur un être de manière à le priver de ses forces ou de sa vie), en savoir plus : CNRTL
  •  Ce verbe, apparu sous la forme abatre, est devenu abbatre puis abbattre et enfin abattre.
  •  Le verbe abattre est emprunté au latin abbattere (en bas latin : abbattuere), seulement depuis le 6ème siècle, « faire tomber, détacher (de quelque chose) » mais d'autres langues attestent son existence antérieure. Pour comparaison, le verbe battre est emprunté au latin battĕre, de battuĕre « frapper le visage de quelqu'un ».
  • elle est abattue, il est abattu (= est abaissé(e), affaissé(e) ; est privé(e) de ses forces physiques ou morales) à bride abattue (= avec la bride retombée sur le cou du cheval ; très vite)
  • à l'abattu (= la position abattue du chien de fusil)
  • une abattue (= la retombée d'une voute ; dans les salines : le travail d'une chaudière pleine d'eau salée, depuis le moment où on la met au feu jusqu'à celui où on la laisse reposer ; l'action d'un vaisseau qui suit la direction du vent en se retournant)
  • des abattures (= à la chasse à courre : les traces laissées par le grand gibier qui abat les broussailles par son ventre)
  • un abat-vent (= un dispositif destiné à protéger des intempéries les fenêtres, les cheminées, les plantations horticoles ; une espèce d'auvents, servant aussi à rabattre le son des cloches)
  • un abat-voix (= un dais placé au-dessus d'une chaire d'église et facilitant l'audition du prédicateur)

abajoue

  • une abajoue ou abat-joue (= chez certains animaux : la poche située de chaque côté de la cavité buccale)
  • les abajoues (= le visage d'une personne ; les fesses)
  • Mot ressemblant : une bajoue

abax

  • un abax ou abaque (= une table ou tablette)

abaxial

  • elle est abaxiale, il est abaxial (= en anatomie : qui se rattache parallèlement à l'axe, qui est éloigné(e) de l'axe), elles sont abaxiales, ils sont abaxiaux

abaya

  • une abaya (= un long vêtement porté par certaines femmes musulmanes, forme traditionnelle du hijab)
ABB
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