Histoire du Triathlon


INTRODUCTION

Qui n’a pas entrepris un jour une longue balade de vélo, de marche, de ski de fond ou de course ? Prenez la plus longue de votre vie. Parmi vos souvenirs, si vous fouillez bien, vous allez certainement retrouver la fatigue qui s’était installé, les douleurs dans les jambes, le moral qui a piqué du nez, l’envie de s’arrêter. Imaginez maintenant qu’un quidam s’amène et vous affirme que la randonnée n’est pas terminée.  Non ! Il vous reste encore à courir… un marathon ! C’est pourtant ce que font des milliers d’athlètes chaque année à travers le monde dans la version la plus longue du triathlon: l’Ironman. Probablement le sport qui coiffe tous les autres en termes d’endurance. Il suffit de lire les titres d’articles de journaux pour constater l’émoi qu’il provoque :

 « MARK ALLEN : l’as de la défonce,  sept admissions à l’hôpital » (Nice-matin, à la suite du premier Ironman de Nice de 1982, cité dans YVES CORDIER, MAX MALAURENT, 1991).

« Le couple de fer » (Au sujet d’un couple pratiquant des Ironmans, SIMON DROUIN, Cyberpresse, 29 mai 2010).

« Triway to Hell » (DIMITY MCDOWELL, New York Times, 1er juin 2008).

Les règles de base du triathlon sont simples : il faut franchir une certaine distance de nage avant d’entreprendre un parcours de vélo et terminer dans le meilleur temps et la meilleure disposition possible par une course à pied. Le temps est calculé en continue, c’est-à-dire qu’il ne s’arrête jamais; pas même pour les deux transitions, celle entre la nage et le vélo et celle entre le vélo et la course à pied.

Bien qu’il s’appuie sur trois des plus vieux sports du monde, la version assemblée a une histoire très récente. Malgré tout, la discipline s’est transformé rapidement et de manière spectaculaire au fil des ans. On peut attribuer son évolution à ses célèbres compétitions et au charisme de ses triathlètes vedettes, mais il ne faut pas oublier les nombreux clubs et acteurs scientifiques qui ont appuyé son essor. Comme tout grand sport de ce monde et de manière inévitable, une facette politique s’est dessinée en toile de fond;  je ne manquerai pas d’en aborder le sujet.

1           HISTORIQUE

L’humanité s’est développée en s’auto-construisant (ou s’autodétruisant !) pierre par pierre, invention sur invention, en empruntant au passé les bases des idées d’avenir. Le triathlon n’est pas étranger à cette construction ayant grandi lui aussi sur les bases de trois des plus grands sports : la natation, le cyclisme et la course à pied.

 

1.1         La préhistoire

Bien qu’aucune activité, aucun loisir ou sport ne puisse, à lui seul, développer toutes les sphères reliées à l’aspect physique de l’être humain, cela n’en demeure pas moins un objectif à atteindre. On peut facilement déduire que l’attrait pour les sports combinés est né de cet espoir mythique de se développer en un athlète parfait. Dès l’antiquité, Aristote disait des pentathlètes qu’ils étaient : « Le sportif le plus parfait, par conséquent, car dans le corps des pentathlètes la force et la vitesse se combinent de façon harmonieuse » (SITE OFFICIEL DES JO DE BEIJING 2008 : http://fr.beijing2008.cn/cptvenues/sports/modernpentathlon/n214054977.shtml).  Le Pentathlon fut présenté aux Jeux d’Olympie en 708 avant notre ère et s’étalait sur 5 disciplines : Saut en longueur, javelot, course de dolichos (distance de 24 stades), disque et lutte. Six concurrents débutaient la compétition, mais chacune des disciplines en éliminait un de façon à ce qu’il n’en reste plus que deux pour l’épreuve finale de la lutte (VIGNEAULT, 2010).

Des siècles passèrent et l’idée d’assembler des disciplines, jeux ou exercices dans le but de mieux développer les athlètes est restée. Au moyen-âge, les Vikings avaient aussi créé une épreuve multiple qui leur servaient d’évaluation de leurs aptitudes à faire la guerre comprenant la lutte, la course, le lancer d’objets lourds et des exercices sur des embarcations (DÉCATHLON USA : http://decathlonusa.typepad.com/deca/history.html).  Chez les chevaliers, le page et l’écuyer suivaient une éducation basée sur les 7 arts chevaleresques, une combinaison d’exercices mis en exergue lors des tournois. Certains d’entre eux employaient même déjà un système de pointage (VIGNEAULT, 2010; DÉCATHLON USA : http://decathlonusa.typepad.com/deca/history.html).

C’est durant la renaissance que la gymnastique se développa réunissant plusieurs exercices et appareils qui, chacun, fortifie et développe des qualités différentes chez le pratiquant. Elle a, par conséquent, été largement utilisée dans les gymnases autant militaires que civils et scolaires (VIGNEAULT, 2010). Plus tard, les militaires des pays scandinaves, quant à eux, sentirent le besoin de réunir le tir à la carabine au ski de fond dans le but de mieux protéger leurs frontières, ce qui donna naissance au biathlon en 1767 sur la frontière suédo-norvégienne (THE INTERNATIONAL BIATHLON UNION : http://www.biathlonworld.com/en/history_1924_1957.html ; WIKIPÉDIA : http://fr.wikipedia.org/wiki/biathlon). En 1884, c’est le décathlon qui naît aux États-Unis, réorganisé en 1893 par l’AAU (Amateur Athletic Union); trois courses, trois sauts, trois lancers et une marche exécutés dans le cadre d’un système complexe de pointage (l’heptathlon, la version des femmes, naîtra bien plus tard…). L’épreuve s’est beaucoup transformée jusqu’à son apparition aux Jeux olympiques de Stockholm  (1912) où le roi  Gustav V aurait déclaré à Jim Thorpe, premier vainqueur : «Vous êtes le plus grand athlète du monde !» (DÉCATHLON USA : http://decathlonusa.typepad.com/deca/history.html).

 

1.2         Les premiers triathlons

La plupart des ouvrages se préoccupant de l’histoire du triathlon situent ses premiers pas en France au tournant du 20e siècle. C’est plus précisément en 1902 à Joinville-le-Pont, banlieue parisienne, que des amateurs de sport créèrent la course : Les Trois Sports. De compétitions en compétitions, la natation était souvent remplacée par le canoë ou d’autres types d’embarcations jusqu’en 1920 où elle prit la place qui lui revenait. La formule était variable et les distances relativement courtes. À l’époque, certaines courses étaient organisées par le magazine L’Auto, ancêtre du populaire L’Équipe d’aujourd’hui.

Un peu plus tard, en 1945, l’événement déménagea à Poissy. L’ordre de course n’était pas encore fixé et l’événement se nommait désormais La course des débrouillards (qui devint La course des Touche-à-tout plus tard). André Ollivon remporta la compétition ainsi que celles de ‘46,’47,’48, lui qui avait participé aux événements de Joinville-le-Pont. À ce moment, l’activité était pratiquée sur le mode de l’amusement et de la curiosité, les participants n’entreprenaient pas d’entraînement spécifique et quelques difficultés d’organisation firent en sorte que l’événement n’avait pas la stature des triathlons d’aujourd’hui (LEHÉNAFF, BERTRAND, 2001; YVES CORDIER, MAX MALAURENT, 1991; WIKIPÉDIA : http://fr.wikipedia.org/wiki/triathlon ; JUDY AND JOHN COLLINS, http://www.thiswastriathlon.org/).

