COLETTE

 
  
 
 

 

Portrait en 1896
 
Sidonie Gabrielle COLETTE née le 28 janvier 1873 - décédée le 3 août 1954 (81 ans), est une romancière française, élue membre de l'Académie Goncourt en 1945. En 1953, elle est promue officier de la Légion d'honneur.
 
Elle fut également actrice de music-hall, journaliste, mémorialiste (auteur de mémoires historiques ou littéraires).
 
 
 
 
 
 
 

Elle fut aussi l’une des grandes amies des chats dans le monde des Lettres.
Le surnom de « Minet-Chéri » lui avait été donné par sa mère,
 
 
 
 
 
 
 
Colette a souvent été prise en photo avec des chats,
dans la rue, dans son jardin, à sa table de travail.
 
 
  
 
 
  
Dans Dialogues des Bêtes, elle rapporte des conversations entre deux de ses animaux,
un Angora gris ' Kiki-la-doucette ' et un Bulldog appelé ' Toby-chien '.
 
 
 
 
 
 
 
 
Colette eut aussi un chat sauvage, un chaton de 20 mois venu du Tchad, appelé Bâ-Tou.
 
 
 
 
 
Dans son roman ' La Chatte ',on retrouve Saha, la chatte chartreuse .
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Colette est restée sans chat après que ' Chatte Dernière ' l'eut quittée.
 
Colette a toujours été entourée de chats de Saint-Sauveur-en-Puisaye à Paris (Palais Royal).
Ils l’ont inspirée et elle a parlé d’eux dans ' Claudine à l‘école', Dialogues de bêtes.
 
 
 
 
Elle a même incarné La Chatte amoureuse en 1912 au Ba-Ta-Clan.   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Mélomane avertie, Colette collabore avec Maurice Ravel entre 1919 et 1925 pour la fantaisie lyrique L'Enfant et les sortilèges.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Elle a dit :
 
« A fréquenter le chat, on ne risque que de s’enrichir.
Serait-ce par calcul que depuis un demi-siècle je recherche sa compagnie ? »
 
 
 

L'Enfant et les Sortilèges Clip

 

 
 
 Voici, écrite par Colette elle-même, la préface de son ouvrage :
CHATS de Colette .
 
Il n'y a pas de chats ordinaires. Il y a des chats malheureux, des
chats obligés à la dissimulation, des chats méconnus, des chats
qu'une inguérissable erreur humaine distribue à des mains indignes,
des chats qui attendent, leur vie durant, une récompense qui ne
viendra jamais : la compréhension et la pitié. Mais tant de misère
et de malchance ne suffisent pas à former un chat ordinaire.

La castration même ne ravale pas le caractère du félin domestique.
Kiki-la-doucette, parfaitement neutalisé dès son jeune âge, n'avait
subi qu'une diminution physique. Une gaîté intacte illuminait ses
yeux verts de magnifique bâtard rayé, à poils très longs, avec un
peu de blanc le long du ventre. Il chassait et combattait; les
matous campagnards apprirent vite à craindre la stratégie qu'il
inventa: bloquant un chat au bas d'un étage de cave,
Kiki-la-doucette prenait son élan et s'abattait sur son ennemi en
planant comme un polatouche.
 
Chaque chat rencontré m'a fourni l'exemple d'une vertu personnelle,
et donné à croire que j'avais à peindre, chaque fois, un chat qui ne
fût né, qui n'eût vécu que pour moi.
A tant de lignes survivront peu de pages. Il méritait mieux,
l'animal à qui le Créateur fit le plus grand oeil, le plus doux
pelage, la narine suprêmement délicate, l'oreille mobile, la patte
sans rivale et la griffe courbe empruntée au rosier; l'animal le
plus traqué, le moins heureux et, comme dit Pierre Loti, la bête la
mieux organisée pour souffrir.
 

 
Je n'ai guère cessé de chanter le chat. Mon lot sans doute ne
prendra fin qu'avec moi-même. Une grande vague, qui n'est point
affaire de pusillanime tendresse, me mène, me ramène à lui; c'est
que souvent le chat, de par sa prédilection et sa fidélité, m'a
semblé encore plus soucieux de moi que je n'étais occupée de lui.
 
COLETTE