Biographies rémoises - S T

Note : Cet essai de Dictionnaire de biographie rémoise comporte, dans un premier temps, les notices principalement extraites des ouvrages cités dans les sources ci-dessous. Il s’enrichira, au fil du temps, d’autres sources et des notices auxquelles vous voudrez bien contribuer dans ce site interactif.

Sources :

LRDR = Les Rues de Reims, mémoire de la ville, par Jean-Yves Sureau, Reims, 2002.

LRDT = Les Rues de Tinqueux, par Jean-Yves Sureau, Reims, 2003.

LRDRM = Les Rues de Reims Métropole, par Jean-Yves Sureau, en préparation.


Saint-Just.
(1767-1794). Conventionnel. Né à Decize (Nièvre) le 25 août 1767, guillotiné le 10 thermidor an 2. Louis Antoine Léon de Saint-Just, fut député de l’Aisne. Ses parents, fermiers à Blérancourt (Aisne), le mirent au collège de Soissons, puis l’envoyèrent à Reims, pour y faire son droit. Saint-Just demeura en 1787 et 1788 dans la rue des Anglais, qui porte aujourd’hui son nom. Il se lia très intimement avec plusieurs Rémois avec lesquels il entretint dans la suite, des relations suivies : tel, un jeune théologien de Fère-en-Tardenois, oncle d’Eugène Courmeaux, Nicolas François Henri Leclerc, qui plus tard se maria, s’établit pharmacien dans notre ville et qui logeait alors avec Saint-Just dans sa maison de la rue des Anglais ; tels aussi deux de ses camarades de classe, le grand-père d’Henri Paris et un ancien conservateur des hypothèque, Louis Charles Pierre Tapin, qui mourut centenaire en 1869 ; tel enfin le célèbre chirurgien Noël-Caqué que l’influence du jeune conventionnel fit nommer, en l’an 2, inspecteur-général du Service des Hôpitaux aux armées de l’Intérieur et du Nord.
Source : LRDR.



Saint-Marceaux, Augustin de.
(1790-1870). Maire de Reims. Né à Paris le 4 mars 1790, décédé au château de Limé (Aisne) le 1er avril 1870. Augustin Marie Guillaume de Paul de Saint-Marceaux, fondateur en 1831 d’une maison de vins de Champagne, fut adjoint au maire en 1832, maire du 19 janvier 1835 au 29 octobre 1837, puis le 19 décembre 1839, et du 11 mars 1841 au 19 mai 1845. Il encouragea les Lettres et Sciences, réorganisa le musée des Beaux-Arts et la Bibliothèque municipale, s’intéressa en particulier à la botanique et à l’archéologie préhistorique. Chevalier de la Légion d’honneur, il épousa à Reims en 1810 Charlotte Félicité de Moÿ de Sons (1791-1857). Il repose au Cimetière du Nord sous cette épitaphe : Rheims que j’ai aimé de toutes les forces de mon intelligence, reçois mes cendres et mon nom parmi tes morts.
Source : LRDR.


Saint-Marceaux, René de.
(1845-1915). Sculpteur. Né à Reims, 8, place Royale, le 23 septembre 1845, mort à Paris le 23 avril 1915. Charles René de Saint-Marceaux, membre de l’Institut, petit-fils du précédent, épousa en 1892 Lucie Marguerite Jourdain (1850-1930), veuve du peintre Eugène Baugnies (1841-1891), dont le salon de musique rivalisa avec celui de la princesse de Polignac. On peut voir de René de Saint-Marceaux, outre les œuvres présentées au musée des Beaux-Arts, dont le célèbre Arlequin qui orna les cheminées de bien nombreuses maisons rémoises, Mousse de champagne dans la cour intérieure de l’Hôtel de Ville, et au Cimetière du Nord l’élévation des âmes du purgatoire, pour la famille David, Sur le chemin de la vie, œuvre qui orne le tombeau de ses parents , et son magnifique gisant de l’Abbé Miroy. Il repose à Cuy-Saint-Fiacre (Seine-Maritime).
Source : LRDR.

Saint Nicaise.
Saint Nicaise, 10e évêque de Reims (de 401 à 407), fut décapité par les Vandales, à l'emplacement actuel de la cathédrale, en même temps que sa sœur sainte Eutrope qui avait arraché les yeux du meurtrier de son frère. La statue de saint Nicaise décapité figure sur le portail nord et trois autres statues du saint ornent la cathédrale. L’ancienne église Saint-Nicaise fut construite entre 1229 et 1263 par Hugues Libergier, puis Robert de Coucy ; elle était contemporaine de la cathédrale de Reims, et de style gothique ; on a pu dire qu’elle était la Sainte-Chapelle de Reims. Elle avait pour dimensions, 100 m de longueur, 40 m de largeur, 30 m de hauteur sous voûte. À la Révolution, l’église fut vendue comme bien national et démolie en 1793, malgré les protestations des Rémois qui déploraient la perte de ce joyau de l’architecture.
Source : LRDR.

Saint Remi.
(v. 437-v.533). 15e archevêque de Reims, apôtre de la France. Né à Cerny ou à Laon ? mort à Reims le 13 janvier, âgé de 96 ans. Il fut élevé à Aubigny-les-Pothées (Ardennes) dont son père était seigneur. Remi fut évêque de Reims pendant trois quarts de siècle, il succéda à Bennade, 14e archevêque de Reims, en 459, à l’âge de 22 ans. Il appartenait à une famille de saints : saint Montan annonça sa naissance à sainte Cilinie sa mère, épouse de saint Émile, comte de Laon. Frère de saint Principe, évêque de Soissons, il eut pour nourrice sainte Balsamie et pour frère de lait saint Celsin qui eut lui-même pour fils saint Loup et saint Génébaud. Remi travailla à la conversion de Clovis de concert avec sainte Clotilde, saint Waast et sainte Geneviève. Le 25 décembre 496, il baptisa le roi des Francs, dont il demeura le conseiller. L’actuelle basilique est le quatrième lieu de culte érigé à cet endroit. Fondée en 1005, elle est de deux siècles antérieure à la cathédrale ; commencée par Thierry, abbé de Saint-Remi, en 1041, elle fut achevée en 1050. L’architecte Pierre de Celles construisit l’abside en 1170. Elle fut restaurée en 1827 et 1839. Très endommagée durant la guerre de 1914, la basilique fut restaurée et inaugurée officiellement en octobre 1958. Elle reçut de nouvelles orgues en 2000. La couronne aux 96 cierges, offerte par Charles Givelet, marque exactement la place où fut déposé le corps de saint Remi qui était alors le cimetière Saint-Christophe. En 1537, le cardinal de Lenoncourt lui fit élever un nouveau tombeau, détruit en 1793. Seules les statues furent sauvées et replacées sur le mausolée actuel, édifié en 1847. Trois rois, Carloman, Louis IV et Lothaire ; deux reines, Frédéronne et Gerberge, ainsi qu’un grand nombre de princes et de seigneurs furent inhumés dans la basilique. La saint Remi se fête le 13 janvier. En France, plus de 300 paroisses furent placées sous le vocable de Saint-Remi, sans compter les 85 paroisses du diocèse de Reims.
Source : LRDR.