Le premier triathlon reconnu par l’ITU (International Triathlon Union) s’est déroulé à San Diego le 25 septembre 1974. À l’époque, la Californie foisonnait d’épreuves combinées : le «natation, course, et tir» de John Dupont; «le ski de fond, vélo et kayak» du lac Tahoe; il y en avait pour tous les goûts. Plus particulièrement, le San Diego Track & Field Club avait inséré dans son calendrier quelques courses «bizarres».  Ainsi, Dave Pain avait fomenté un parcours qui incluait la nage et la course à pied et l’avait nommée le biathlon. Inspirés par cette idée, Jack Johnstone et Don Shanahan organisèrent une compétition qui comprenait une course à pied de 8 km, 8 km de vélo également et environ 500 mètres de nage. La course et la nage étaient entrecoupées de façon à forcer les coureurs à poser leurs pieds sur différentes surfaces (sable, bitume, gazon, pieds nus, en chaussures,…), ce qui provoqua plusieurs transitions. 46 participants franchirent la ligne d’arrivée et Bill Phillips remporta finalement la course. Les organisateurs nommèrent l’événement : Le Mission Bay Triathlon. C’était la première fois qu’un événement prenait le nom de Triathlon, non donné par Jack Johnston qui s’était inspiré des pentathlons et décathlons. Le club de San Diego existe toujours et se concentre maintenant essentiellement sur la course. Une année plus tard, c’est à Fiesta Island que l’épreuve s’est déroulée avec une nage de 800 mètres, un pédalage et une course de 8 km. À l’époque, les organisateurs avaient tendance à placer la nage à la fin de l’épreuve dans le but refroidir le corps. Avec l’apparition de compétitions avec des distances de natation plus longues, on s’est rapidement aperçu que c’était une voie dangereuse due aux crampes et à la fatigue de la course, ce qui pouvait provoquer la noyade. (INTERNATIONAL TRIATHLON UNION, http://www.triathlon.org/about/ ; JACK JOHNSTONE, http://www.triathlonhistory.com/; YVES CORDIER, MAX MALAURENT, 1991; GALE BERNHARDT, 2004).

 

1.3         L’essor

La propulsion d’un objet vers le haut est directement reliée à la puissance de l’énergie déployée au départ. Tel en a été du triathlon à ses débuts. Jamais celui-ci n’aurait eu sa stature et sa popularité actuelle sans une série d’événements marquants qui ont suscité, à la fin 20e et au début du 21e siècle, une réelle explosion.

 

1.3.1        Hawaï, 1978

Le mythe de l’athlète parfait a été le moteur de la première compétition qui a contribué à l’explosion de la popularité du triathlon : L’Ironman d’Hawaï de 1978. En février ’77, durant la cérémonie de remise des médailles de l’Oahu Perimeter Relay (une course à relais), John Collins débattait avec des amis coureurs et nageurs de l’athlète ayant la meilleure condition physique, le meilleur «fitness» selon le concept américain. Certains penchaient vers les nageurs alors que d’autres ne juraient que par les coureurs de fond. À ce moment, du côté cycliste, Eddy Merckx faisait la pluie et le beau temps sur les routes d’Europe. En conséquence, John Collins proposa l’idée d’unir les trois épreuves d’endurance les plus souffrante d’Hawaï, c’est-à-dire le Waikiki Roughwater Swim (2.4 mi/3.862 km de nage), le Around-Oahu Bike Race (115 miles/185 km de vélo), qui comportait à l’origine 2 jours de course et le Honolulu Marathon (26.219 mi/42.195 km). C’est durant la cérémonie qu’il annonça au microphone que la course aurait lieu dès l’année suivante. Il ajouta : « Celui qui terminera premier sera déclaré Homme de fer (Ironman) ». Des 15 participants, 12 terminèrent la course et Gordon Heller fut le premier Ironman bouclant l’interminable en 11h 46 min 58 sec (JUDY AND JOHN COLLINS, http://www.thiswastriathlon.org/; WIKIPÉDIA: http://en.wikipedia.org/wiki/triathlon; LEHÉNAFF, BERTRAND, 2001).

Dès l’année suivante, les médias exportèrent l’événement hors d’Hawaï. Un reportage du Sports Illustrated fit le tour des États-Unis saupoudrant ainsi un peu de triathlon dans l’assiette sportive des américains. En ’80, la chaîne ABC diffusa l’Ironman de Kona, consacrant par le fait même ce nouveau sport. En ’82, elle montra les images frappantes de Julie Moss terminant l’épreuve en 2e position, s’effondrant sous le coup de l’épuisement et rampant littéralement jusqu’à la ligne d’arrivée. Ce fut également la dernière année où il était possible de participer au Ironman sans y avoir été qualifié (YVES CORDIER, MAX MALAURENT, 1991 ; USATRIATHLON : http://www.usatriathlon.org/resources/multisport-101/history-of-triathlon).

Plusieurs considèrent aujourd’hui l’épreuve comme étant la plus difficile des longues distances. Il suffit simplement de regarder les athlètes franchir les champs de lave noirs sous un soleil de plomb pour s’en rendre compte. Depuis, le record chez les hommes est établi par le Belge Luc Van Lierde en 1999, franchissant le tout en 8h 04min 08sec. Chez les femmes, c’est Chrissie Wellington qui détient le record par un fantastique 8h 36min 13sec établi en 2009. 

(IRONMAN, http://ironman.com/events/ironman/worldchampionship/?show=results#axzz16LxRl0kQ)

1.3.2        Nice, 1982

Nice fut la ville qui accueillit pour la première fois l’Ironman à l’extérieur d’Hawaï. Cela se passa en 1982. Pour la petite histoire, le choix s’était plutôt porté sur Monaco, mais comme les Monégasques sont alors en deuil de la princesse Grace, alors Nice fut le théâtre de cet événement qui fit sensation. C’est la souffrance qui frappa d’abord les Français. Plusieurs abandonnèrent (17 participants) et 7 autres furent admis à l’hôpital sur un total de 57 coureurs. Par la suite, une légère concurrence s’est installée entre les deux compétitions grâce aux différentes distances d’une part et à leurs héros respectifs d’autre part. Effectivement, Nice comporte des distances plus courtes :

 

Natation

Vélo

Course

1982

2,5 km

98 km

42 km

1990

2,8 km

120 km

32 km

 

C’est également l’intense affrontement de deux titans qui a opposé les deux événements. De ’82 à ’87, Dave Scott (USA) remporta 6 fois l’Ironman d’Hawaï supplanté qu’à une seule occasion par Scott Tinley en ’85. De son côté, Mark Allen remportait tout sur Nice depuis ses débuts en ’86, cinq fois consécutives. Chacun luttait contre l’autre sans pour autant le battre dans sa cour. En 1989, Mark Allen réussit l’exploit de remporter le premier championnat du monde sur distance olympique à Avignon, son Ironman de Nice et celui de Dave Scott à Kona, Hawaï. Les bases étaient jetées pour le développement du triathlon à l’échelle mondiale (YVES CORDIER, MAX MALAURENT, 1991).

