Historique


Le Compostelle québécois* de Beauvoir à Beaupré


Au printemps 2007, Jean-Marc Donahue se promène sur le Chemin de Compostelle, de Saint-Jean-Pied-de-Port à Saint-Jacques. Tiré de sa méditation, il observe que plusieurs petits villages, tout pauvres qu'ils étaient, prospéraient grâce à l'afflux des nombreux pèlerins. L’idée lui vient alors de créer un Compostelle québécois qui irait de Beauvoir, un lieu de pèlerinage réputé en Estrie, à Sainte-Anne-de-Beaupré, un autre sanctuaire connu de par le monde entier.

À son retour, il trace plusieurs trajets et arrête son choix sur le parcours maintenant connu sous le nom de Beauvoir à Beaupré Rive-Nord. Ayant aussi décidé qu’il tentera seul cette première expérience. À la fin de 2007, début de 2008, il communique avec les autorités des municipalités où il pense faire escale afin de demander gîtes et repas. Briser la glace n’est pas chose facile. Les personnes contactées se posent bien des questions au sujet de notre pionnier du pèlerinage québécois et de son projet. Qui est cet hurluberlu? L'accueil est à la fois soupçonneux et chaleureux.

En juin 2008, notre pionnier s’inscrit à une marche, d’un sanctuaire à l’autre, qui va de Beauvoir au Mont Saint-Joseph. L'événement, regroupant quinze marcheurs, est chapeauté par l’Association du Québec à Compostelle (Estrie). La randonnée de 125 kilomètres dure cinq jours.

Au cours de cette randonnée Jean-Marc se lie d’amitié avec Doris Lajoie. Dès leur première rencontre, ces deux joyeux lurons se lient d'une belle amitié. À un point tel que Jean-Marc, qui est habituellement discret à propos de ses projets, dévoile à Doris les composantes de ce projet qui présente un attrait spirituel, mais aussi pécunier. Ce dernier, chemin faisant, se propose comme compagnon de route. Les deux faisant désormais la paire, ils planchent sur ce qu’ils appellent leur « Compostelle québécois ».


En septembre 2008, c’est parti!

Comme première expérience, Jean-Marc et Doris décide de mettre cette randonnée sous le vocable de la bienfaisance. Jean-Marc va vendre ses kilomètres pour amasser des fonds qui seront versés à l'école primaire de son coin, LaRocque de Sherbrooke, qui en a bien besoin. Doris, quant à lui, bénévole à SOS Dépannage de Granby, fera don des sommes recueillies à cet organisme, qui lui tient tant à cœur. Les quinze jours que dure la randonnée sont du bonbon. Partout, l'accueil est empreint est très chaleureux. Les objectifs visés ont tous été atteints. Si bien que les hôtes expriment le désir qu'on répète l'expérience l'année suivante.

Jean-Marc et Doris décident de demander à l’Association du Québec à Compostelle (Estrie) de parrainer la randonnée 2009. Après des négociations engagées, l’association accède à la demande de nos deux marcheurs invétérés et confie à Yvon Lessard l’agréable tâche de faire le lien entre les deux parties. Dès lors, nos trois gais lurons forment une équipe dynamique, innovatrice et efficace. Ils revoient ensemble les trajets préparés par Jean-Marc et marchés par Doris et Jean-Marc en 2008. Après quelques visites aux responsables des municipalités et quelques correctifs, nos valeureux randonneurs commencent à recruter des pèlerins. Les résultats ne se font pas attendre. Dix personnes formeront avec eux le groupe idéal pour une telle randonnée.

Le 29 août 2009, c'est un départ réussi de Beauvoir pour ce chapitre du Compostelle québécois. L'arrivée est prévue pour le 12 septembre à Sainte-Anne-de-Beaupré. Le beau temps et la température aidant (il ne pleut que quelques heures le premier jour) le pèlerinage est un succès sur toute la ligne. Les commentaires positifs des participants prouvent, hors de tout doute, que nos trois guides, Jean-Marc, Doris et Yvon, sont très bien préparés et sont de très bons accompagnateurs. Ils réussissent à inspirer un bel esprit de groupe en tout temps. L'atmosphère joyeuse de la marche est empreinte de camaraderie et d’entraide.

Et l'aventure continue...

Le Compostelle québécois fait tant parler de lui que l’expérience aura encore lieu en 2010 soit du 28 août au 11 septembre. Cette fois les municipalités accueilleront une quinzaine de marcheuses et marcheurs venus de tous les coins du Québec. Doris et Jean-Marc ont même eu à refuser des candidats sérieux. Cet engouement pour Le Compostelle québécois fera en sorte que l’an prochain, soit en 2011, il y aura un autre Compostelle québécois au parcours tout à fait différent mais tout aussi captivant.



UN AUTRE COMPOSTELLE QUÉBÉCOIS ? OUI !

Pendant la marche de 2009, à Batiscan, Clément Quirion et Fernand Gagnon, deux des pèlerins rencontrent, tout à fait par hasard, monsieur Alain Provençal de Tourisme Bois-Francs. À la demande de ce dernier les deux marcheurs le présentent à Jean-Marc Donahue.