Saint Sixte.
Saint Sixte, premier évêque de Reims (vers 260), fut envoyé à Reims par le pape Sixte II pour y répandre le christianisme. Il fut enseveli dans l’église qu’il avait créée ; à côté de lui furent ensevelis ses trois premiers successeurs Sinice, Amanse et Bétause. Leurs restes furent par la suite transférés à la cathédrale.

Sarazin, Charles.

(1879-1953). Historien rémois. Né à Reims, 52, rue Cérès, le 25 décembre 1879, y est décédé, 11, rue Werlé, le 21 novembre 1953. Joseph Alexandre Charles Sarazin, fils d’un négociant en tissus, fut l’auteur de nombreux ouvrages sur l’histoire locale. Il fut secrétaire général de la Société des Amis du Vieux Reims et fondateur du Groupe Artistique et Littéraire. Parmi ses nombreux articles, c’est dans le Triptyque rémois : trois images de la vie locale aux environs de 1900, que l’on retrouve le mieux sa tournure d’esprit. Mort célibataire, il repose au Cimetière du Nord.
Source : LRDR.

Sarrail, général.
(1856-1929). Né à Carcassonne (Aude) le 6 avril 1856, mort à Paris. Maurice Paul Emmanuel Sarrail, commanda la 12e division d’infanterie à Reims et y habita 35, rue Courmeaux, en 1911. Il commanda la 3e armée lors de la bataille de la Marne. Il repose dans le caveau des gouverneurs de l’église Saint-Louis des Invalides.
Source : LRDR.

Savin, Nicolas.
Nicolas Savin fut nommé maire de la commune Saint-Brice-Courcelles le 1er janvier 1808 et le resta jusqu’en 1816. Il succéda à André Charles Louis Divory, propriétaire à La Malle, avait été nommé maire le 28 pluviôse an 8 et dont Nicolas Savin avait été l’adjoint à la même date. Nicolas Savin eut pour successeurs Emery Bouilly, propriétaire, nommé maire le 27 mars 1816 jusqu’en 1831.
Source : LRDRM.

Savin, Paul.
Source : LRDRM.

Savoye, Jean-Baptiste.
(1731-1807). Né à Paris en février 1731, mort à Reims, rue du Cadran-Saint-Pierre, le 23 juin 1807. Jean-Baptiste Savoye, négociant en vins, président de la justice consulaire, membre du Conseil de commerce de Reims, collabora à la rédaction du cahier général du Tiers-Etat de Reims en 1789 et prit l’initiative, le 19 messidor an 3, d’une pétition demandant le rétablissement du culte à la cathédrale dont il fut nommé administrateur. Son portrait, par Lié-Louis Périn, est à la Chambre de commerce.
Source : LRDR.

Sayen, Robert.
(1913-1987). Né à Condé-lès-Herpy (Ardennes) le 23 juin 1913, mort à Reims, 140, rue des Capucins, le 13 mai 1987. Robert Jean Sayen, après des études à Reims entra à l’École normale en 1929. Nommé dans la région, en sportif fervent il instaura des activités physiques dans son enseignement. En 1940, il fut fait prisonnier. A son retour de captivité, il fut nommé instituteur, puis directeur à Reims. En 1947, il créa l’Union sportive des Amicales laïques. Président d’honneur de la Fédération nationale des Offices municipaux des sports en 1986, Croix de guerre 1939-1945, officier des Palmes académiques, Médaille d’or de l’UFOLEP, Médaille d’or Jeunesse et Sports, il reçut la Grande médaille de la Ville de Reims. Il épousa Jeannine Elisabeth Marie Piccone.
Source : LRDR.


Schleiss, Paul.
(1913-1944). Résistant. Né à Reims, 78, rue Lecointre, le 27 mars 1913, tué à Tournes (Ardennes) le 29 août 1944. Paul Lucien Schleiss, résistant de Libé-Nord. Convoyeur de réfractaires, chef militaire, saboteur, agent de liaison, militant de la CGT clandestine. Il fut arrêté le 6 juillet 1944 et échoua dans la prison de Charleville. Emmené avec douze malheureux compagnons, il fut exécuté au lieudit Bois de la Rosière à Tournes. Il épousa à Reims en 1933 Yvonne Gilberte Garinois (1909-2002), qui se présenta aux élections municipales, en 1944, sur la liste du parti socialiste. Il repose au Cimetière du Nord et sa sépulture est fleurie chaque année par la Ville de Reims, le 30 août, pour l’anniversaire de la Libération de Reims.
Source : LRDR. (photographie CRDP)


Schneiter, André.
(1914-1944). Résistant. Né à Reims, 3, rue de la Renfermerie, le 27 juin 1914, tué à Tournes (Ardennes) le 29 août 1944. Marie François André Schneiter, courtier en vins de Champagne, fut lieutenant, cité en 1939-1940. Chef du bureau des opérations aériennes, il participa à de nombreux parachutages et transports d’armes. Dénoncé à la Gestapo, il réussit à lui échapper et continua son action. Il effectua personnellement des sabotages dans la région. Arrêté en juillet 1944, il fut exécuté par la Gestapo au lieudit Bois de la Rosière, à Tournes. Décoré de la Légion d’honneur à titre posthume, il était le frère de Pierre Schneiter et l’oncle de l'ancien maire de Reims. La sépulture de sa famille, au Cimetière du Nord, est fleurie par la Ville de Reims, le 30 août, pour l’anniversaire de la Libération de Reims.
Source : LRDR.  (photographie CRDP)

Schneiter, Jean-Louis.
(1933). Maire de Reims. Né à Reims le 17 janvier 1933. Courtier en vins de Champagne, adjoint de Jean Taittinger puis de Jean Falala, Jean-Louis Schneiter est maire de Reims depuis 1999 et a été élu en 2001. Député de la Marne, de 1978 à 1981, Croix de la Valeur militaire, Croix du Combattant, chevalier de l’ordre national du Mérite, chevalier des Palmes académiques, il a été fait chevalier de la Légion d’honneur en 2004. Il est le fils de Pierre Schneiter et l’époux de Josette Cercleron.

Schneiter, Pierre.
(1905-1979). Député-maire de Reims. Né à Reims, 67, rue Chanzy, le 13 mai 1905, y est décédé, 11 bis, rue des Templiers, le 18 mars 1979. François Charles Pierre Schneiter, HEC, courtier en vins de Champagne, ancien résistant, fut compagnon de son frère André. Sous-préfet de Reims à la Libération, il fut député de la Marne MRP de 1946 à 1958, sous-secrétaire d’État aux Affaires étrangères en 1946, secrétaire d’État aux Affaires allemandes en 1947-48, ministre de la Santé publique et de la Population de 1948 à 1951, président de l’Assemblée nationale en 1955. Conseiller municipal, premier adjoint au maire de Reims, puis maire de Reims de 1957 à 1959. De toutes ses fonctions, c’est celle de maire qui lui donna le plus de satisfaction, car, disait-il, il n’y a pas de mandat plus humain. Officier de la Légion d’honneur, Médaille de la Résistance, il fut promu commandeur de l’ordre du Mérite de la République Fédérale Allemande. Il épousa à Reims en 1931 Marguerite Marie-Thérèse Fandre (1909-1993), fille de Charles Fandre (1878-1959), ingénieur directeur de tissage, dont est issu Jean-Louis Schneiter, maire de Reims. Il repose au Cimetière du Nord. Sa sépulture est fleurie chaque année par la Ville de Reims, le 30 août, pour l’anniversaire de la Libération de Reims.
Source : LRDR.