2           LE TRIATHLON MODERNE

 

Les distances astronomiques d’un Ironman n’étant pas accessibles à tous, les athlètes ordinaires de la planète ont eu envie d’imiter les grands sur des bases plus modestes. En 1982, Jim Curl et Carl Thomas initièrent la U.S. Triathlon Series établissant la distance qui sera considérée plus tard par le comité olympique : 1,5 km de nage, 40 km de vélo et 10 km de course à pied (USA TRIATHLON, http://www.usatriathlon.org/athletes/jim-curl).

 

 

Voici un tableau des distances les plus courantes :

Nom

Natation

Vélo

Course à pied

Try-a-tri distance*

300 m

13 km

3 km

Super sprint

400 m

10 km

2,5 km

Sprint distance

750m

20 km

5 km

Olympic distance

1500 m

40 km

10 km

Middle distance

2,5 km

80 km

20 km

Demi-Ironman **

2000 m

90 km

21,1 km

Long distance

4 km

120 km

30 km

Ironman distance

3,8 km

180 km

42,192 km

(ITU, http://www.triathlon.org/agegroup/gettingstarted/)

* Distance qui n’est pas indiquée sur le site de l’ITU. On la retrouve par contre souvent pour faire expérimenter le triathlon. Elle peut varier beaucoup d’une organisation à l’autre.

** Distance qui n’est pas indiquée sur le site de l’ITU, mais qui est utilisé pour la série 70.3 du WTC.

 

Toutes les distance sont courues autant par les hommes que les femmes ainsi qu’en paratriathlon. La remise des prix suit donc des catégories d’âge, de sexe, et de paratriathlon.

Le sport s’est par la suite développé à une vitesse fulgurante. Seulement au Canada, le taux de participation a augmenté de 300 % au cours des 5 dernières années. Aujourd’hui, nous comptons plus de 6 millions de triathlètes à travers le monde, une centaine de fédérations nationales et une fédération internationale (TRIATHLON CANADA : http://triathloncanada.com/rtecontent/document/Triathlon_in_Canada_History.pdf). Les prochains tableaux illustrent parfaitement cette explosion mondiale.

Tableau 1 : Évolution du triathlon en France

Années

Triathlons

Triathlètes

Clubs reconnus

1982

1

15

0

1989

295

7 788

331

2000

653

17 545

513

(LEHÉNAFF, BERTRAND, 2001; FFTRI, http://www.fftri.com/spip.php?rubrique12)

 

 

 

 

 

Tableau 2 : Évolution du triathlon aux États-Unis et au Canada

États-Unis

Canada

Années

Adhésions

Années

Adhésions juniors

1993

15 937

1998

4 589

2000

21 341

2008

11 619

2010

134 942

 

(USA TRIATHLON, http://assets.teamusa.org/assets/documents/attached_file/filename/29891/June30_2010_Demographics.pdf ; TRIATHLON CANADA, http://triathloncanada.com/rtecontent/document/Triathlon_in_Canada_History.pdf)

 

2.1         Le matériel

Les premières compétitions ont dû emprunter tout l’équipement nécessaire aux sports qui le constituent. Un costume de bain, des lunettes, un vélo qui roule, de bons souliers et hop, sur la piste ! Au fil des ans, les épreuves devenant plus nombreuses, il a fallu compléter ce matériel rudimentaire.

Le premier problème rencontré était l’eau. La nage se faisant sur des plans
d’eau extérieurs, parfois la température devenait critique. Les triathlètes ont dû emprunter la combinaison de néoprène «wetsuit» aux véliplanchistes
(CORDIER, YVES ET MALAURENT, 1991). Cette combinaison s’est par la suite adaptée aux triathlètes qui nécessitaient plus d’amplitude de mouvement pour les bras et pour les jambes et plus d’espace à la cage thoracique. Les nouvelles combinaisons prévoient maintenant une épaisseur de néoprène plus mince aux articulations et comportent une fermeture éclaire qui s’ouvre en tirant vers le bas (une cordelette étant prévue) afin de pouvoir la retirer soi-même en courant. Une gamme de combinaisons se fait également sans les manches. Enfin, toujours du domaine de la nage, des lunettes de natation sont aujourd’hui fumées afin de contrer les rayons du soleil sur les plans d’eau.

C’est surtout sur le vélo que le triathlon a affirmé sa différence. En 1985 le «guidon triathlète» ou prolongateur est apparu sur le vélo de Dave Scott. Ce sont deux barres fixées au vélo qui permettent au coureur d’y reposer ses avant-bras et d’adopter ainsi une position aérodynamique. Ces barres ont été utilisées pour la première fois lors d’un contre-la-montre du Tour de France en 1989 sur le vélo de Greg Lemond… qui remporta l’épreuve. (CORDIER, YVES ET MALAURENT, 1991). Plusieurs tests de soufflerie et de biomécanique démontrent aujourd’hui qu’elles offrent une réelle amélioration de l’efficacité à son utilisateur. Depuis, elles sont interdites pour les compétitions de cyclisme (sauf pour les contre-la-montre),
mais sont permises en triathlon. Le vélo est peut-être la composante qui change le plus
rapidement. Des chercheurs font ressortir les caractéristiques spécifiques au travail du triathlète afin de rendre sa course plus rapide et efficace. Les matériaux sont rapidement passés de l’aluminium au carbone. L’aérodynamisme des roues est aussi recherché. L’ITU se penche en ce moment sur sa règlementation puisque certaines d’entre elles peuvent être dangereuses (par exemple, la roue pleine peut faire tomber le cycliste par grands vents). Recherchant toujours plus d’aérodynamisme, les coureurs ont ensuite adopté le casque profilé à coque dure. Lors de la transition, le triathlète court d’abord avec son vélo jusqu’à une zone où il peut embarquer. La technique la plus rapide est de laisser ses souliers fixés aux pédales et de les chausser en roulant. Il a donc fallu fabriquer des souliers qui se chaussent facilement en route.

Pour ce qui est de la course à pied, peu de différences sont notables. Les lacets sont peut-être la seule excep
tion puisque lors de la transition il faut enfiler rapidement ses chaussures. Des lacets élastiques qui permettent de se resserrer en tirant simplement dessus sont maintenant disponibles. Finalement, les triathlètes utilisent des vêtements adaptés (une ou deux pièces), comportant des cuissards semblables à celui des cyclistes et un haut ajusté.

 

2.2         Les grandes organisations

 

L’histoire a ceci de commun à pratiquement tous les domaines : l’apparition d’innombrables organisations déclinées en une myriade d’acronymes qui ont peu de significations pour le néophyte en la matière.  Maintenant qu’il a acquis une renommée et une stature plus que respectable, le triathlon n’a pas échappé à ce passage obligé. Je me suis attaché à décrire le fonctionnement des trois principales organisations liées au triathlon.

 

2.2.1        Création de l’ITU, première coupe du monde et premiers Jeux olympiques

 

Le succès des Ironmans ainsi que l’accroissement du nombre de fédérations nationales à travers le monde  a fait tourner bien des têtes, dont celle de Juan Antonio Samaranch, président du CIO en poste depuis 8 ans. C’est sous son impulsion qu’un comité s’est formé à Stockholm en 1988 dans le but avoué de faire entrer le triathlon aux Jeux olympiques, satisfaisant un besoin de plus en plus pressant. Le Canadien Les McDonald fut le premier président élu et Sture Jonasson le rejoignit à titre de secrétaire.