Au cours de leur conversation Alain demande à Jean-Marc pourquoi son Compostelle ne passe pas par sa belle région des Bois-Francs. « Nous y avons pensé mais nous voulions d’abord peaufiner le présent parcours. » lui répondit Jean-Marc. « Laissez-moi votre carte d’affaires et je communiquerai avec vous en octobre prochain. » Ce qui fut fait.

Le soir même Jean-Marc raconta à Doris ce que vous savez. « Bravo! » répondit Doris, toujours positif. Il fut même décidé, à ce moment même, d’enregistrer le nom « Le Compostelle québécois » auprès des autorités gouvernementales du Québec soit le Registraire des entreprises.

En octobre, une rencontre eut lieu à Victoriaville. Un trajet provisoire fut tracé. Ce Beauvoir à Beaupré passerait par les villes suivantes :
Sherbrooke, Windsor, Richmond, Danville, Warwick, Victoriaville, Plessisville, Lyster, St- Agapit, St-Nicolas (Lévis), Québec, Château-Richer et Ste-Anne-de-Beaupré. Ce périple de douze jours s’étendrait sur trois cents (300) kilomètres.

Il fut alors convenu que monsieur Alain Provençal ferait les contacts requis auprès des nouvelles municipalités qui longeront ce nouveau parcours qui pourrait s’appeler projet Bois-Francs.

Alain, Doris et Jean-Marc conviennent aussi qu’en 2010 il serait trop tôt pour démarrer un vrai Le Compostelle québécois passant par les Bois-Francs. Tout au plus Doris et Jean-Marc, en juin 2010 peut-être, pourraient-ils faire une marche exploratoire pour se familiariser avec les équipements disponibles dans chacune des sept nouvelles villes. Et ensuite colliger les données pour en arriver à un projet final et acceptable par tous.

Nous ferons fi ici des échanges nombreux entre les maires ou responsables du tourisme durant l’automne 2009, l’hiver 2010 et le printemps de la même année. Sautons plutôt à la conclusion. Doris et Jean-Marc, grâce à l’appui et à la ténacité d’Alain partiront de Richmond le 7 juin au matin pour terminer, à Lévis le 14 juin, cette randonnée exploratoire écourtée.

L’expérience est concluante. Les sentiers sont faciles, les paysages magnifiques et les citoyens accueillants. Il y aura un Le Compostelle québécois de Beauvoir à Beaupré en 2011. Il ne reste maintenant que quelques cordes à attacher avec les maires et les responsables du tourisme de chacune des municipalités pour que le projet devienne réalité en 2011.

Doris et Jean-Marc, après mûres réflexions en sont venus à identifier les deux Le Compostelle québécois de Beauvoir à Beaupré sous les vocables que voici :

Le Rive-Nord du fleuve, pour les villes de, Sherbrooke, Windsor, Richmond, L’Avenir, Drummondville, Ste-Brigitte-des-Saults, Nicolet, Trois-Rivières (Cap-de-la-Madeleine), Champlain, Ste-Anne-de-la-Pérade, Deschambault, Donnacona, St-Augustin-de-Desmaures, Québec, Château-Richer et Ste-Anne-de-Beaupré.

Le Rive-Sud du fleuve, pour les villes de Sherbrooke, Windsor, Richmond, Danville, Warwick, Victoriaville, Plessiville, Lyster, St-Agapit, St-Nicolas (Lévis), Québec, Château-Richer et Ste-Anne-de-Beaupré.

Et voilà où en étaient rendus, à l’été 2010, Doris et Jean-Marc avec Le Compostelle québécois de Beauvoir à Beaupré et ses deux versions.


Le COMPOSTELLE QUÉBÉCOIS (RIVE-NORD) – 2010

Et l’aventure continue. C’est dix-huit marcheuses et marcheurs qui partent de Beauvoir le 28 août pour arriver à Sainte-Anne-de-Beaupré le 11 septembre. Temps inhabituellement chaud et ensoleillé, la première semaine, et pluie plus ou moins régulière, les derniers jours, ont accompagné ces courageux et joyeux êtres jusqu’au sanctuaire de Sainte-Anne.

Encore une fois, c’est un accueil exceptionnel qui marque, dans toutes les villes visitées, la venue des dix-huit. Ici, il faut noter que les pèlerines et pèlerins sont sortis enchanté(e)s de cette expérience de marche qualifiée d’inoubliable.


MAINTENANT 2011

Doris et Jean-Marc mettent maintenant la main à la pâte pour que le trajet Rive-Sud, d’une durée de douze jours, soit prêt pour le 13 juin, date prévue du départ, et date d’arrivée le 24 juin. Il faut ici noter que déjà il y a un intérêt réel pour ce parcours des Bois-Francs.

Quant au trajet de la Rive-Nord, il faut savoir qu’il en est déjà au stade d’accueillir les personnes intéressées à partir le 27 août pour arriver à destination le 10 septembre.






 CONSOLIDATION ET ATTENTES COMBLÉES

 

Pour le Rive-Nord et le Rive-Sud les années 2012 et 2013 sont des années de consolidation. De ce fait, les attentes des pèlerin(e)s et des deux pèlerins-entrepreneurs,  Doris et Jean-Marc, sont hautement comblées.