Schock, lieutenant-colonel.
(1914-1973). Compagnon de la Libération. Né à Saint-All (Meurthe-et-Moselle) le 22 avril 1914, mort à Meudon le 12 octobre 1973. André Schock, fut condamné à mort par contumace, en 1940, pour activité gaulliste. Après avoir rejoint Londres, il fut parachuté en France en 1943. Gravement blessé, il fut arrêté en janvier 1944, déporté à Dora et libéré en 1945. Il organisa le mouvement Armes Secrètes dans la Marne. Ancien Compagnon de la Libération, il fut titulaire de la Military Cross et commandeur de la Légion d’honneur.
Source : LRDR.

Schuppel, Margaret.
(1926-1979). Margaret Schuppel, née le 25 mars 1926, décédée le 8 février 1979, œuvra pour le jumelage de la ville de Leimen avec la ville de Tinqueux, qui fut réalisé officiellement le 1er octobre 1966. La plaque porte les prénoms d’Eric (sic) et Margarete (sic) Schuppel, bien que la délibération ne concernait à l’origine que Margaret Schuppel. Erich Schuppel, son époux, décédé en octobre 1982, fut président du comité de jumelage de la ville de Leimen (Al-lemagne) dont il était adjoint au maire. Margarete Schuppel fut trésorière générale du Nord-Baden pour le SPD (parti socialiste allemand). À sa mort, son mari créa une fondation Margaret Schuppel dont les fonds sont destinés à de jeunes Français désireux de vivre quelque temps en Allemagne pour parfaire leur acquisition de la langue.
Source : LRDRT.

Schwartzmann, famille.
Famille déportée en janvier 1944. Michel Schwartzmann, ancien combattant de la Grande Guerre, naturalisé français en 1916, était ouvrier menuisier-ébéniste à Reims et demeurait à Tinqueux, 16, rue Gutenberg. Cette famille était très honorablement connue et jouissait de l’estime publique . Lors de la fête des Mères françaises, le 17 mai 1941, le Conseil municipal de Tinqueux récompensa Mme Schwartzmann d’une médaille d’or et d’une somme de 150 F. Les époux Schwartzmann et 12 de leurs 13 enfants furent arrêtés à Tinqueux et à Reims le 27 janvier 1944 . Transférés au camp de Drancy, puis déportés à Auschwitz le 3 février 1944. Il n’en reviendra que deux survivants, Suzanne et Léa, les filles aînées.
Michel Schwartzmann, né à Ouman (Russie) le 21 février 1893, mort à Auschwitz (Pologne) le 9 février 1944. Il épousa à Vincennes en 1918, Henriette Moschkowitz, née à Reims, 20, rue Croutelle, le 24 novembre 1898, morte à Auschwitz le 9 février 1944.
Suzanne, bouchonnière, née à Reims, 81, avenue de Paris, le 15 juillet 1921.
Léa, bouchonnière, née à Tinqueux le 20 mars 1925.
Simone Caroline, née à Paris 15e le 6 juin 1927, morte à Auschwitz le 9 février 1944.
Robert Jacob, né à Tinqueux le 26 février 1929, mort à Auschwitz le 8 février 1944.
Antoinette, née à Tinqueux le 18 avril 1931, morte à Auschwitz le 8 février 1944.
Jeanne, née à Tinqueux le 18 juin 1932, morte à Auschwitz le 8 février 1944.
Pierre, né à Tinqueux le 29 novembre 1933, mort à Auschwitz le 8 février 1944.
Marcel Raymond, né à Tinqueux le 5 septembre 1936, mort à Auschwitz le 8 février 1944.
Maurice, né à Tinqueux le 5 mars 1938, mort à Auschwitz le 8 février 1944.
Madeleine Berthe, née à Tinqueux le 16 mai 1939, morte à Auschwitz le 8 février 1944.
Ginette Thérèse, née à Tinqueux le 19 août 1941, morte à Auschwitz le 8 février 1944.
Marie-France, née à Tinqueux le 22 février 1943, morte à Auschwitz le 8 février 1944.
Furent tous conduits à la chambre à gaz, dès leur arrivée au camp de Auschwitz-Birkenau.
Source : LRDRT. (photographie AJPN)

Sculpteurs Jacques.
Voir à Jacques.

Ségal, Jankel.
(1887-1945). Médecin. Né à Borissoff (Russie) le 15 janvier 1887, mort pour la France fin janvier 1945 , lors de l’évacuation forcée du camp d’Auschwitz par les nazis. Le docteur Jankel Ségal, engagé volontaire pendant la guerre 1914-1918, s’installa à Reims après la guerre et y devint radiologiste des hôpitaux. Sa générosité lui valut d’être appelé le Médecin des pauvres. Il fut arrêté le 27 janvier 1944 avec son épouse Eidla Kisan (1890-1944) et mourut au camp d’Auschwitz, ainsi que son épouse qui fut gazée dès son arrivée. Ils eurent deux fils bien connus à Reims, Max Ségal (1911-1987), lui aussi radiologue, et Sacha Ségal, gastroentérologue.
Source : LRDR.


Seguin, Désiré.
(1896-1948). Maire de Cormontreuil. Né à Reims le 4 février 1896, décédé à Cormontreuil le 9 janvier 1948. Désiré Lucien Seguin, sans profession, fut maire communiste de la commune de Cormontreuil de 1945 à 1947. Sa veuve, Geneviève Sohier, sera élue au Conseil municipal en 1953.
Source : LRDRM.

Senart, Émile.
(1847-1928). Savant orientaliste. Né à Reims, 23, rue de Talleyrand, le 26 mars 1847, décédé à Paris 8e le 21 février 1928. Émile Charles Marie Senart, membre de l’Académie des inscriptions et belles lettres depuis 1882, se plaça au premier rang des indianistes contemporains ; ses travaux et ses écrits furent universellement connus. Fils du négociant Senart-Colombier, il épousa à Paris en 1874 Marguerite Joséphine Louise Richard.
Source : LRDR.

Sénéchal, Adrien.
(1895-1974). Artiste peintre. Né à Reims, 17, rue Saint-Symphorien, le 5 juillet 1895, y est décédé, 20, rue Saint-Symphorien, le 28 août 1974. Élève de l’École nationale des arts décoratifs à Paris et de Jules Adler, Adrien Sénéchal réalisa un grand nombre d’affiches et de portraits. Sa série de 18 pastels représentant l’incendie de la cathédrale fut présentée à Paris, en 1919, à la galerie Georges Petit, en la présence du président de la République Raymond Poincaré et du président des États-unis Thomas Wilson. En 1925, il décora entièrement la chapelle des Filles de la Charité, rue Féry, peinture et conception du mobilier, avec la participation d’Eugène Bourgouin. De cette œuvre il ne reste plus que la statue de la Vierge de ce dernier. Il épousa à Ligny-en-Barrois en 1937 Yvonne Germaine Simon. Son monument funéraire, au Cimetière du Nord, est orné d’un buste-médaillon en bronze par Guéry , le représentant de profil.
Source : LRDR.
 
