Poésies‎ > ‎

Poésies

 Afrique majuscule

Afrique majuscule

Hier vierge encor d’usine

Vierge de matricule

Et vierge de combine

 

Afrique la peste blanche

Infeste tes peuplades

Sous forme de dimanches

Et de journées ouvrables

 

Accepte ses écoles

Refuse son pactole

C’est sa source de lèpre

Garde ta tête crêpe

 

Réveille-toi Afrique sauve-toi du naufrage

Regarde tes totems pleurer dans tes villages

En entendant tes tam-tams s’offrir au marchandage

 

Oui tu avais tes plaies

Bien à toi

Et malsaines

L’Homme Blanc t’a soignée

Tes plaies sont toujours tiennes

 

Mais en plus de tes fièvres

Tu vis un pernicieux progrès

De béton et d’acier

C’est ton âme qui crève

 

On décime tes lions

Tu gardes tes serpents

En arrivant le Blanc

Te drogue de millions

 

Réveille-toi Afrique sauve-toi du naufrage

Regarde tes totems pleurer dans tes villages

En entendant tes tam-tams s’offrir au marchandage

Le blanc voit tes misères

Et t’apporte les siennes

Crois-tu qu’il te libère

En te couvrant de chaînes ?

 

Ton peuple est en extase

Au clinquant bien français

Et il quitte ses cases

Pour vouloir des palais

 

Coquet il se pavane

En cravate et pieds nus

Au fond de ses savanes

Ainsi qu’un parvenu

 

 

Réveille-toi Afrique sauve-toi du naufrage

Regarde tes totems pleurer dans tes villages

En entendant tes tam-tams s’offrir au marchandage

 

                            Michel Galobardes

 
AFRICA  NEGRA Galobardes
___________________________________________________


AFRIQUE MON AFRIQUE

 

Arrivés chez toi, ton peuple a ouvert les bras

Mais nous avions perdu toute fraternité

Vous trouvant sans culture simple et émerveillé

On vous a exploité et placé bien trop bas

 

On se rend maintenant compte de nos erreurs

Le statut d’hommes vous a été accordé

Les marques vous ont été commercialisé

Mais ces dons ne peuvent compenser cette peur

 

Je dois reconnaître qu’il te faut du courage

Aucunes nation n’auraient supporté cet orage

Qui a fait dans tes rangs un horrible carnage

Et couvert ton avenir de sombres nuages

 

Dans ce vaste océan, abondant de misère

Des îles luxuriantes apparaissent

Et c’est à l’histoire que je m’en réfère

Afrique, tu as donné la vie sur terre

 

                            Romain Csomos 17 ans

 

 

 
 
Comments