Hôtel Mignot

17, boulevard Lundy[1]

Note : Ce texte a été publié, pour l'essentiel, en décembre 2003, dans le n° 14 de Regards sur notre Patrimoine, publication de la Société des Amis du Vieux Reims.



Il n’y a pas lieu de revenir sur la biographie d’Édouard Mignot, publiée dans ce bulletin en 1997[2], sous la plume de notre archiviste, ou documentaliste, Colette Cortet. Cependant, ajoutons quÉdouard Mignot naquit à Soissons, en la maison du Saint-Esprit[3], le 24 septembre 1867. Ses parents y tenaient un important négoce de produits chimique et couleurs. D’une certaine aisance, ils purent assurer à leur fils une éducation soignée. C’est ainsi qu’Édouard Mignot apprit le violon[4] et obtint un baccalauréat ès sciences avec mention, de la Faculté de Lille, en 1885.

Après un stage à Paris, pour y apprendre le négoce, il fit son volontariat en 1886 et revint ensuite à Paris pour y poursuivre son stage dans une maison d’exportation.

Par l’intermédiaire d’un ami de la famille, Eugène Bonant, on lui procura un emploi à la Maison Chovet-Joubert[5], dont l’usine et l’importante maison de vente se trouvaient à Reims. Doté par ses parents de 40.000 Francs or[6], Édouard Mignot put s’associer rapidement, en janvier 1891, avec Eugène Bonant.

Le lecteur pourra se reporter utilement à l’article de Colette Cortet, pour suivre l’ascension fulgurante d’Édouard Mignot. Il fut l’homme aux 800 millions, selon Eugène Dupont[7], et, selon la rumeur, le plus gros contribuable physique de France…

Édouard Mignot épousa à Paris, en 1894, avec réception à l’Hôtel Continental, Gabrielle Darteyre (1876-1947) et vint habiter avec sa jeune épouse, en 1895, au 12, rue Clovis. Coïncidence, c’est à l’emplacement de ce premier domicile rémois, que le journaliste Patrick Poivre d’Arvor verra le jour, en 1947, dans un immeuble de la Reconstruction.

Le 1er juin 1904, Édouard Mignot, alors domicilié 49, rue de Courcelles, signe le bail d’un élégant hôtel particulier situé au 48 du boulevard Lundy. Il s’agit de l’hôtel Radière, dont la propriétaire, Mme Camille Rogelet, née Marie Constance Berthe Radière, veuve depuis 1888, l’avait loué le 9 février 1898 – pour 7, 12 ou 18 années –, au choix du preneur, au négociant en laines René Jean Charles Brunette (1850-1898), fils de l’architecte Narcisse Brunette. Celui-ci mourut, quelques mois plus tard, le 13 décembre 1898. Veuf de Marie Virginie Elisabeth Goërg (1859-1884), des champagnes Irroy, il laissait un fils mineur, Ernest Joseph Robert Brunette (1884). Placé sous la tutelle de sa grand-mère Mme Joseph Jacob Goërg[8], née Adeline Marie Sergent (1838-1918), celle-ci céda, au nom de son petit-fils, le 31 mars 1899, le bail au manufacturier Iwan Prosper Voos[9] (1873-1939), lequel céda, à son tour, son bail à Édouard Mignot avec jouissance au 1er octobre 1904, moyennant un loyer annuel de 4.600 francs[10].

Une clause de ce bail prévoyait, que Mme Rogelet ne sera pas tenue de reprendre les ornements ajoutés à l’immeuble par M. Brunette ou M. Voos et que M. Mignot pourra enlever à la fin du bail une cheminée artificielle de style japonais et la tenture du salon…

Édouard Mignot vint donc habiter le résidentiel boulevard en 1904 et y fit édifier dès 1911 le somptueux hôtel dont il va être question.

L’avenue des épiciers


Dans ses mémoires[11], Charles Théron (1878-1959), administrateur des Docks Rémois, nous conte que lors d’une réception à la suite de son emménagement, en 1909, dans l’hôtel particulier du 3, place Godinot, ses collègues administrateurs furent un peu étonnés du confort, non pas luxueux, ce serait exagéré dit-il, mais bourgeois, et que piqués dans leur amour propre – alors qu’il n’avait pas cherché à les éclipser, affirme-t-il – ils firent construire : Messieurs François et Pigeon sur le boulevard Lundy. Monsieur Mignot, ne voulant pas faire figure de concurrent pauvre, construisit lui aussi un très somptueux hôtel sur le même boulevard, que les Rémois appelèrent l’avenue des épiciers. Monsieur Georget fit lui aussi, rue de Talleyrand[12], très bien les choses, un édifice que trois cariatides semblent porter de leurs muscles de pierre.