Sèze, Charles de.
(1919-1984). Éducateur. Né à Bordeaux le 21 janvier 1919, décédé à Reims, 37, rue de Venise, le 25 avril 1984. Charles Maurice Marie Paul de Sèze effectua ses études secondaires au collège Stanislas de Paris et au collège Saint-Joseph de Reims. Ordonné prêtre le 29 juillet 1951, après une formation religieuse et théologique qui se déroula en Belgique et en France, il fut successivement, préfet des équipes (expérience éducative et pédagogique), recteur, préfet du deuxième cycle et directeur-adjoint au collège Saint-Joseph de Reims de 1953 à 1984. Il repose au Cimetière de l’Est dans le caveau des Pères Jésuites.
Source : LRDR. (photographie : Enghien, le saviez-vous ?)

Sicre, Michel.
(1901-1972). Maire de Reims. Né à Leychert (Ariège) le 29 septembre 1901, mort à Montgaillard (Ariège) le 5 décembre 1972. Michel-Sicre, ancien secrétaire permanent de la CGT, fut amené dans notre région par la Résistance. En 1944, il fut président du comité départemental de Libération et fut élu maire de Reims le 19 mai 1945. Il le restera jusqu’en septembre 1947. Il épousa à Paris en 1925 Madeleine Minard (1906-1999) et repose à Montgaillard. Son fils, Guy Sicre, vit à Reims.
Source : LRDR.

Siégel, Jean-Marie.
(1912-1982). Adjoint au maire. Né à Reims, 7, rue Jeunehomme, le 10 décembre 1912, décédé à Tinqueux le 21 juin 1982. Jean-Marie Siegel, issu d’une famille d’enseignants, fut instituteur puis directeur de nombreuses écoles de la région, à Venteuil, Hautvillers, Boult-sur-Suippe puis à Reims, rue Simon et rue Jean Macé. Il fut président de l’Office d’HLM de Reims, président des Anciens combattants de Tinqueux et membre du Conseil d’administration du CROUS. Il fut élu en 1971 au Conseil municipal, sur la liste de Jean Taittinger, et fut adjoint au maire chargé des œuvres sociales et scolaires jusqu’en 1977. Officier de l’ordre national du Mérite, officier d’Académie, titulaire de la Croix du combattant 1939-1945, médaillé de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, il épousa à Pouillon en 1935 Yvonne Honorine Ginette Renaud, puis à Rethel en 1948 Paulette Marthe Maria Haller (1908-1996) et repose au Cimetière de l’Ouest.
Source : LRDR.

Simon, Charles Marie.
(1782-1830). Né à Machault (Ardennes) en 1782, mort à Reims, 7, rue de la Poissonnerie, le 9 février 1830. Charles-Marie Simon, docteur en médecine de la Faculté de Paris, professeur à l’École secondaire de médecine de Reims, officier de l’Université, chirurgien en chef adjoint de l’Hôtel-Dieu de Reims, fut bienfaiteur des hospices, auxquels il légua une somme de 40.000 francs, affectée à la construction d’un asile pour les aliénés. Il mourut célibataire et repose au Cimetière du Nord. Il était fils de chirurgien. Son grand-père Jean-Baptiste Simon, maître en chirurgie à Machault, fut le parrain de Jean-Baptiste Caqué.
Source : LRDR.

Simon, Jacques.
(1890-1974). Maître verrier. Né à Reims, 53, rue de l’Université, le 10 mars 1890, y est mort, 9, rue Montoison, le 10 mars 1974. Jacques Paul Simon fut le créateur et restaurateur des vitraux de la cathédrale de Reims, de la basilique Saint-Remi et d’autres édifices. Les vitraux de la cathédrale de Metz, par Chagall, ont été conçus dans ses ateliers qui furent repris par sa fille Brigitte et son gendre Charles Marq. Il épousa à Villedommange en 1920 Marie Madeleine Roussin (1892-1978) et repose au Cimetière du Nord. Aujourd’hui son petit-fils, Benoît Marq, poursuit l’œuvre familiale.
Source : LRDR.

Simonin, lieutenant-colonel.
(1893-1968). Né à Fère-en-Tardenois (Aisne) le 20 avril 1893, décédé à Reims, 10, rue Ernest-Renan, le 18 août 1968. Marcel Émile Gabriel Simonin, conseiller commercial, s’illustra durant la guerre 1914-1918 dans les rangs du 132e R.I. auquel il fut incorporé comme simple soldat. Il y termina la guerre comme capitaine. Président départemental de l’Union nationale des combattants, il se passionna pour le sport et se vit confier la vice-présidence générale de la Ligue du Nord-Est de football. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, il fut à nouveau mobilisé et promu lieutenant-colonel. Croix de guerre avec palmes, il fut promu commandeur de la Légion d’honneur en 1956. Il épousa Marie Marguerite Deligne (1899-1956) et repose au Cimetière de l’Avenue de Laon.
Source : LRDR.

Sohier, Odette.
(1920-1964). Conseillère municipale. Née à Reims, 1, place Luton, le 24 mai 1920, y est décédée, 3, rue Tronsson-Lecomte, le 19 avril 1964. Odette Adrienne Vaillant épousa à Reims, en 1937, Jules Paul Sohier (1918-1985) et fut élue au Conseil municipal en 1959. Mère de 12 enfants, elle mena de pair ses tâches de mère de famille nombreuse et celles consacrées à toutes les affaires sociales pour le mieux être de ses concitoyens. Elle reçut le prix Cognacq-Jay et la Médaille d’or de la Famille française. Odette Sohier repose au Cimetière de l’Avenue de Laon.
Source : LRDR.

Sommer, Roger.
(1877-1965). Pionnier de l’aviation. Né à Pierrepont (Meurthe-et-Moselle) le 4 août 1877, mort à Sainte-Maxime. Roger Sommer, ingénieur, ancien élève de l’Ecole des Arts et Métiers de Châlons, fut pilote et constructeur d’aéroplanes de 1908 à 1912. Il fut recordman du monde de durée de vol (2 heures 27 minutes 15 secondes), exploit réalisé le 7 août 1909 sur le terrain de Mourmelon. Il vendit 182 biplans en 2 ans, construits à Mouzon, et eut parmi ses clients Charles Rolls, l’associé de Royes. Il était le fils d’Alfred Sommer, fondateur de l’importante fabrique de feutre à Mouzon (Ardennes), auquel il succéda. Roger Sommer repose à Mouzon.
Source : LRDR.

Son, Nicolas de.
(1601-1630). Artiste graveur. Né à Reims en 1601, mort vers 1630. Nicolas de Son compte parmi les meilleurs représentants de la remarquable école de gravure française du 17e siècle. Ses œuvres les plus connues sont les belles planches reproduisant le portail de la cathédrale et le portail de Saint-Nicaise ; dans de nombreuses autres pièces représentant des scènes champêtres, il s’apparente de très près à Jacques Callot dont il copia des estampes.
Source : LRDR.