L’ITU naquit officiellement le 1er avril 1989 et tint son premier congrès à Avignon en France où 30 fédérations nationales furent présentes. Avignon a également été le théâtre du premier championnat mondial, un peu plus tard, en août de la même année. 800 athlètes et 40 pays étaient représentés. Chez les femmes, Erin Baker remportera l’épreuve tandis que Mark Allen survola chez les hommes, lui qui aura accomplit cette année-là quantités d’exploits encore inégalés. C’est à ce moment précis que la distance olympique se concrétisa officiellement (1,5 km de nage, 40 km de vélo et 10 km de course), distance empruntée à la U.S. Triathlon Series.

Le congrès du CIO de Paris en 1994 accepte enfin le triathlon comme discipline olympique. Il aura l’honneur d’être présenté pour la première fois au tournant du millénaire, aux Jeux de Sydney en 2000 en tant que nouvelle discipline en compagnie du taekwondo. Deux compétitions sont présentées, celle des hommes et celle des femmes. Chez les femmes, c’est la Suisse Brigitte McMahon qui gagnera et chez les hommes, le Canadien Simon Whitfield arrivera premier avec un temps de 1h 48 min 24 sec. Depuis son apparition aux Jeux olympiques, c’est l’Australie qui mène la récolte des médailles avec 4 dont une d’or. Le Canada est 4e avec 2 médailles toutes deux remportées par Simon Withfield ayant également remporté une médaille d’argent à Beijing en 2008. Il est d’ailleurs l’un des deux seuls triathlètes à posséder 2 médailles olympiques (l’autre étant l’Australien Bevan Docherty). Aucune nation n’a encore réussi à récolter plus d’une médaille d’or.

Aujourd’hui c’est 120 fédérations nationales qui sont rattachées aux fédérations de continent, eux-mêmes regroupées sous l’ITU. Chaque année, un congrès est organisé dans un pays membre où un président, un secrétaire général, un trésorier, 4 vice-présidents et un ou plusieurs membres de fédération sont présents. Parmi les dossiers qui mobilisent présentement l’ITU, il y a :

·         La restructuration du triathlon aux Jeux olympiques dans le but de devenir une compétition à plusieurs médailles et ainsi obtenir des subsides plus importants du CIO.

·         Organiser sa politique anti-dopage adoptée en 2008, basée sur le World Anti-Doping Code.

·         Explorer et expérimenter plusieurs types de courses (Cross Triathlon, Winter Triathlon, …).

·         Promouvoir la présentation du paratriathlon aux Jeux paralympiques de Rio de Janeiro en 2016. 

En plus de faire la promotion du sport, l’ITU organise plusieurs championnats internationaux :

·         La coupe du monde depuis 1989 à Avignon.

·         La série World Cup créée en 1991. Elle comporte 11 compétitions. Les points cumulés dans les différentes épreuves de coupe du monde donnent accès à une participation au championnat du monde et aux Jeux olympiques. Au Québec, Drummondville a déjà été un site d’une étape de la coupe du monde (en ’95 et ’96) et Montréal, un site du championnat du monde (en ’99).

·         En 2009, l’ITU a senti le besoin de créer la  Dextro Energy Triathlon ITU World Championships Series pour ses athlètes élites. Celle-ci offre de meilleures bourses et une plus grande visibilité médiatique. Elle fonctionne comme les courses de formule I, c’est-à-dire basée sur un système de pointage. Les meilleurs triathlètes au monde sur distance olympique s’y retrouvent.

·         Les championnats du monde d’aquathlon, de duathlon, de triathlon longue distance (depuis 1994)[1], de triathlon sprint (depuis 2010), de cross triathlon, de winter triathlon et de team (course  par équipe où chacun des membres fait un court triathlon complet).

·         Les championnats continentaux.

L’Espagnole Marisol Casado devint présidente en novembre 2008 et remplaça Les McDonald après son  règne de 19 ans à la tête de l’ITU. Ses quartiers généraux sont situés à Vancouver au Canada depuis sa création en 1989  (INTERNATIONAL TRIATHLON UNION : http://www.triathlon.org/about/).

L’ITU a dressé une liste exhaustive des règlements qui encadrent ses compétitions. Des premières courses où ils tenaient principalement sur l’affiche annonçant la course, nous en sommes maintenant à un document d’une soixantaine de pages.  

Les règlements les plus importants sont :

-          Le temps est calculé du début à l’arrivée. Les deux transitions font partie du calcul total.

-          En natation, la combinaison de néoprène est autorisée si la température de l’eau est inférieure à 20o Celsius[2] .

-          En vélo, il est interdit de profiter de l’aspiration du concurrent devant soi comme cela se fait au Tour de France[3]. Il est seulement permis d’entrer dans la zone d’un autre compétiteur pour le dépasser.

-          L’utilisation des barres de triathlon (barres à l’avant du vélo qui permettent au cycliste d’y appuyer ses avant-bras afin d’adopter une position plus aérodynamique) est permise.

-          Chaque compétiteur doit avoir son casque attaché dès qu’il récupère son vélo du support. Ce n’est qu’une fois  le vélo déposé sur son support qu’il peut détacher son casque.

-          Le triathlète ne peut, en aucun moment, bénéficier de l’aide d’une personne extérieure. Une aide médicale peut évidemment lui être prodiguée, sa course étant à ce moment terminée.

-          Les triathlètes participent sous différentes catégories : élite, 16-19 junior, U23, sous différents groupes d’âges de 5 ans, en équipe. 

-          D’autres règles concernent le triathlon intérieur, le duathlon, le triathlon d’hiver, le triathlon d’équipe, ….

Les triathlons locaux, sous l’administration de leur fédération, présentent parfois des variantes, ce qui est permis dans certains cas à conditions de ne pas franchir les minimas ou maximas. Vous pourrez retrouver la liste complète à l’adresse internet suivante : http://www.triathlon.org/docs/downloads-athletes-competition-rules.pdf

Pour conclure sur ce qui touche l’ITU, un de ses dossiers actuels les plus importants est de promouvoir le paratriathlon pour qu’il soit inclus aux Jeux paralympiques de Rio en 2016. La plupart des épreuves à travers le monde comporte une catégorie pour les athlètes handicapés qui se nomme AWAD. Plusieurs sous-catégories les caractérisent. Vous les trouverez plus loin dans le chapitre du triathlon au Québec. (ITU, http://www.triathlon.org/docs/downloads-athletes-competition-rules.pdf)

 

2.2.2        Les fédérations nationales

 

L’ITU est constitué de 120 fédérations nationales membres. Par contre, chacune d’elle organise ses triathlons selon ses besoins et critères. Les nouveautés proviennent ainsi de la base. Plusieurs variétés sont donc apparues, principalement sur le plan des distances. Comme les fédérations recherchent à attirer le plus grand nombre de sportifs possible, ils se sont mis à créer des courses plus courtes. L’exemple des Pays-Bas est très révélateur en ce domaine. Cette fédération organisait officiellement un cross triathlon annuel sur l’île d’Ameland depuis 2002 (vélo de montagne, course en forêt et sur le sable,…). Quelques temps plus tard, un comité de l’ITU s’est penché sur la question afin d’appuyer la démarche et de diffuser la pratique à travers le monde. D’autre part, elle n’a reconnu la distance sprint qu’en 2010 à la coupe du monde (moitié de la distance olympique, c’est-à-dire 750 m/20 km/5 km) (ITU : http://www.triathlon.org/news/article/etu_cross_triathlon_european_championships/; http://www.triathlon.org/about/).