Charles Théron commet ici une petite erreur chronologique, car les hôtels Pigeon[13] et François[14] furent construits en 1913, soit deux ans après l’hôtel Mignot. Quoi qu’il en soit, trois nouveaux hôtels particuliers, rivalisant de splendeur, construits par trois gros épiciers richissimes, vinrent faire irruption dans l’aristocratique boulevard réservé jusqu’à présent aux négociants de la laine et du champagne, le ballot ou le tonneau, comme on disait alors…

On sait, par l’indiscrétion d’un dessinateur du cabinet de Charles Payen, qu’Alexandre Georget refusa le projet de son architecte en réclamant quelque chose de plus frappant. Il aurait déclaré : Je veux que l’on dise c’est la maison Georget (il a eu gain de cause !). Payen eut alors l’idée des cariatides et ce fut Léon Chavalliaud qui les exécuta[15].

Le Cri de Reims[16], se fit l’écho de cette altercation à propos de cette architecture quelque peu tapageuse…
La caque sent toujours le hareng
Après fortune faite, un bon gros épicier de notre ville songea un jour que les billets de mille serrés dans son coffre-fort ne sauraient satisfaire son amour propre qu’autant qu’il lui serait possible d'étaler sa richesse en plein jour. Il consulta donc un architecte et acquit un vaste terrain dans la rue de Talleyrand. Restait à choisir le style de la construction. On lui offrit tout d'abord le style roman, mais il déclara que jamais il n'avait été "romanesque". Le style ogival lui déplut, le mot étant trop difficile à retenir. Le style des anciens temples de la Grèce le fit bondir : – un temple de la graisse ! s'écria-t-il ; jamais. ça ressemblerait trop à une succursale.
Tous les styles lui furent ainsi proposés, sans succès. Enfin, il se décida :
Je ne veux pas de style du tout, déclara-t-il ; faites comme pour un empereur. Foutez-moi des statues partout, ça fait toujours bien, surtout sur la rue, pour qu'on les voit de loin.
L'architecte se mit aussitôt à l’œuvre et, quelques mois plus tard, un nouveau style était né à Reims : le style épicier.
Cet hôtel splendide respire la richesse et la gaieté. Les trois cariatides de la façade, qui sont de la fête, exécutent une danse du ventre du plus amusant effet.
Nous engageons vivement les neurasthéniques à passer souvent rue de Talleyrand. C'est la guérison assurée.
Ironie du sort, cet immeuble qui fut un temps une étude notariale, puis occupé par les Contributions directes, est aujourd’hui un hôpital de jour psychiatrique…


Le même journal, dans le même numéro, surenchérit à la page des petites annonces :
Prochainement, ouverture, rue de Talleyrand, de Titanic-City, le plus vaste music-hall de la région. Directeur propriétaire : M. Petitgeorges.
Attractions multiples. – Bars français (ne pas confondre avec comptoirs). – Dégustation de boissons coloniales. – Grande salle de conférences.
Au premier jour : L'Art dans l'Habitation, par M. C...
Grand orchestre symphonique. – Au programme : la délicieuse Valse des pruneaux, la ronde du Veau d'Or, etc.
N.-B. – L’établissement n'a pas de succursales.


Charles Payen (1861-1912), qui nous avait habitué à plus de sobriété par ses immeubles néo-Louis XVI[17], tous signés et datés, s’est abstenu de mettre son nom sur cet immeuble dont il ne devait pas tirer fierté.

Avec l’hôtel Mignot, tout est différent. Nous sommes en présence d’une riche demeure, construite avec sobriété dans un style Louis XVI modernisé. De l’hôtel Radière, Édouard Mignot avait une vue directe sur l’hôtel Werlé, la plus somptueuse demeure du boulevard. Son architecte s’en est-il inspiré ? c’est fort possible, car on y retrouve quelques similitudes…

Édouard Mignot choisit un architecte parisien, qui signera F.A.B. Bocage, et qui avait déjà signé le bel immeuble cossu de ses beaux-parents, où se réfugièrent Mme Mignot et ses enfants, en décembre 1914, au 4, chaussée de la Muette, dans le 16e arrondissement[18]. Selon René Druart, il était architecte DPLG à Paris et y était né en 1889. S’agit-il d’Adolphe Bocage, qui fut, comme Auguste Perret, l’élève de Jules Guadet à l’École des Beaux-Arts de Paris. Celui-ci est passé à la postérité pour un immeuble construit en 1908 au 9, rue de Hanovre à Paris 2e. Il s’agit d’un bâtiment commercial en béton décoré de grès d’inspiration marine, d’un style résolument différent de celui de l’hôtel Mignot[19]. Mais pourquoi pas ? d’autres exemples nous sont connus.