Sorbon, Lucien.
(1839-1910). Maire de Saint-Brice-Courcelles. Né à Vandy (Ardennes) le 18 octobre 1839, mort à Saint-Brice-Courcelles le 9 juin 1910. Prosper Lucien Sorbon fut maire de la commune de Saint-Brice-Courcelles de 1896 à 1904. Il fut également conseiller général du 4ème canton de Reims. Ancien pharmacien à Reims, 34, rue de Vesle, Lucien Sorbon, propriétaire rentier, acheta en 1890 un des quatre châteaux, ou grosses propriétés, de Courcelles. Cette propriété comprenait une maison de campagne et diverses dépendances sur 24.000 m². Ce domaine lui fut cédé par le négociant en épicerie Eugène Bonant, qui aura pour associé et successeur Édouard Mignot, fondateur des Comptoirs Français. Lucien Sorbon repose à Reims au Cimetière du Nord auprès de son épouse Pauline Duterre (1849-1895).
Source : LRDRM.

Soussillon, Lucien.
(1835-1903). Philanthrope. Né à Alland’huy (Ardennes) le 27 octobre 1835, décédé à Reims, 9, rue Noël, le 1er octobre 1903. Jean-Pierre Lucien Soussillon, négociant en tissus, 8, rue d’Anjou, a donné l’exemple de solidarité sociale par ses nombreuses libéralités. Fils des Soussillon-Chausson, mort célibataire, il repose au Cimetière du Nord.
Source : LRDR.

Souyn, famille.

Staat, Jules.
(1896-1980). Né à Strasbourg le 2 Janvier 1896, décédé à Reims, 11, rue Alexis-Carrel, le 26 décembre 1980. Jules Frédéric Henri Staat, docteur en droit, président honoraire du Tribunal de commerce de 1955 à 1959, chevalier de la Légion d’honneur, fut directeur général de la Sarlino de 1940 à 1952, puis président directeur général de la même société de 1953 à 1961. Il fut également président du service médical et social de la Région de Reims, de 1945 à 1958, et vice-président de l’Association paroissiale de l’Église réformée de Reims. Il épousa Valérie Madeleine Mathis (1907-1987) et repose au Cimetière du Nord.
Source : LRDR.

Stuart, Marie.
(1542-1587). Reine de France et d’Écosse. Née à Linlithgow le 7 décembre 1542, décapitée à Fotheringhay le 8 février 1587. C’est à titre de souvenir local que la belle et triste figure de Marie Stuart fut rappelée. Après avoir été reine d’Écosse à 7 ans, depuis la mort de son père, Jacques V, Marie Stuart fut reine de France en 1558, à 15 ans, par son mariage avec le dauphin qui devint l’année suivante (10 juillet 1559), roi, sous le nom de François II. Le 6 décembre 1560, Marie Stuart était veuve. Elle se retira dans le monastère de l’abbaye de Saint-Pierre-les-Dames dont sa tante, Renée de Lorraine, sœur du duc de Guise et de l’archevêque de Reims, Charles de Lorraine, était abbesse ; - c’est là, dans notre ville, qu’elle passa l’hiver de 1560 à 1561, ayant reçu en douaire la ville et seigneurie d’Épernay ; - c’est là qu’elle porta les deuils successifs de son mari et de sa mère la reine d’Écosse, morte quelques mois auparavant, le 11 juin 1560 et dont les restes venaient d’être apportés d’Édimbourg à Reims. C’est de là, enfin, qu’elle partit pour s’embarquer à Calais et quitter définitivement la France, le 14 août 1561. Avant la démolition des bâtiments qui bordaient, en 1919, la rue dont le nom évoque aujourd’hui la fastueuse abbaye, on montrait encore, dans les ruines, la fenêtre de la chambre qu’aurait occupée Marie Stuart pendant son séjour dans notre cité. Marie Stuart, victime des passions religieuses qui divisèrent l’Écosse, souhaita d’être inhumée à Reims, à côté de sa mère, de son oncle le cardinal, de sa tante l’abbesse, à Reims où elle vécut les quelques heures de calme et de tranquillité de son existence orageuse et tragique . Ses restes furent inhumés à Westminster en 1612.
Source : LRDR.

Subé, Auguste Frédéric.
(1807-1899). Bienfaiteur. Né à Reims, rue Vieille Couture, le 12 septembre 1807, décédé à Saint-Germain-en-Laye le 17 juin 1899. Auguste Frédéric Subé, négociant en tissus à Paris, célibataire, légua des sommes importantes aux musées de Reims pour l’achat de tableaux modernes, aux Hospices, et à la Ville pour élever une fontaine monumentale. Celle-ci, due à l’architecte André Narjoux, aux sculpteurs Paul Gasq, grand prix de Rome, Paul Auban, Louis Baralis et au Rémois Joseph Wary (1849-1918) , qui en fut l’ornemaniste et aussi le constructeur, fut inaugurée le 15 juillet 1906 par Léon Bourgeois, ministre des Affaires étrangères. Le Génie en bronze, enlevé par les Allemands lors de la dernière guerre, fut remplacé par une Victoire ailée en 1983.
Source : LRDR.

Suhard, cardinal.
(1874-1949). Archevêque de Reims. Né à Brains-sur-les-Marches (Mayenne) le 5 avril 1874, mort à Paris le 30 mai 1949. Emmanuel Suhard, professeur de philosophie, puis de théologie au Grand séminaire de Laval, évêque de Bayeux et Lisieux, fut nommé archevêque de Reims le 18 décembre 1930. Promu cardinal le 20 novembre 1935, Mgr Suhard présida, comme légat du pape, les fêtes de restauration de la cathédrale du 8 au 10 juillet 1938. Il fut nommé archevêque de Paris le 8 mai 1940.
Source : LRDR.

Sureau, Jean-Nicolas.
(1763-1820). Maire de Tinqueux. Mort à Tinqueux le 25 décembre 1820. Jean Nicolas Sureau, cultivateur à Montloué (Aisne), puis à Tinqueux dès 1804, fut nommé par l’Empereur maire de la commune de Tinqueux, en 1808, et le resta jusqu’en 1817. Il épousa Catherine Jobart (1767-1841) dont il eut 10 enfants. Celle-ci, veuve, se retira à Roizy (Ardennes).
Source : LRDRT.

Surelle, René.
(1901-1945). Résistant. Né à Couvrelles (Aisne) le 10 mai 1901, mort pour la France à Flossenburg (Allemagne) le 15 janvier 1945. René Virgile Surelle, jardinier, fut déporté politique. Il épousa Paulette Suzanne Henriette Bagary, giletière.
Source : LRDRT.

Sutaine, Jean-Baptiste.
(…-1765). Lieutenant des habitants. Mort à Soissons le 5 août 1765. Jean-Baptiste Sutaine, écuyer, conseiller-secrétaire du roi, maison-couronne de France et de ses finances, chevalier de Saint-Michel, fut lieutenant des habitants de 1763 à 1765. Sous son consulat, furent achevés les travaux de construction de la place Royale, de la rue Trudaine à la rue des Tapissiers (aujourd’hui Carnot). Il épousa en 1719 Marie-Thérèse Hibert. Lors de son décès, un grand service solennel eut lieu, le 10 août 1765, en l’église Saint-Hilaire, toute drapée de noir avec catafalque entouré de 40 chandeliers d’argent. Il habitait la maison de l’Arquebuse.
Source : LRDR.

Taittinger, Jean.