Je m’en voudrais de passer sous silence deux triathlons plutôt exceptionnels : l’Embrunman de Embrun en France et le Challenge de Roth en Allemagne, tout deux reliés à leur fédération nationale. Ces deux épreuves ont souvent été utilisées pour divers championnats (Europe, France, Coupe du monde, …). L’Embrunman est né en 1984 avant même la création de l’ITU et des coupes du monde. À la recherche du triathlon le plus difficile au monde, certains ne jurent que par l’Ironman de Kona, d’autres penchent plutôt pour le triathlon d’Embrun. Son parcours défie l’imagination. Il débute au cœur de la nuit dans le plan d’eau d’Embrun. Les nageurs sont guidés par les flambeaux des canoës qui les encadrent. Ensuite, ils grimpent sur leur vélo au petit matin pour affronter 5 000  mètres de dénivelé positif culminé par le col d’Izoard. Le marathon qui suit n’est pas le plus reposant, les coureurs devant négocier plusieurs ascensions difficiles. Yves Cordier, est le roi des Embrunmans, lui qui en a remporté 5 consécutifs. Le record du parcours appartient à l’Espagnol Marcel Zamora en 2010, qui a franchi l’épreuve en 9h38min50sec. Chez les femmes, c’est l’Anglaise Bella Bayliss qui détient le record à 11h02min48sec.    (EMBUNMAN, http://www.embrunman.com/index.php?page=programme ; RADIO ALPINE MEILLEURE, http://ram05.pagespro-orange.fr/embrunman20ans.htm).

À Roth, c’est l’inverse qui s’y passe. Le triathlon est des plus plats avec 550 mètres de dénivelé positif, principalement tracé sur les bords du Rhin, ce qui en fait l’hôte de tous les records du monde en distance Ironman. Comme Embrun, il a fait ses débuts en 1984, suite à la participation de Detlef Kühnel, premier Allemand à participer à l’Ironman de Kona. Il était d’abord organisé sur de courtes distances, la distance Ironman n’y ayant fait son apparition qu’en 1990. À noter que  Roth a fait partie de la série Ironman de la WTC jusqu’en 2001, mais s’en est séparé par la suite, résultat de disputes financières. Luc Van Lierde et Chrissie Wellington sont les rois et maîtres de l’épreuve (eh oui, les mêmes qu’à Kona !…). Van Lierde ayant traversé le parcours en 7h 50min 27sec (1997) et Wellington en 8h 19min 13sec (2010). Ces records couronnent tous les parcours de distance Ironman au monde.

 

2.2.3        WTC

 

La première épreuve s’est déroulée sur la plage tranquille de Waikiki. En 1980, John Collins lègue l’organisation de la course à un organisme de santé local. La chaîne ABC avec son émission Wide World Sports diffuse l’événement. En ’81, c’est Valerie Silk, membre de l’organisme local en question qui prend la relève. Elle décide de déplacer l’événement dans les champs de lave de Kona afin d’éviter les automobiles de Honolulu.  En ’82, une autre compétition a lieu en octobre afin de donner la chance aux coureurs du nord de mieux s’entraîner. En ’90, Valerie Silk vend le Ironman au docteur Jim Gills de Floride qui forma le World Triathlon Corporation et la fondation Ironman qui vient en aide aux gens d’Hawaï Ouest.

La World Triathlon Corporation d’aujourd’hui est basée en Floride. Elle est une société à but lucratif détenu par les fonds d’actions américains Providence Equity Partner depuis 2008 et géré par le président Ben Fertic.  La WTC gère le Ironman Hall of Fame et trois grandes séries:

·         La série Ironman. Elle comprend 25 destinations à travers le monde, dont Kona qui en est le championnat du monde, Nice en France et Penticton (B.C.) au Canada.

·         La série Ironman 70.3 (demi-Ironman) a été créée pour la saison 2006. Elle offre maintenant 49 destinations. Cette compétition totalise 70.3 miles dans son ensemble, ce qui constitue la moitié des 140.6 miles de l’Ironman. Plusieurs la considèrent par contre tout aussi exténuante que sa sœur plus longue.  Au Canada, c’est Huntsville (Ont.) et Calgary (Alb.) qui offrent l’épreuve.

·         La série 5150 (distance olympique) est la dernière à se joindre au groupe. Son nom n’est sûrement pas étranger à la distance à parcourir en mètres : 1500 mètres de nage, 40 000 mètres de vélo et 10 000 mètres de course font… 51 500 mètres en tout. Elle débutera en 2011 et se déroulera principalement aux États-Unis avec seulement 3 compétitions en Europe.

Afin de se qualifier pour le championnat du monde de Kona, chacun des 1 800  athlètes doit d’abord finir dans les premiers de leur groupe d’âge ou dans les 10 premiers d’une épreuve de qualification internationale, c’est-à-dire, une épreuve de la série Ironman. 150 Américains et 50 Européens plus chanceux seront choisis par un système de loterie.

L’ITU ayant ses compétitions de longue distance et le WTC ses compétitions de distance olympique, le début d’une rivalité s’est installé entre les deux organismes. Serait-ce une conséquence du vieux clivage entre l’amateurisme (ITU et Jeux olympiques) et le professionnalisme (bien que les athlètes soient amateurs, le WTC est une corporation lucrative) dans le sport ? Ce duel est enrichi par le fait que le WTC détient les droits sur toute appellation Ironman. C’est ainsi que quelques organisations durent annuler leur épreuve ayant fait l’erreur d’y insérer le mot Iron ou Ironman (NY TIMES, http://www.nytimes.com/2006/08/11/sports/othersports/11race.html?scp=65&sq=ironman&st=cse; IRONMAN.COM, http://ironman.com/mediacenter/history/ironman-triathlon-world-championship#axzz175RqRaFT).

 

2.2.4         IUTA

 

Vous pensiez avoir été au bout de votre imagination ? Des athlètes ont encore une fois décidé de repousser les limites. Pour certains, un Ironman ce n’est pas assez, ils ont alors décidé d’en compléter deux…. Et pourquoi pas trois… ou encore 10 ! L’International Ultra Triathlon Association organise depuis 2002  une suite de compétitions qui offre aux athlètes l’occasion d’accumuler des points pour remporter un championnat d’ultra triathlon. La distance d’un Ironman est utilisée comme étalon de mesure. Vous pouvez donc participer au «double», «triple» ou «déca» qui correspondent au nombre d’Ironmans parcourus. En 2009, six compétitions internationales ont été incluses: Autriche (double), Hongrie (double), Allemagne (triple), Slovénie (double), USA (double) et Mexique (déca). Ce dernier prend la forme de 10 Ironmans en 10 jours, tous disputés au même endroit. En plus des distances, les compétitions d’ultra triathlon présentent ceci comme principales différences qu’ils permettent aux athlètes de se faire aider pour leur ravitaillement et qu’ils peuvent choisir à tout moment de suspendre leur course pour dormir recommençant plus tard au même endroit. La tranche d’âge des 40 ans et plus est bien représentée dans ce genre de compétition. En 2007, l’IUTA comportait une cinquantaine de licenciés à travers le monde.

En plus de présenter le «déca», Monterrey (Mexique) présente aussi la plus longue épreuve de triathlon au monde : le «double déca» qui se révèle être 76km de natation,  3600km de vélo et  844km de course à pied. Cette dernière épreuve ne fait pas partie de la série de la coupe du monde de l’IUTA.