Construite à proximité du Temple, sur une grande parcelle libérée par l’entreprise de roulage Delarsille-Fassin, la maison a pour voisin de droite le ravissant hôtel occupé à l’époque par les Hourblin. Il fut précédemment la résidence des Warnier-David et antérieurement celle des Kunkelmann. Le jardin en terrasse de cet hôtel, qui surplombait le boulevard Lundy, a été impitoyablement sacrifié et rentabilisé, en 1997, par une résidence d’une architecture – ou plutôt d’une absence d’architecture – d’une banalité à faire pleurer. Non seulement cette nouvelle bâtisse cache la façade sur jardin du premier hôtel Kunkelmann, mais occulte également la façade latérale Nord de l’hôtel Mignot.

Notre hôtel présente donc quatre façades, élevées en pierre de taille, d’un appareillage très soigné, et comporte 5 niveaux. Un premier étage, élevé sur rez-de-chaussée réservé au service, s’éclaire par de grandes baies en plein cintre, à balustres de pierre, ornées de trophées champêtres. Les fenêtres du second étage, moins hautes, sont encadrées de moulures et ont des garde-corps en ferronnerie du plus pur style Louis XVI. La toiture à terrasson de zinc offre de très importants brisis d’ardoise, semblables à ceux de l’hôtel Werlé. Des lucarnes en pierre, dont certaines sont encadrées de cheminées monumentales, éclairent l’étage mansardé. Une série d’œils-de-bœuf en zinc, ou en plomb, ornés de guirlandes, surplombent les lucarnes. Sur la droite de la façade, à l’alignement du boulevard, est accolé un chartil donnant accès aux appartements par une belle porte cochère, en plein cintre, orné de guirlandes elles-mêmes surmontées de postes[20] à hauteur d’un toit-terrasse. L’imposte, de la porte en chêne naturel, est sculptée de pots-à-feu fumants. Ce chartil s’ouvre sur le jardin par une élégante grille en fer forgé, vitrée, ornée du monogramme M dans son imposte. Il donne accès au grand escalier d’honneur, à double révolution, en marbre blanc, et à l’ascenseur capitonné de velours cramoisi. La façade Sud, qui peut-être considérée comme la principale, offre deux avant-corps encadrant une large baie éclairant le bureau-bibliothèque revêtu de boiseries de hauteur en chêne sculpté. La façade vers la rue Andrieux comporte un hémicycle surmonté d’un dôme engagé. Un accès au jardin, dans l’axe du chartil, se fait par une grille au n° 14 de cette rue.

C’est aujourd’hui de la rue Andrieux, où le parc arboré est clos d’un beau mur en pierre de taille, surmonté de balustres, que la vue sur l’hôtel est la plus belle, s’il n’est pas caché par la frondaison.

Nous savons par les mémoires de Mme Mignot (1835-1916)[21], mère, que la maison fut habitée dès 1912. Elle écrivit, à la date du 25 juin 1912 : J’ai habité dans le bel hôtel que mon fils a fait construire boulevard Lundy. C’était la petite inauguration. Celle-ci eut lieu à l’occasion du renouvellement de la 1ère communion de Marcelle Mignot[22], qui deviendra comtesse Henri de Beaumont. Édouard Mignot a-t-il voulu rappeler un souvenir ? En effet, lorsqu’il fit sa 1ère communion en la Cathédrale de Soissons, le 4 juillet 1879, on profita de la réception pour inaugurer la maison que ses parents venaient de faire construire 1, rue Notre-Dame[23].

Puis, le 24 novembre 1912, elle ajoute : Nous avons visité Mr et Mme Lainé[24] et moi le bel hôtel que mon fils a fait construire, c’est merveilleux de tous points, comme construction, agencement, ameublement, confortable et ascenseur. Il y a maintenant de jolies chambres pour tous. Mon fils nous avait invités, nous avons passé une nuit et c’est assez. On sent ici, une petite pointe d’amertume. En effet, Mme Mignot déplore dans ses mémoires le fossé qui semble se creuser entre ses deux enfants. Était-ce un manque d’affinité, la différence de niveau social ? toujours est-il que les Lainé ne furent pas invités en février 1913 : Grande Fête d’enfants, nous dit Mme Mignot, donnée par Mr et Mme Mignot dans leur bel hôtel de Reims : magnifique inauguration. Je fus invitée ; mais non Mr et Mme Lainé.


