Parcours / Route 2018



En 2018, le 1000 du Sud se déroule entièrement en France, et à 99,5 % sur le goudron.

De même qu’en 2017, le dénivelé est supérieur à 20.000 mètres ; le délai est de 100 heures en formule Randonneur, et sans limite en formule Touriste.

Le 1000 du Sud 2018 n’est donc pas un BRM.

Comme toujours, notre souci a été de nous renouveler par rapport aux années précédentes.

Parmi les nouveautés 2018, l’événement est que, pour la première fois de son histoire, le 1000 du Sud franchira le Ventoux. Nous ferons l’ascension par le versant nord (Malaucène) et surtout, nous la ferons en fin de parcours (environ au km 800) pour que le Géant soit le couronnement de l’aventure.

À part le Ventoux, les principales ascensions n’ayant encore jamais figuré au menu du 1000 du Sud sont : le col des Champs (2093 m), le col d’Allos (2247 m), le col d’Izoard (2360 m), le col de Sarenne (1999 m) et le col du Solude (1680 m), auxquels s’ajoutent une quinzaine de cols plus modestes.

Cette année, il n’y a pas d’objectif à atteindre, pas de thème particulier, il s’agit simplement de faire un grand voyage touristique à travers les Alpes du Sud, en empruntant, autant que possible, des petites routes tranquilles, pour faire le plein de calme, d’espace, de solitude, de beauté.

NB. Le tracé visible sur openrunner est provisoire au passage des cols suivants:  Sarenne, Ornon (apparemment, le calculateur ne les emprunte pas l'hiver) ; d’où le kilométrage approximatif.


Au début, le parcours nous emmène à travers le Haut-Var en direction de l’est, par une route calme et belle, agréable de jour comme de nuit : Aups, Tourtour, Ampus, Bargemon, le col de Saint-Arnoux, Seillans, le col de Bourigaille, et Mons, bâti sur un rocher dominant le pays de Fayence. Encore un étage plus haut, et voici le col de Valferrière (1169 m), dans les Alpes-Maritimes, plus précisément dans les Préalpes de Grasse, dites Préalpes d'Azur, un massif de moyenne altitude, où de petites routes improbables relient des villages pittoresques, blottis dans une vallée étroite ou perchés dans la montagne (Andon, Gréolières, Coursegoules, Bézaudun, Bouyon, Les Ferres, Roquestéron, Toudon, Ascros). Quelques cols sont engrangés au passage : le col de la Cornille (1387 m), le col des Ferres, le col de Vé Gauthier, le col de Saint-Raphaël.

Au sommet de ce dernier, nous basculons dans la vallée du Haut Var (le fleuve), à Puget-Théniers. Une douzaine de km en amont, le Var, venu du nord, décrit un coude pour se diriger vers l’est. Au lieu de le remonter, nous allons court-circuiter ce coude en passant par le col de Saint-Léger (1070 m). Pour atteindre le col, nous empruntons le spectaculaire pont de Saint-Léger qui enjambe la Roudoule. Saint-Léger est un village paisible, isolé sur une estive. Le début de la descente est goudronné, mais à la fin, il y a 2,5 km de route non goudronnée, avant de retrouver le Var. Plus haut, nous traversons les magnifiques gorges de Daluis, creusées par le Var dans des roches rouges, et arrivons à Guillaumes (« village des Bêtes Heureuses », se souviennent certains « anciens » du 1000 du Sud).

Le col des Champs (2093 m) est le premier « 2000 » de cette édition. Route paisible, paysage ouvert ; au sommet nous entrons dans les Alpes de Haute-Provence. La descente sur Colmars est bonne, le revêtement a été refait. Voici maintenant le col d’Allos (2247 m), puis la vallée de l’Ubaye et Barcelonnette, puis le col de Vars (2108 m), porte des Hautes-Alpes. L’enchaînement se poursuit avec le col d’Izoard (2360 m), par la célèbre Casse Déserte (photo devant la stèle Louison Bobet et Fausto Coppi!), puis Briançon et enfin le col du Lautaret (2057 m), notre dernier « 2000 », dominé par les sommets enneigés des Écrins.

Le Lautaret, souvent emprunté par le 1000 du Sud, est un col de transition, rendu désagréable par le trafic (selon les heures), mais difficilement évitable, qui donne accès à la vallée de la Romanche, où nous attendent deux belles surprises : le col de Sarenne (1999 m), col pastoral dont la tranquillité contraste avec la frénésie cycliste de l’Alpe-d’Huez, et, de l’autre côté de Bourg-d’Oisans, le col du Solude (1680 m), par la route de Villard-Notre-Dame, aussi secrète que spectaculaire. Il y a 2,5 km de route non goudronnée sur l’estive, avant d’arriver au col.

À présent, nous commençons à « descendre » vers le sud. Sur notre chemin, nous rencontrons le col d’Ornon (1360 m) qui relie l’Oisans au Valbonnais, et le col du Parquetout (1398 m), resté dans les mémoires de ceux qui participèrent à l’édition 2013. Quelques km sur la « Route Napoléon » (Corps, un belvédère au-dessus du lac du Sautet, puis la rampe du Motty – en descente!) et nous pénétrons dans le massif du Dévoluy par le panoramique col du Noyer (1664 m). Car nous avons rendez-vous avec le col du Festre, qui lui, est au menu du 1000 du Sud depuis 2011!

Une fois quitté le Dévoluy, nous voilà dans les vallées des Buëch, ça commence à sentir le sud. Il y a du trafic entre Veynes et la Faurie (sur une dizaine de km) puis nous retrouvons la tranquillité d’une petite route menant au col de la Haute-Beaume (1268 m). D’où nous plongeons vers la route du col de Cabre (1180 m), vite atteint. Ensuite, c’est un enchaînement de cols dans les Baronnies (massif d’altitude moyenne, comprenant le sud des Hautes-Alpes et l’est de la Drôme), qui va nous amener, tel un escalier descendant, au pied du Géant : col de Rossas (1115 m), col du Fays (1051 m), col de Pommerol (ou de la Fromagère - 1072 m), col de Soubeyrand, col d’Ey, et, après Buis-les-Baronnies, le petit col de Propiac.

À Faucon, nous sommes désormais dans le Vaucluse. Entrechaux se présente rapidement, puis Malaucène! L’ivresse du voyage s’étant, à ce stade, bien installée en nous, les fameux 21 km de montée sont comme une mission lunaire…

Une fois le sommet du Ventoux atteint, ce sont 26 km en roue libre (ou presque) jusqu’à Sault, et, histoire de ne pas redescendre trop brutalement sur terre, nous rentrons à Cotignac par un itinéraire calme et plaisant. Excepté le passage de la Durance, entre la Brillanne et Oraison, qui ne peut se faire à l’abri du trafic, il y a encore, sur les petites routes de Haute Provence, de quoi prolonger le rêve, autant à l’ouest de la Durance (Revest-du-Bion sur le plateau d’Albion, Banon, Saint-Etienne-les-Orgues, Fontienne, Sigonce), qu’à l’est (Valensole, Riez, le lac de Sainte-Croix, Baudinard-sur-Verdon).

Départements traversés : Var, Alpes-Maritimes, Alpes de Haute-Provence, Hautes-Alpes, Isère, Drôme, Vaucluse.

Sous-pages (1) : Route 2018 English
Comments