Au Québec, Lévis a présenté un championnat du monde de «double» en 2008. M. Yves Beauchamps de Montréal est particulièrement impliqué dans le domaine puisque le site officiel de l’IUTA présente son compte-rendu de la course de 2009 à Monterrey, ayant lui-même participé.

Record d’ultra triathlon (IUTA, http://www.iutasport.com/?page=records)

 

Double

Déca

Homme

Mario Huys (Belgique) en 1993 à Leuven (Belgique)

19h 54min 46sec

Vidmantas Urbonas (Lituanie) en 1997 à Monterrey (Mexique).

18j 05h 21min 40sec

Femme

Tina Bichoff (ÉU) en 1994 à Huntsville (ÉU)

22h 07min 00sec

Silvia Andonie (Mexique) en 1992 à Monterrey (Mexique).

26j 19h 01min 49sec

(IUTA, http://www.iutasport.com/; WIKIPÉDIA, http://fr.wikipedia.org/wiki/Ultra-triathlon, YVES BEAUCHAMPS, http://www.yvesbeauchamp.ca/)

3           LE TRIATHLON AU CANADA ET AU QUÉBEC

 

3.1         Au Canada

 

Ici, tout débuta avec un personnage plus grand que nature : Les McDonald.  Ses parents, d’origine britannique, immigrèrent en Colombie-Britannique. Les McDonald a batifolé dans plusieurs sports dont le ski alpin, entraînant même Nancy Greene à ses débuts. Dans les années ’70, il s’est adonné au marathon. Ayant entendu parler de courses particulières en Californie, il y expérimenta pour la première fois le triathlon avec la ferme intention de ramener l’épreuve au Canada.  En 1981, le départ du premier triathlon canadien organisé par Les McDonald a eu lieu à l’Université de la Colombie-Britannique, le vélo suivait un tracé longeant le parc Stanley et la course revenait à l’université le long de l’océan où avait eu lieu la nage. Le tout s’est déroulé de façon si informelle que le soir, quelqu’un sonna à sa porte lui demandant s’il avait pensé acquérir un permis pour l’événement.

Les McDonald fonda l’association de triathlon de la Colombie-Britannique en 1983 ainsi que l’association canadienne de triathlon un an plus tard (qui devint ensuite Triathlon Canada). Ses prouesses ne se firent pas seulement sentir sur le plan politique. Sur le terrain il remporta 5 années consécutives le championnat du monde Ironman dans la catégorie des 50 ans et plus.

En 1988, il reçu un appel de nul autre que Juan Antonio Samaranch, président du CIO afin de lui demander d’organiser un comité responsable de l’implantation du triathlon aux Jeux olympiques, ce qui le mena à la tête de l’ITU fondé en 1989. Il installa alors les bureaux du nouvel organisme… chez lui au 1154, West 24th Street, North Vancouver faute d’avoir les budgets suffisants pour louer de vrais bureaux (BC SPORTS HALL OF FAME, http://www.bcsportshalloffame.com/inductees/inductees/bio?id=333&type=person).

À l’autre bout du Canada, deux sœurs jumelles québécoises allaient aussi contribuer à populariser le triathlon par leurs exploits. En 1983 et 1984, Sylvianne Puntous gagne chez les femmes l’Ironman de Kona suivi de… sa sœur jumelle Patricia. Les deux sœurs sont peu connues au Québec, mais détiennent une réputation internationale dans le monde triathlète. Elles sont les premières athlètes ne venant pas des États-Unis à gagner l’épreuve. En ’86, ’87 et ’89, Sylvianne termine également 2e. En 1986, elles font encore une fois la manchette. Patricia est disqualifiée pour avoir utilisé l’aspiration du cycliste devant elle («drafting»). Les organisateurs ne sachant pas distinguer l’une de l’autre décident de la laisser continuer jusqu’à la fin. Patricia termine première, mais est finalement disqualifiée. La victoire revient donc à Paula Newby-Fraser, sa première de ses incroyables 8 championnats remportés et Sylvianne termine 2e. Aujourd’hui, les deux femmes vivent simplement achevant une technique infirmière et participant dans la région de Montréal et Toronto à des compétitions de duathlon et de marathon (IRONMAN.COM, http://ironman.com/holdingcell/2003/july-2003/sylviane-and-patricia-puntous-set-the-pace-in-the-early-ironman-days)

Triathlon Canada est l’organisme qui fait la promotion du triathlon et d’autres multisports (aquathlon, duathlon et le triathlon d’hiver). Le comité de direction se compose de quatre dirigeants élus, d'un représentant des fédérations provinciales et d'un représentant des athlètes. C’est aussi TC qui est responsable du choix des athlètes d’élite canadiens qui participent aux Jeux olympiques, panaméricains, du Commonwealth et aux championnats du monde ITU. Il est membre de l’ITU et les différentes fédérations provinciales en sont membres dont Triathlon Québec. TC poursuit plusieurs objectifs à travers ses différents programmes :

·         Il s’occupe du programme de certification des entraîneurs (PNCE) en triathlon comprenant deux volets : communautaire et compétition.

·         Il régit également les règlements des épreuves canadiennes. Il le fait en conformité avec l’ITU.

·         Il organise le circuit junior Teck. En 2010, deux épreuves sur 4 étaient présentées au Québec (Coteau-du-Lac et Magog).

·        

Distances programme Kids of Steel® (KOS)

Distances maximales que les athlètes peuvent parcourir dans chaque division d'âge. Les athlètes peuvent participer à des événements sur des distances inférieures à celles qui sont mentionnées mais ils ne peuvent dépasser ces distances lors des compétitions.

Âges (au 31 déc*)

Natation

 

Cyclisme

Course à pied

7 ans et moins

50m

1.5km

500m

8 – 9 ans

100m

5km

1.5km

10 – 11 ans

150m

10km

2km

12 – 13 ans

300m

15km

3km

14 – 15 ans

500m

15km

4km

16 – 19 ans

750m

20km

5km

18-19 ans

1500m

40km

10 km

 

En ce qui à trait au volet développement de sa mission, TC a organisé le programme Kid of Steel depuis 1995 afin de favoriser la participation des enfants :

 (TRIATHLON CANADA : http://triathloncanada.com/rtecontent/document/Triathlon_in_Canada_History_FRE.pdf ; TRIATHLON CANADA, http://triathloncanada.com/fr/page.ch2?uid=FactSheet2)

3.2         Au Québec

 

Triathlon Québec fait la promotion et développe le triathlon au Québec. Il fait partie de Triathlon Canada et plus d’une trentaine de clubs en sont membre. TQ pilote aussi plusieurs programmes dont le PNCE canadien offrant des formations selon le profil sport communautaire ou compétition.

Leur programme initiation propose des distances réduite afin d’encourager la participation des gens (280m de natation, 15 km de vélo et 500 m de course à pied). Ces distances peuvent varier. Certains endroits offrent un Try-a-tri qui propose une continuité sur le chiffre 3 (300m/13km/3km). La plupart des événements dispose d’une catégorie équipe où les membres se séparent les trois disciplines (à ne pas confondre avec les courses d’équipe de l’ITU où chaque participant fait un triathlon complet).

TQ participe au programme canadien Kid of Steel. Certaines compétitions, dont celles de Drummondville et de Saint-Lambert, offrent même aux enfants d’âge préscolaire de participer. Suffit de se munir d’une planche pour la natation et de petites roues d’appoint pour le vélo !

