Laurent Roth
L'Impromptu de Jacques Copeau

 

 

Fiche Technique  

Fiction-documentaire, vidéo, 58’.
Avec Catherine Dasté, Marie Rivière, Olivier Cruveiller, Germain.
Agat Films/ARTE, INA, Centre Georges Pompidou.

Témoignages de :
André Barsacq, Bernard Bing, Jacques Chancerel, Jean Croué,
Jean Dasté, Marie-Hélène Dasté, Robert Garric, André Gide,
Louis Jouvet, Aman Maistre, André Obey, Jacques Reynaud, Jean Vilar. 

Et la voix de Jacques Copeau "Souvenir pour la radio" (1945)

Festivals : Festival Théâtre au cinéma de Bobigny 1994
Intégrale Fleur Albert et Laurent Roth au CENT-QUATRE/Paris/2009.

Diffusion : ARTE


Synopsis  

Un studio plongé dans l'obscurité, un tréteau nu, quatre chaises, une table, un magnétophone, un projecteur, quelques livres et photos : voici les éléments de la machine à mémoire de "l'Impromptu de Jacques Copeau". 

Sous l'impulsion discrète d'un régisseur replié dans les gradins, quatre comédiens s'emparent des textes que Copeau a laissés à la scène : écrits de circonstance, adaptations et mystères, impromptus et prologues, certains inachevés ou inédits, se succèdent pour tenter de donner une image sincère et vivante de l'effort théâtral du réformateur de la scène française. 

Sur une autre scène, table du régisseur ou écran imaginaire, vont et viennent témoignages et documents d'archives qui sont comme autant d'indices servant à cerner la place occupée par Copeau, à souligner sa trajectoire de météore, à lui assigner son point d'impact. 

Enfin le monde des voix radiophoniques (parmi celles des plus proches témoins de l'activité du "Patron", pour la plupart disparus) vient donner un corps à l'absence, une forme à la communion ; monde guidé et dominé par une note plus haute, la voix de Jacques Copeau lui-même, qui enregistra la totalité de ses souvenirs en 1945, et dont l'éclat grave et timbré tend le cours du récit, jusqu'à l'apparition de l'homme en personne, dans un film retrouvé des années trente. 

Sous le regard fervent et critique de Louis Jouvet et d'André Gide, convoqués par intermittence, la vie de Copeau déroule son écheveau de contradictions, suivant certaines étapes chronologiques, où se joue à chaque fois tout le cycle d'une recherche. Passion avec ses stations, où le poids de l'exigence théâtrale s'incarne dans la recherche éperdue d'une grande utopie communautaire. 

Commençant par une scène des Karamazov ("Dieu n'existe pas") et finissant par un acte du Petit Pauvre ("Image parfaite de la Passion du Christ"), c'est aussi un mémorial que ce film, saisi lui-même par le balancement d'une vie dont la quête d'absolu vient se brûler au feu de cette vie divine, dont on sait qu'il voile autant qu'il révèle...

L'Impromptu de Jacques Copeau "...  ou le chemin d'une âme ?


Presse

> Coupure presse 1.pdf
> Coupure presse 2.pdf
> Coupure presse 3.pdf


Documents annexes  

> Notes de travail "Le chantier de la chimère"