(1923-2012). Maire de Reims. Jean Marie Pierre Hubert Taittinger, fils de Pierre Taittinger, est né à Paris le 25 janvier 1923. Président directeur général de la Société du Louvre, ancien ministre, ancien député, il fut maire de Reims de 1959 à 1977. Il épousa, en 1948, Corinne Deville, des fonderies, fille de Jean Deville et d'Elisabeth Labbé de La Mauvinière. De ce mariage sont issus 5 enfants, dont Jean-Frantz Taittinger, député maire d'Asnières et Pierre-Emmanuel Taittinger qui a repris la maison de Champagne.

Taittinger, Jean-Frantz.
(1951). Né à Reims le 9 juin 1951. Fils aîné de Jean Taittinger, président directeur général de sociétés, Jean-Frantz Taittinger, maire d'Asnières, fut élu député des Hauts-de-Seine en 1993 et réélu en 1997.

Taittinger, Pierre.
(1887-1965). Homme politique. Né à Paris le 4 octobre 1887, y est mort le 22 janvier 1965. Pierre Charles Taittinger était issu d’une vieille famille lorraine qui quitta la Moselle en 1871 pour demeurer française. Sa carrière politique fut interrompue par la Grande Guerre dont il revint capitaine avec la rosette de la Légion d’honneur et plusieurs citations. Il fut élu député de Charente Inférieure en 1919, puis, en 1924, député de Paris dont il représenta le premier arrondissement jusqu’en 1940. Il fut maire de Saint-Georges-des-Côteaux (Charente-Maritime) jusqu’à sa mort. Élu conseiller municipal de Paris et conseiller général de la Seine en 1937, il fut promu commandeur de la Légion d’honneur en mars 1940. Président du Conseil municipal de Paris depuis 1937, Pierre Taittinger, à la Libération, aux côtés du consul général de Suède Nordling, dissuada le général von Choltitz de détruire la capitale rue par rue. Son livre …Et Paris ne fut pas détruit fut couronné par l’Académie française. En 1954, il fut nommé député honoraire. Financier, il fonda à Reims, en 1932, la maison de vins de Champagne qui porte son nom, et qui occupe les caves de l’ancienne abbaye Saint-Nicaise. Il fit restaurer l’hôtel Chastelain, dit des comtes de Champagne, rue de Tambour, qui fut classé monument historique et légua à la Ville sa propriété de La Grainetière, à l’île de Ré, devenue colonie de vacances pour les enfants de Reims. Il épousa en 1917 Gabrielle Guillet (1893-1924), puis en 1925 Anne-Marie Mailly (1887-1986) et repose avec sa seconde épouse au Cimetière du Nord, près de son fils François (1921-1960). Son fils,
Jean Taittinger (voir plus haut) mort en 2012, fut maire de Reims de 1959 à 1977 ; l’un des plus longs mandats de l’histoire de la ville.
Source : LRDR.
 
Talleyrand, mgr de.
(1736-1821). Né à Paris le 16 octobre 1736, y est mort le 20 octobre 1821. Alexandre Angélique de Talleyrand-Périgord, aumônier du roi, abbé du Gard, coadjuteur de l’archevêque de Reims en 1766, abbé d’Hautvillers en 1769, président suppléant de l’assemblée quinquennale du clergé en 1770, archevêque de Reims le 27 octobre 1776, il fut député du clergé aux États-Généraux de 1789 et émigra l’un des premiers. Il se lia en exil avec le comte de Provence et fut nommé grand aumônier de Louis XVIII en 1808, pair de France en 1814. On lui confia l’administration générale des cultes en 1816. Il fut nommé cardinal le 28 juillet 1817 et archevêque de Paris dont il ne prit possession du siège qu’en 1819. Il était l’oncle du célèbre diplomate et ministre Charles Maurice de Talleyrand-Périgord (1754-1838), prince de Bénévent, qui fut ordonné prêtre dans la chapelle du palais archiépiscopal de Reims le 18 décembre 1779, et nommé par son oncle vicaire général du diocèse de Reims, avant de devenir évêque d’Autun. Son épiscopat fut bénéfique pour l’Église de Reims ; en outre, Mgr de Talleyrand prit d’heureuses initiatives sur le plan social. C’est ainsi qu’il obtint en 1785 la démolition de la rue de la Comédie, qui était le tronçon de l’actuelle rue de Talleyrand compris entre rue de Vesle et rue des Élus. Cette rue – plutôt ruelle – était très étroite et coudée, les maisons vétustes ; la nouvelle voie reçut son nom en témoignage de reconnaissance. Talleyrand créa la Caisse de prêt gratuit, devenu Mont-de-Piété en 1822, ainsi que la Caisse des incendiés qui secourait les sinistrés. Pour sa résidence à la campagne, Mgr de Talleyrand fit construire le magnifique château de Saint-Thierry, à la place de l’ancien monastère en ruines. Il fut inhumé à Notre-Dame de Paris et son cœur fut transféré à Reims pour être déposé dans le tombeau de saint Remi.
Source : LRDR.

Tarbé, Prosper.
(1809-1871). Historien. Né à Paris le 24 août 1809, mort à Neuilly-sur-Seine le 13 janvier 1871. Louis Hardouin Prosper Tarbé, substitut du procureur du roi à Etampes, puis à Reims, correspondant de l’Institut, acquit une grande réputation dans notre région comme historien et archéologue. Il épousa à Reims en 1838 Caroline Colombe Marguet (1819-1871) et habita le bel hôtel particulier du 154, rue de Vesle . Tarbé publia Reims, essais historiques sur ses rues et ses monuments, et fit un don posthume de précieux livres, manuscrits et autographes aux Archives municipales, bien connu sous le nom de Fonds Tarbé. Prosper Tarbé fut inhumé à Reims, au Cimetière du Nord, le 28 octobre 1871.
Source : LRDR.

Tarbé de Saint-Hardouin, Jacques.
(1899-1956). Diplomate. Né le 5 décembre 1899, mort à Neuilly-sur-Seine le 25 septembre 1956, Jacques Tarbé de Saint-Hardouin, ambassadeur de France, commandeur de la Légion d'honneur, représenta la France en Turquie de 1952 à 1955. Veuf d'Isabelle Nesrine Djelal-Noury (1908-1947), il se remaria avec Hélène Operholfer. Il repose à Reims, au Cimetière du Nord.

Téchoueyres, docteur.
(1878-1954). Né à Bordeaux le 15 décembre 1878, y est mort le 6 octobre 1954. Émile Téchoueyres, médecin militaire à Reims en 1904, fut professeur d’histologie à l’École de médecine et de pharmacie de Reims. Après avoir été à l’Institut Pasteur de 1919 à 1921, il se réinstalla dans notre ville où il reprit ses cours d’histologie à l’École de médecine. Il dirigea dès sa création le laboratoire municipal de bactériologie et participa à la création de l’École de Plein-Air Urbaine et de celle de Villers-Allerand. En 1931, il fut nommé directeur du Centre régional anticancéreux et en 1934, directeur de l’École de médecine, prenant la succession du docteur Jacquinet. Le docteur Téchoueyres procéda pendant la guerre, à Verdun, aux premiers essais de verdunisation des eaux suivant le procédé Butiau-Varilla. Il en fit l’application définitive à Reims, première ville de France ayant décidé l’assainissement régulier et obligatoire des eaux. Il habitait 72, rue des Moissons en 1932.
Source : LRDR.