TQ appui également le triathlon scolaire. Une des premières écoles à avoir organisé ce type de triathlon fut l’école St-Noël-Cabanel avec Denis Boivin, enseignant et Thierry Melinge, maintenant conseiller pédagogique en éducation physique à la CSDM (voir annexe 3  pour les détails de l’organisation). Aujourd’hui, 22 écoles organisent un triathlon chaque année avec le réseau Triathlon scolaire Merrell.

De manière plus poussée, TQ travaille conjointement avec les commissions scolaires de 10 écoles secondaires afin d’organiser le sport-étude en triathlon. Dans la région de Montréal, c’est le club Les Rapides de Lasalle qui offre le support et les entraîneurs aux écoles qui y participent. Les entraînements se font au Centre Régional de Triathlon (à l’Aquadôme) du lundi au vendredi de 14h00 à 16h00.

Dans la foulée de sa mission de faire participer tout le monde au triathlon, TQ organise également les compétitions de paratriathlon (AWAD). 6 catégories sont prévues et respectent les mêmes caractéristiques de l’ITU :

« TRI 1 - Cyclisme à mains: paraplégiques, quadriplégiques, polio, amputé des 2 jambes. Ils doivent utiliser un vélo à mains sur le circuit de vélo et utiliser un fauteuil roulant de course pour la course.

TRI 2 - Altération sévère de la jambe, y compris les personnes amputées au-dessus du genou. L'athlète doit utiliser un vélo standard et courir avec une prothèse au-dessus du genou (ou prothèse similaire) ou exécuté à l'aide de béquilles.

TRI 3 - Les autres: Cette catégorie comprend les athlètes ayant la sclérose en plaques, la dystrophie musculaire, la paralysie cérébrale, double jambe amputée ou la paralysie dans les membres multiples. Ces athlètes utiliseront un vélo standard et devront courir. Ils utilisent un appareil de support ou des prothèses, si nécessaire.

TRI 4 - Une déficience de bras, comme la paralysie, les personnes amputées au-dessus du coude et au-dessous du coude, ou d'une altération dans les deux membres supérieurs. Les athlètes peuvent utiliser une prothèse, orthèse ou une écharpe sur le vélo.

TRI 5 - Légère altération de la jambe y compris les personnes amputées au-dessous du genou. L'athlète doit utiliser un vélo standard et courir avec une prothèse.

TRI 6 - Déficience visuelle, la cécité légale (vision 20/200 avec lentille corrective). Un athlète de soutient de même sexe est obligatoire pendant toute la course. L'athlète doit être relié à son athlète de soutient au cours de la natation et de la course à pied. L'athlète utilise un vélo tandem.» (TRIATHLON QUÉBEC, http://www.triathlonquebec.org/index1.asp?id=455)

TQ organise la coupe Québec de triathlon sous ces catégories :

- Élite

- U17 élite

- U15 élite

- Développement (12-13 ans et 14-15 ans)

- Paratriathlon (AWAD)

- Duathlon (18-29 ans, 30-39 ans, 40-49 ans...)

- Sprint (16-19 ans, groupes d’âge de 20 ans et plus par tranches de 5 ans)

- Olympique (18-19 ans, groupes d’âge de 20 ans et plus par tranches de 5 ans)

- Longue distance (18-29, 30-39, 40-49, ...)

 

 

Il choisit aussi ses athlètes d’élites sous 4 catégories : espoir, relève, élite et excellence. Cette dernière catégorie correspond aux athlètes brevetés niveau senior ou développement par Triathlon Canada. Une seule athlète a reçu ce statut en 2010, c’est Katy Tremblay. (TRIATHLON QUÉBEC : http://www.triathlonquebec.org/index.asp?id=416).

2010 fut une année de grand cru pour les athlètes québécois qui se sont démarqués sur la scène internationale. Pas moins de 15 d’entre eux ont été choisis pour participer au championnat du monde de Kona, Hawaï, Pierre Lavoie terminant 3e de sa catégorie d’âge.

 

 

CONCLUSION

 

Au terme de ces aléas historiques, force est de constater que le triathlon a suivi la même voie que la plupart des sports de la planète quant à son développement. Lui aussi a établi ses bases sur des événements informels organisés par une bande de découvreurs qui avaient des besoins ou des objectifs particuliers. Lors de la première phase de son développement, les règles changeaient constamment et les concours naissaient à pied levé. La deuxième phase implique naturellement une plus grande participation de la population. Quand le nombre y est, le besoin se fait sentir d’institutionnaliser les règles et de perfectionner le matériel. C’est aussi la phase de la parade des acronymes : ITU, WTC, IUTA, toutes des organisations qui ont pour objectif de promouvoir, d’encadrer et de faciliter la pratique du sport. La troisième phase vient avec sa maturation; les athlètes légendaires, les épreuves mythiques, les records, la reconnaissance des pionniers. Le triathlon en est déjà à cette étape de son histoire.

Deux aspects distinguent cependant l’évolution du triathlon des autres disciplines. Le premier est sûrement son essor explosif. Alors que d’autres sports ont attendu des centaines d’années avant d’en arriver à la dernière phase de développement, le triathlon y a mis moins de quarante ans. Il serait facile de n’attribuer ce phénomène qu’aux connaissances préalables de la population sur les trois sports qui le composent. Ce serait négliger le rôle important des acteurs de son épopée qui ont composé, par leurs accomplissements, une histoire déjà riche d’événements mémorables.

Par ailleurs, le triathlon s’est développé de facto avec les valeurs de son temps, ce qui constitue sa seconde singularité. Dès ses tous débuts, les femmes étaient de toutes les compétitions et, malgré que les résultats soient séparés des hommes, elles s’engagent sur le même terrain et en même temps qu’eux. Partout dans les statuts et missions des différentes fédérations, on mentionne que l’inclusion est une valeur fondamentale du triathlon. On veut qu’il soit possible à tous d’y participer. Peu de sports font place de manière si organisée et constante à des athlètes de 5 à 85 ans (…et plus), de tout sexe, de toute origine (l’ITU étant présente sur tous les continents), de tout handicap, de toute classe sociale (possibilité de pratiquer le sport de manière très économique) dans un même lieu et au même moment.

À l’heure où la condition physique des populations occidentales se détériore, le triathlon n’est plus qu’un simple jeu, mais devient un outil de santé et de condition physique sociale. Je suis heureux de constater que dans ce domaine et dès les tous débuts, le Québec… a sauté à l’eau !

BIBLIOGRAPHIE

Livres :

·         BERNHARDT, GALE, Triathlon training basics, Londre, A and C Black Publishers Ltd, 2004, 239 pp.

·         CORDIER, YVES ET MALAURENT, MAX, Triathlon, Paris, Robert Laffont, 1991, 158 pp.

·         LEHÉNAFF, DIDIER ET BERTRAND, DIDIER, Le triathlon, Paris, Chiron éditeur, 2001, 209 pp.