Puis vint la guerre. Édouard Mignot écrit à sa mère :

Le 26 septembre 1914 : Jusqu’ici mon hôtel et mes usines sont préservés. Boulevard Lundy les maisons voisines sont brûlées ou éventrées. La cathédrale est brûlée. J’ai évacué mon personnel à Villers-Allerand[25].


Le 20 janvier 1915 : Un commencement d’incendie a éclaté sur mon Hôtel 9, boulevard Lundy et a été de suite éteint par le domestique qui était pourvu d’un extincteur.

Le 26 février 1915 : Mon hôtel a été atteint par 2 obus, l’un détruisant la chambre de Jean ; l’autre a percé le toit et a éclaté entre le grand escalier et celui de service arrachant la verrière qui donne sur l’Hôtel Lainé.

Cette fois, c’est Marcelle Mignot qui écrit à sa grand-mère le 9 octobre 1915 : La maison a reçu un 4e obus, c’est-à-dire qu’il est tombé sur le mur mitoyen entre Plumet et nous. Les éclats ont fait pas mal de dégâts, brisé la verrière du hall, cassé la glace de la salle à manger, abîmé les boiseries et aussi l’escalier.

Enfin le 18 octobre 1915, à nouveau Édouard Mignot : Jeudi, ils ont envoyé sur la ville plus de 200 obus en une heure. Mon hôtel est toujours debout et n’a pas trop souffert.

À voir le soigneux rapiéçage de pierre sur la façade, on comprend que l’hôtel a subit de nombreux éclats d’obus.

Il semblerait qu’après la Grande Guerre, Édouard Mignot eut l’opportunité d’agrandir son jardin par l’acquisition du terrain occupé par les Établissements Plumet (transports), au 7, boulevard Lundy, entre le Temple et sa propriété.

Puis ce fut la Seconde Guerre mondiale. Lors de l’Occupation allemande, l’hôtel fut réquisitionné par le haut commandement allemand. Édouard Mignot ne souhaitant pas cohabité avec les officiers allemands fit aménager sommairement un logement dans ses bureaux de la rue Vernouillet, qui porte aujourd’hui son nom depuis 1950.

On se souvient qu’Édouard Mignot eut l’extrême générosité de mettre sa demeure et son personnel à la disposition du général Eisenhower. Une plaque de comblanchien le rappelle par cette inscription : Dwight D. Eisenhower/généralissime des armées alliées/a résidé dans cette maison/du 20 février 1945 au 25 mai 1945/La ville de Reims/À son illustre citoyen d’honneur/8 mai 1955.


Le château de Sept-Saulx fut également mis à la disposition de l’état-major américain, afin d’y faire séjourner certains officiers aviateurs, malades ou blessés.

Notons que ce château, construit dans les années 30, par les architectes Sue et Mare, avec des ferronneries de Desvallières et un jardin à la française dessiné par Jean-Claude Nicolas Forestier, auteur des jardins de Bagatelle, a été classé récemment, sur les instances de la belle-fille d’Édouard Mignot, Mme Jean Mignot[26], née Marie Sybille de Villaines, qui l’occupe toujours actuellement.
Édouard Mignot ne revint jamais habiter son hôtel et termina ses jours à Paris où il s’éteignit en 1949.

Quelques années plus tard, en 1954, Marcel Boutinot (1906-2001), architecte des Comptoirs Français, accompagné de Guy Schœns, alors jeune architecte, vint faire l’inventaire du riche mobilier de la demeure inhabitée afin de le partager entre les deux enfants, Marcelle et Jean Mignot.

L’immeuble fut ensuite vendu et divisé en bureaux et en cinq appartements. Parmi les premiers occupants de ceux-ci on se souvient d’un des plus grands connaisseurs de cigares de la région, Jules Wilfrid Prot (1885-1965), qui tint le bureau de tabac La Régence, 44, place Drouet-d’Erlon, dans les années 30, et l’architecte Maurice Clauzier.