Ternaux, Guillaume.
(1763-1833). Manufacturier. Né à Sedan le 7 octobre 1763, mort à Saint-Ouen le 2 avril 1833. Guillaume Louis, baron Ternaux, manufacturier des Ardennes, seconda sous le Directoire le maire de Reims Jobert-Lucas, auquel il s’associa pour installer, en 1812, dans la vallée de la Suippe, à Bazancourt, la première filature industrielle. Ils donnèrent une forte impulsion au commerce de Reims par la beauté et la perfection de leurs schalls, de leurs casimirs et de leurs gilets. Ternaux, qui fut membre de l’administration municipale de Sedan en 1792, plus ou moins compromis avec Lafayette, dut émigrer. Il voyagea en Allemagne, en Angleterre, où il étudia les différentes fabrications des étoffes. De retour en France, il fonda de nombreuses fabriques dans notre région et à Louviers, avec tout l’outillage et les perfectionnements qui constituaient alors un réel progrès ; il acclimata en France les chèvres du Tibet et créa sous le nom de cachemire de Ternaux un châle qui fut très répandu. Ternaux accueillit favorablement le retour des Bourbons, qui lui semblaient devoir ramener la paix. Il fut anobli sous la Restauration, député de l’Eure de 1818 à 1822, puis de la Haute-Vienne en 1827 et 1830. Il épousa Françoise Lecomte . Il repose au Cimetière d’Auteuil.
Source : LRDR.

Théron, Louis.
(1900-1956). Né à Reims, 69, rue de Cernay, le 28 avril 1900, décédé à Paris 18e, hôpital Bichat, le 10 janvier 1956. Louis Jean Théron fut assistant de production cinématographique de 1943 à 1952. Il travailla aux côtés de Marcel Carné pour Les Enfants du paradis et Les Portes de la nuit. Son dernier film fut Casque d’or. Il était le neveu de Mme Théron-Declerc, qui suit. Mort célibataire, il repose à Reims, au Cimetière de l’Est, sous un lourd tombeau entretenu par la Ville de Reims.

Théron, Mme.
(1855-1904). Bienfaitrice. Née à Reims, 18, rue Henri IV, le 20 août 1855, y est morte, 6, boulevard Louis Rœderer, le 29 novembre 1904. Louise Declerc, épousa à Reims en 1877 Louis Stanislas Théron (1853-1895), administrateur-fondateur des Docks Rémois. Elle permit, par ses libéralités de construire une crèche en 1907, qui porte son nom. Alphonse Gosset en fut l’architecte. Les Théron-Declerc reposent au Cimetière du Nord.
Source : LRDR.

Thiénot, André.
(1886-1954). Adjoint au maire, conseiller général. Né à Reims, 1, rue de la Clef , le 21 décembre 1886, y est décédé, 58, avenue d’Épernay, le 10 juin 1954. André Thiénot, notaire à Reims, succéda à son père Paul Louis Émile Thiénot (1851-1923) , dans l’étude de la rue de la Clef, qui avait lui-même succédé au père de Pol Neveux. Conseiller municipal puis adjoint au maire, conseiller général de la Marne, il fut président du Comité de Libération. Chevalier de la Légion d’honneur, décoré de la Croix de guerre, il épousa à Reims en 1912 Léonie Nelly Lucie Charbonneaux (1892-1959), des verreries, et repose à Orbais-l’Abbaye (Marne).
Source : LRDR.

Thiénot, Claude.
(1917-1988). Né à Tours (Indre-et-Loire) le 16 février 1917, décédé à Reims, 12, rue Pol Neveux, le 18 octobre 1988. Claude André Thiénot, notaire, fut membre fondateur de l’Effort Rémois, administrateur du Foyer Rémois, président de la Société protectrice de l’Enfance, président du Cercle Colbert, conseiller technique à la Chambre de commerce et d’industrie, président de la Société des Amis du Vieux Reims de 1980 à 1988. Chevalier de l’ordre national du Mérite, grande médaille de la Ville de Reims, il épousa à Orbais-l’Abbaye en 1939 Françoise Fourmon, des tissus, où il repose.
Source : LRDR.

Thiérot, Édouard.
(1823-1904). Architecte. Né à Reims le 18 avril 1823, y est décédé, dans la cour du palais archiépiscopal, le 7 mars 1904. François Édouard Thiérot fut pendant 50 ans l’architecte de la cathédrale, travaillant sans relâche à sa restauration et à sa conservation. Parmi ses autres œuvres, citons la chapelle du Cimetière de l’Ouest et le gracieux château de Boursault. Il épousa Suzanne Marie Clouet (1827-1893) et repose au Cimetière du Nord.
Source : LRDR.

Thiéry, Jacques.
(1814-1893). Maire de Tinqueux. Né à Reims, rue Neuve, le 29 avril 1814, y est mort, 29, rue Hincmar, le 8 juillet 1893. Jacques Thiéry fut maire de la commune de Tinqueux de 1860 à 1878, puis de 1881 à 1892. Limonadier à Reims, 72, rue de Vesle, en 1856, il est mort, propriétaire, ancien négociant en vins, conseiller municipal et ancien maire de Tinqueux, commissaire du Bureau de bienfaisance de la ville de Reims. Il épousa Marie Nicole Adèle Thullier (1818-1856), puis Honorine Adélaïde Bouilly (1812-1892) et repose à Reims au Cimetière du Nord. Sa fille, Nicole Félicie Thiéry (1832-1871), épousa Jean Eugène Charles Drouet, loueur de chevaux à Reims, 20, rue de Vesle , et son fils Alphonse Thiéry-Picotin (1852-1884) fut aussi loueur de voitures et chevaux à Reims, 72, rue de Talleyrand et 47, rue des Telliers.
Source : LRDRT.

Thil, Marcel.
(1904-1968). Champion du monde de boxe. Né à Saint-Dizier le 29 mai 1904, décédé à Cannes en août 1968. Marcel Thil, boxeur, acquit entre les deux guerres une immense popularité tant en France qu’à l’étranger. Il remporta son premier titre de champion en 1924, deux ans après de brillants débuts au Wonderland. En 1932, il conquit le titre de champion du monde poids moyen au Parc des Princes. Il fut le seul boxeur français à disputer victorieusement douze fois un titre de champion du monde. Sa carrière sportive prit fin en 1937, il se retira avec un actif de 78 victoires pour 96 combats. Il dirigea alors un négoce de charbon à Reims et consacra ses loisirs à prodiguer de judicieux conseils aux jeunes boxeurs du Ring régional de Champagne. En 1961, il reçut la Légion d’honneur. Marcel Thil épousa Georgette Taitard, fille de son manager Alex Taitard. Il mourut des suites d’un accident de la route et repose à Cannes, au Cimetière du Grand-Jas.
Source : LRDR.
 