·         VIGNEAULT, MICHEL, Histoire et philosophie de l’éducation physique et profession, UQAM, Département de kinanthropologie, 2010

Journaux :

·         CYBERPRESSE : http://www.cyberpresse.ca/sports/autres-sports/201005/29/01-4284998-le-couple-de-fer.php

·         NEW YORK TIMES : http://www.nytimes.com/2008/06/01/sports/playmagazine/601masterclass.html

Sites internet (disponibles en ligne le 8 décembre 2010):

·         BC SPORTS HALL OF FAME : http://www.bcsportshalloffame.com/inductees/inductees/bio?id=333&type=person

·         CHALLENGE ROTH : http://www.challenge-roth.com/en/index.html

·         CHRISSIE WELLINGTON : http://www.chrissiewellington.org/

·         DAVE SCOTT : http://www.davescottinc.com/

·         DÉCATHLON USA : http://decathlonusa.typepad.com/deca/history.html

·         EMBUNMAN :  http://www.embrunman.com

·         INTERNATIONAL TRIATHLON UNION :  http://www.triathlon.org

·         IRONMAN : http://ironman.com/#axzz16LyphfRg

·         INTERNATINAL ULTRA TRIATHLON ASSOCIATION : http://www.iutasport.com/

·         FFTRI : http://www.fftri.com

·         JACK JOHNSTONE : http://www.triathlonhistory.com/

·         JUDY AND JOHN COLLINS : http://www.thiswastriathlon.org/

·         KATY TREMBLAY, http://www.kathytremblay.ca/accueil/default_f.asp

·         LE GRAND DÉFI PIERRE LAVOIE, http://www.legdpl.com/fr/

·         MAGALIE TISSEYRE, http://mightymagali.com/photos

·         MARK ALLEN : http://www.markallenonline.com/maodefault.asp

·         MULTISPORTS.COM : http://www.multisports.com/paula.html

·         PETER REID : http://www.peterreid.com/index.htm

·         PIERRE LAVOIE, http://www.pierrelavoie.org/index.php?id=8)

·         RADIO ALPINE MEILLEURE : http://ram05.pagespro-orange.fr/embrunman20ans.htm

·         SIMON WHITFIELD : http://simonwhitfield.com/bio/)

·         SITE OFFICIEL DES JO DE BEIJING 2008 : http://fr.beijing2008.cn/cptvenues/sports/modernpentathlon/n214054977.shtml

·         THE INTERNATIONAL BIATHLON UNION : http://www.biathlonworld.com/en/history_1924_1957.html

·         TRIATHLON CANADA : http://www.triathloncanada.com

·         TRIATHLON QUÉBEC : http://www.triathlonquebec.org

·         USATRIATHLON : http : //www.usatriathlon.org

·         WIKIPÉDIA : http://fr.wikipedia.org/wiki/biathlon

·         WIKIPÉDIA : http://fr.wikipedia.org/wiki/triathlon

·         YVES BEAUCHAMPS : http://www.yvesbeauchamp.ca/

Annexe 1 : Athlètes marquants

Athlètes internationaux


Athlètes canadiens


Athlètes québécois

ANNEXE 2 : Organiser un triathlon à son école

Salut Yannick,

Certain que je peux t’aider... C’est moi-même le grand manitou du triathlon scolaire de St-Noël-Chabanel! Thierry m’a donné un bon coup de main la première année.  Le tout a commencé en 2006.  La première année, j’avais organisé avec Thierry un triathlon en 3 épreuves séparées pour les jeunes.  L’année suivante, en 2007, j’ai décidé de contacter Alain Patry de Triathlon Québec pour qu’il devienne notre partenaire.  C’est alors que notre triathlon est devenu la finale régionale du Québec dans Montréal-Bourassa puisqu’aucun autre triathlon n’existait dans cette région.  De toute façon, nous étions seulement la deuxième école à organiser un triathlon scolaire au Québec!  C’est alors que tout est devenu big assez vite... Nous avons décidé d’ouvrir le triathlon à toute notre école, pas seulement à nos élèves qui étaient dans le parascolaire de triathlon.  Les profs aussi était invités.  Résultats: environ 60 jeunes ont participé au triathlon participatif, 30 jeunes au triathlon élite et 30 profs au triathlon des adultes!  Les distances ressemblaient à :

Participatif: 100m-5km-1km                            Élite: 200m-10km-3km                                    Adulte: 300m-10km-3km

L’année suivante, en 2008, la compagnie Merrel est devenue commanditaire avec triathlon Québec et nous avons ajouté les puces de Sporstats.  Entretemps j’avais travaillé avec une fille d’une autre école (Barthélémie-Vimont) pour développer un triathlon là-bas aussi.  Nous avons donc invité des jeunes de cette école à notre finale régionale.  Ce fut magique!  Il ne faut pas oublier que Québec en forme était aussi un de nos grands partenaires. Surtout pour le lien avec la Ville de Montréal et la sécurité et fermeture des rues.  Ils nous ont aussi grandement aidé à trouver de l’argent et des bénévoles!  Honnêtement, c’est en 2008 que le triathlon a été vraiment une grosse affaire.  J’ai même gagné un prix reconnaissance à la CSDM pour l’organisation de cette activité!  Plus de 300 jeunes et 30 adultes y ont participés.

En 2009 j’ai changé de job (comme tu le sais) mais j’ai continué à jouer un rôle assez important au sein de l’organisation de l’activité!  Le triathlon a eu lieu comme l’année d’avant, mais avec 2 nouvelles données: d’abord nous avions l’idée de faire un duathlon pour les tout-petits de maternelle, 1ère et 2e année.   (Course, trottinette, course).  C’était par contre difficile à organiser au point de vue du parcours et de l’horaire.  Nous avons donc fait simplement une course de 1km pour les petits.  Ensuite il y a eu la qualification de nos jeunes élites pour les jeux du Québec qui ont eu lieu à l’été 2010.  Il y avait donc sur place le responsable des jeux du Québec pour notre région qui est venu voir la compétition et remettre les médailles aux 8 qualifiés (en passant j’ai accompagné les 8 élèves aux Jeux du Québec l’été passée... 8 familles défavorisées qui n’avaient aucun vélo... J’en aurais long à te raconter là-dessus, mais ce n’est pas le moment :)

L’an passé en 2010, j’ai participé seulement en tant que membre du comité organisateur et bénévole lors de l’évènement.  La compétition était similaire de celle de 2009, aucun changement.  Simplement que nous avons accompagné nos qualifiés des jeux du Québec à un autre triathlon scolaire à Lasalle.

Cette année je suis très inquiet face à l’évènement.  La personne qui avait pris les rennes de l’organisation est partie et de mon côté j’ai d’autres projets que tu connais.  Je trouve tout ça très dommage pour les jeunes, mais j’ai bien peur qu’il n’y est pas grand chose cette année.  À suivre...

Pour le reste de tes questions

·         les distances sont maintenant les mêmes que tous les autres triathlons scolaire de triathlon Qc (voir sur le site pour les différentes catégories d’âge)

·         oui le triathlon avait lieu à l’école.  Nous avions la chance d’avoir une piscine au coin de la rue et nous fermions 2 rues pour le parcours de vélo (des boucles).  La course se faisait sur le trottoir et l’arrivée dans la cour...magique!  

À plus mon ami...Denis Boivin


ANNEXE 3  : Ligne du temps


….

 


[1] Les championnats du monde de longue distance correspondent à deux fois et trois fois la distance olympique. Ce championnat fait contrepoids à la série Ironman qui appartient à la World Triathlon Corporation (WTC).

[2] Sauf pour les compétitions destinées aux différents groupes d’âge et de longue distance où les minimas de température varient entre 22o et 24o Celsius.

[3] Idem