Remercions Édouard Mignot et autres épiciers, de nous avoir laissé un patrimoine de qualité qui laisse de moins en moins indifférents les touristes et les Rémois si l’on juge au succès remporté par les visites du boulevard Lundy. Mais, ne faudrait-il pas que les pouvoirs publics protègent les jardins afin de ne pas voir se répéter l’erreur qui s’est produite au détriment de l’hôtel Mignot. Il est à craindre pour l’hôtel Ruinart de Brimont, qui sera prochainement mis en vente, dont la parcelle s’ouvre sur trois voies… Ces jardins devraient être classés inconstructibles, moyennant de justes indemnités à leurs propriétaires, comme cela se pratique pour les œuvres d’art classées, interdites à l’exportation, lors de leur mise en vente. Ces jardins sont tout aussi importants pour notre patrimoine et même davantage car ils font partie de notre quotidien.

Jean-Yves Sureau.




[1] Cet immeuble portait le n° 9, en 1913 et 1923, puis le n° 15-17, en 1929.

[2] Cf. n° 2, p. 26 à 28.

[3] Rue Vieille Gagnerie. Cette maison a disparu du fait de la Grande Guerre.

[4] Édouard Mignot est resté musicien car il fut le fondateur et le bienfaiteur de la Société des concerts du Conservatoire, de l’ancienne École nationale de musique, pour laquelle il constitua un legs de 500.000 francs, et dont une salle porta son nom en 1950. Elle disparut lors de la démolition de l’ancien Conservatoire…

[5] La mère de M. Chovet était la sœur de la mère de M. Bonant.

[6] Soit environ 800.000 F, ou 122.000 €.

[7] Cf. La Vie Rémoise en 1897.

[8] (1827-1892), ex-député au Corps législatif et courtier en vins de Champagne.

[9] Fabricant de feutre, bien connu, qui fut consul de Belgique.

[10] Paul Douce, notaire à Reims, 1er juin 1904, Cession de bail par M. Voos à M. Mignot.

[11] Mémoires de 1878 à 1934, manuscrit entre les mains des petits-enfants de Charles Théron.

[12] 43, rue de Talleyrand. Hôtel construit en 1911 pour Alexandre Georget (1886-1971), administrateur des Docks Rémois.

[13] 24, boulevard Lundy, à l’angle droit de la rue Werlé, l’hôtel Pigeon, fut construit en 1913, par l’architecte Dufay-Lamy, pour l’administrateur des Docks Rémois Paul Pigeon (1862-1920). Clinique Notre-Dame de 1956 à 1970, il fut transformé en immeuble de bureaux sous le nom de Centre d’Affaires Lundy, puis divisé en appartements de standing, sous le nom de Résidence les Jardins Suspendus, en 1998.

[14] 66-70, boulevard Lundy, l’hôtel François, à peine terminé en 1914, fut construit également par Dufay-Lamy pour Albert François (1860-1930), administrateur des Docks Rémois. Aujourd’hui Chambre de Métiers de la Marne, depuis 1938.

[15] Notes de René Druart. Archives des AVR.

[16] Le Cri de Reims, Satirique-Littéraire-Indépendant, 40, rue Boulard, 2e année, n° 17, 25 janvier au 8 février 1913 (Paraissant presque régulièrement 2 fois du 1er au 30 de chaque mois). Coll. AVR.

[17] Cf. 23, rue Périn (maison pour Paul Bocquet), 4, rue du Barbâtre, 159, rue de Vesle, 43, rue Jeanne-d’Arc, 3, rue du Jard, 45, boulevard de la Paix, etc.

[18] L’immeuble est signé F.A. Bocage, arch. sc.

[19] Cf. Hervé Martin, Guide de l’architecture moderne, éd. Alternatives, Paris 1996.

[20] Ornements en forme d’enroulements qui se répètent ; le nom de postes provient de ce que ces ornements semblent courir les uns après les autres.

[21] Mme Victor Mignot, née Octavie Bouché, d’une haute valeur morale et d’une grande sensibilité, a laissé des mémoires remarquables, magnifiquement reliés avec une généalogie qu’elle fit établir, en 1910, par Fernand Blanchard, conservateur du Musée de Soissons.

[22] Elle fit sa communion solennelle en la Cathédrale le Reims le 2 juillet 1911.

[23] Lors de la pose de la première pierre, en septembre 1875, on avait mis un écrit dans une bouteille sous la pierre posée par Marie et Édouard Mignot. Cette maison a été détruite lors de la Grande Guerre.

[24] Il s’agit de son gendre Marcel Lainé, officier supérieur, et de sa fille Marie Mignot.

[25] Avant de faire construire le château de Sept-Saulx, Édouard Mignot avait sa maison de campagne à Villers-Allerand, propriété louée aux Nouvion-Jacquet en 1911.

[26] Jean Mignot (1903-1980).

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