Thomas, docteur.
(1826-1899). Né à Saint-Masmes (Marne) le 30 octobre 1826, décédé à Reims, 15, boulevard des Promenades, le 28 janvier 1899. Jean Alfred Jules Thomas, représenta la ville à l’Assemblée nationale de 1871 à 1876 et à la Chambre des députés de 1876 à 1885 et de 1889 à 1893. Pendant la guerre de 1870-71, le docteur Thomas organisa un service de communication avec le gouvernement de la Défense nationale, malgré l’occupation allemande ; découvert, il fut arrêté et interné à la citadelle de Magdebourg. Il épousa à Reims en 1859 Henriette Ernestine Clémence Rouget (1830-1903), veuve de Paul René Edmond Mahieu. Franc-maçon, le docteur Thomas repose au Cimetière du Nord.
Source : LRDR.

Tixier, Léon.
(1865-1962). Adjoint au maire. Né à Murat, commune de Saint-Dizier Leyrenne (Creuse), le 2 octobre 1865, mort à Reims, 15, rue de Courcelles, le 26 mai 1962. Léon Tixier, entrepreneur de maçonnerie, fut nommé administrateur puis vice-président du Syndicat des entrepreneurs de maçonnerie. Franc-maçon, administrateur des Hospices, officier de l’Instruction publique, chevalier de la Légion d’honneur en 1929, il reçut la Médaille de vermeil de la Ville de Reims et la Médaille de l’Assistance publique. Arrêté le 15 juin 1944 par la Gestapo, il fut conduit à la prison de Châlons-sur-Marne et libéré après 20 jours de détention en raison de son grand âge. Il épousa à Reims, en 1891, Eugénie Vassal (1870-1968) et repose au Cimetière de l’Est.
Source : LRDR.

Tourte, Suzanne.
(1904-1979). Peintre-graveur. Née à Cormontreuil, 1, rue Jean-Jaurès, le 16 décembre 1904, décédée à Argenteuil le 18 avril 1979. Suzanne Tourte fut élève du Conservatoire de musique et de l’école des Beaux-Arts de Reims, puis de l’école des Arts décoratifs et des Beaux-Arts de Paris. Elle obtint en 1932 le prix Blumenthal de gravure. Après avoir parcouru l’Europe elle se fixa à Paris. Sociétaire du Salon d’Automne et du Salon des Indépendants, elle laissa une œuvre considérable. Membre d’honneur du Salon des femmes peintres, présidente d’honneur des Ecrivains et Artistes de Champagne, chevalier de la Légion d’honneur en 1954, elle était en outre chevalier des Arts et Lettres. Suzanne Tourte qui signait X. Suzanne Tourte, en souvenir de son ami Xavier, mort à la guerre en 1940, repose à Cormontreuil.
Source : LRDRM.

Tronsson-Ducoudray.
(1750-1798). Né à Reims le 18 novembre 1750, mort à Sinnamary (Guyane) le 27 mai 1798. Guillaume Alexandre Tronsson, après des voyages d’affaires en Allemagne, en Pologne et en Russie, devint avocat. Il prit comme son frère le nom de Tronson du Coudray que ses descendants portèrent au 19e siècle. Il s’offrit à la Convention pour la défense de Louis XVI et plaida pour la défense de la Reine Marie-Antoinette. Emprisonné sous la Terreur, libéré, il fut élu député au Conseil des Anciens en 1795. Victime d’un Directoire corrupteur, il fut condamné à la déportation, en 1797, en Guyane où il mourut l’année suivante. Il épousa en 1789 Alexandrine Françoise Nau (1770-1846), fille d’un secrétaire du Roi. Jacques de Cazotte a consacré, en 1993, une biographie à l’ancêtre de son épouse Mireille de Laboulaye Un avocat dans la tourmente. Son frère Philippe Charles Jean-Baptiste Tronsson-Ducoudray, né à Reims le 8 septembre 1738, mort célibataire à Papahaunac (Etats Unis) le 11 septembre 1777, officier d’artillerie et de génie, fut général d’artillerie dans l’armée de Washington, et périt au cours de la campagne d’Indépendance américaine, en traversant une rivière à cheval. Il publia en 1772 un Traité d’Artillerie nouvelle.
Source : LRDR.

Tronsson-Lecomte.
(1749-1836). Maire de Reims. Né à Reims le 4 octobre 1749, y est mort le 9 mai 1836. Jacques Quentin Tronsson, négociant, capitaine de la Garde nationale, de 1789 à 1794, officier municipal en 1793, fut élu maire, du 22 germinal an XIII à 1809, et resta conseiller municipal de 1817 à 1830. Il fut appelé, en 1808, au Corps législatif et fut député jusqu’en 1813. Il reçut en 1810 le brevet de chevalier de l’Empire et en 1814 fut nommé officier de la Légion d’honneur. Il épousa à Reims, en 1776, Marie-Caroline Charlotte Le Comte (1759-1832) et repose à l’entrée du Cimetière du Nord où sa stèle est curieusement emprisonnée dans un if.
Source : LRDR.

Trousset, Lucien.
Lucien Trousset fut maire de la commune de Cormontreuil de 1941 à 1944. Il fut également commandant des sapeurs-pompiers de la commune de 1936 à 1957.
Source : LRDRM.

Troussieux, Mathieu.
(1893-1985). Syndicaliste. Né à Firminy (Loire) le 29 juin 1893, décédé à Reims, 11, rue Alexis-Carrel, le 23 mai 1985. Mathieu Michel Troussieux, entrepreneur de serrurerie, fut militant syndicaliste et administrateur à la Bourse du Travail de 1936 à 1955, avec une interruption pendant la guerre car la Gestapo le recherchait pour ses activités dans la Résistance. Mathieu Troussieux a également été administrateur de la Médecine du travail, conseiller prud’homme, secrétaire du Syndicat général des travailleurs des produits chimiques, secrétaire du Comité d’entreprise de la SARLINO, administrateur fondateur du COPLORR. Il épousa Pauline Albertine Charles.
Source : LRDR.

Trudaine de Montigny, Jean Charles Philibert.
(1733-1777). Né à Clermont-Ferrand le 19 janvier 1733, mort au château de Montigny, à Montigny-Lencoup (Seine-et-Marne) le 5 août 1777. Jean Charles Philibert Trudaine de Montigny, conseiller d’État et intendant général des finances, contribua largement à l’embellissement de la ville, au moment de la création de la place Royale. Il succéda en titre, en 1769, aux fonctions de son père Daniel Charles Trudaine (1703-1769), directeur des ponts et chaussées, qui forma une école d’ingénieurs, d’où sortirent des hommes remarquables qui, sous sa direction, exécutèrent les beaux ponts et les routes magnifiques, véritables illustrations du règne de Louis XV.
Source : LRDR.

Tys, René.
(1920-1980). Adjoint au maire. Né à Reims, 53, rue Simon, le 7 décembre 1920, y est mort, 18, rue Raymond-Guyot, le 29 janvier 1980. René Robert Tys, ajusteur, puis correspondant de presse, engagé volontaire en 1939, fut conseiller municipal de Reims en 1953, adjoint au maire en 1977, conseiller général du 3e puis du 7e canton depuis 1964, député de la Marne de 1956 à 1958. René Tys, secrétaire du Syndicat du textile de Reims, fut membre du comité fédéral du PCF en 1946 et premier secrétaire de la fédération de la Marne du PCF de 1953 à 1976. Il épousa à Reims en 1948 Janine Salanié, puis à Reims en 1970 Gisèle Marie Isabelle Fontaine, morte en 2011, docteur en médecine.
Source : LRDR.

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