 

Vous vous en doutez bien cependant, ces deux marcheurs invétérés ne  s'assoiront pas sur leurs lauriers. Oh que non! Pas eux, des innovateurs-nés. Mais que peuvent-ils ajouter à deux randonnées réputées déjà bien implantées au Québec?

 

LE HASARD N'EXISTE PAS...

 

Il serait trop long à raconter ici d'où vient l'idée première d'ajouter trois jours de marche au trajet Rive-Sud. Peut-être bien, tout de même, que le hasard y a été pour quelque chose?  À vous d'en décider.

 

Résumons donc. Au début de 2013 Jean-Marc rencontre, en Floride, Dominique Labbé, conseiller municipal de Saint-François, Île d'Orléans. Ce dernier demande  à notre Sherbrookois,  s'il connaît l’individu en Estrie responsable d'une marche appelée de Beauvoir à Beaupré. Il désire, dit-il, que ce réputé pèlerinage passe par l'Île d’Orléans, le berceau de la Nouvelle-France. Vous devinez la suite.

 

Jean-Marc parle de cette surprenante invitation à son associé Doris. Vifs comme ils le sont les deux copains se mettent à l’étude du projet. Rapidement une décision est prise. En juin 2013 ils rendront visite à Dominique Labbé. Ce qui est fait. Réunis, tous les trois  discutent alors de la faisabilité d’une possible extension du Rive-Sud. À la fin de cette rencontre mémorable ils en sortent convaincus qu’il y aura réalisation. If there is a will, there is a way.

 

Les échanges de nombreux courriels de juin à septembre, la deuxième visite de l'Île, à la fois à pied et en auto, et les moult rencontres avec les dirigeants de quatre des six municipalités, en octobre, concrétisent  qu'en juin 2014 le Rive-Sud changera de visage pour devenir une randonnée de quinze jours. Oui, les futur(e)s pèlerin(e)s se réjouiront dorénavant de cet ajout aux facettes multiples.

 

Et tant qu'à y être Doris et Jean-Marc se disent : «  Pourquoi ne pas partager toutes nos beautés touristiques québécoises avec les Européens? » Une invitation sera donc lancée, par l'intermédiaire des médias sociaux, à ces marcheurs « de l'autre bord » qui frétillent d'envie à la pensée de se retrouver chez nous à bon compte.

 

Vraiment rien n'arrête nos deux mordus de la marche ne voulant que rendre accessibles  les atouts patrimoniaux et culturels du Québec au-delà de l’Atlantique.


Amitié jacquaire jamais ne se perd

En 2016, notre Jean-Marc national, retraité occupé comme il l'est, décide de se retirer de l'organisation des marches en 2016. Fondateur du Compostelle québécois, il reste néanmoins une inspiration et une source appréciée de conseils judicieux et ce pour plusieurs années à venir. Doris se retrouve alors seul à l'organisation des 2 marches soit celle de la Rive-Sud et celle de la Rive-Nord.

Mais vu que ces 2 marches sont bien rodées et pour rencontrer la demande grandissante des marcheurs-pèlerins, une 3ième marche est vite crée en 2016. À vrai dire cette marche n’est que la 2ième semaine de la Rive-Sud, à savoir les 7 jours de Québec à Sainte-Anne-de-Beaupré qui inclut le tour de l’Île d’Orléans. Cette nouvelle marche pèlerine sera désormais d’une durée de 7 jours et longue de 125 km. Sous le nom de La marche du tour de l’île d’Orléans, elle sera offerte en octobre 2016 afin d’apprécier les couleurs de l’Île de Félix.



En 2018...

En 2018 afin de célébrer le 10ième anniversaire du Compostelle québécois, une nouvelle marche qui mijotait dans l’esprit de Doris depuis plusieurs années fut créée…Monts et Vignobles de l’Estrie (MVE). Cette boucle de 140 km en 8 jours commence à Granby pour ensuite se rendre à Adamsville, Dunham, Frelighsburg, Sutton, Knowlton et Bromont …quelques-uns des plus beaux villages du Québec, non?

Ce nouveau projet fut marché en mai 2018 et une deuxième fois en septembre suite à la grande demande des anciens marcheurs-pèlerins du Compostelle québécois. Le taux de récidivisme était de 100% en mai vu que cette marche était ouverte
 seulement aux anciens. En septembre 82% étaient des récidivistes! Tel que Michel O’Neill l’avait écrit dans son important livre sur la marche pèlerine au Québec Entre Saint-Jacques-de-Compostelle et Sainte-Anne-de-Beaupré, la palme du récidivisme des marches au Québec va continuée d'être attribuée au Compostelle québécois de Beauvoir à Beaupré! 

Donc en plus des deux marches des MVE, 
la marche Rive-Sud de juin et celles du Tour de l’Île d’août et d’octobre ont été offertes en 2018. Par contre la marche Rive-Nord n’a pas eut lieu pour laisser place à celles des Monts et Vignobles de l’Estrie et des festivités du 10ième anniversaire du Compostelle québécois..