4 ans de mobilités Comenius ... 2010-2014


L’intercultura per tutti (Rossana Pintus)
Partenariat entre le Lycée Marseilleveyre (France) et le Lycée Ruggero Settimo (Italie)


LES EUROPÉENS DE DEMAIN !


La construction européenne est avant tout une histoire et une aventure humaine, on voit toujours l'Union européenne à travers le prisme des négociations interminables et des performances économiques, mais l'Europe ce n'est pas que cela…. L'Europe de "l'éducation" s'est construite pas à pas d'abord au sein des universités, aujourd'hui dans les écoles et les lycées… elle est innovantes, des générations ERASMUS se sont succédées, le sentiment d'appartenir à une famille européenne existe au sens où les Européens partagent leurs différences, se confrontent au monde réel et découvrent qu'ils ont beaucoup de points communs et des valeurs à partager. Il ne s'agit pas de faire de l'Europe une quelconque religion qui ne serait pas nourrie d'esprit critique mais de faire des citoyens européens libres, capables de communiquer dans la langue de leurs voisins proches et plus lointains (pas seulement dans la belle langue de Shakespeare), d'apprendre à mieux se connaître et à se préparer à un avenir multiculturel dont l'Union européenne (notre "communauté de destin" et notre "espace de vie") est le laboratoire dans une société globalisée. Quatre années de mobilité Comenius, plus deux années d'un partenariat Comenius ("nos mémoires partagées, les Européens autour des années 60" qui rassemblait six nationalités) nous ont enrichis. Nous le devons à des enseignants, personnels d'éducation, parents d'élèves engagés et à tous ceux et celles qui nous ont fait confiance ! Je pense aux 32 élèves français et italiens qui ont participé à ce programme de mobilité depuis 2010 avec courage et volonté. Quelle chance !  Quel immense plaisir de les retrouver et de sentir qu'il s'est passé quelque-chose de fort dans leur vie, dans leur être ! De les voir ainsi enthousiastes et plus autonomes, c'est le plus beau cadeau qu'ils puissent nous apporter… Rendez-vous l'an prochain avec ERASMUS + pour une prochaine mobilité qui associera (nous l'espérons) nos deux sœurs latines : l'Italie sicilienne et l'Espagne andalouse. Oui, on peut encore rêver d'Europe !

Daniel Micolon

Référent Comenius pour Mareilleveyre

(2010 à 2014)




La réception à la mairie de Marseille-Bagatelle par les élus

(Promotion 2011/2012)



Mobilités apprenantes...


Ce fut pour moi un moment très formatif et une expérience inédite. J'ai beaucoup grandi depuis que je suis arrivée en France, car je n'étais pas habituée à devoir m'en sortir toute seule. Au début j'ai eu des difficultés que j'ai du surmonter sans l'aide de mes parents et c'est ça qui m'a fait grandir !

(Maria-Laura, promotion 2012)

Un’esperienza magnifica che non dimenticherò mai. Ho sempre voglia di piangere quando penso a tutti quelli che ho incontrato e che hanno  reso questi tre mesi , i più belli della mia vita.(Sabrina)

 

C'était super !! J'ai appris plein de choses, en plus le système scolaire est différent du nôtre… On a été influencé par la vie française qui nous a marqué. (Salvatore, promotion 2012)

"Cette expérience m’a apporté un second souffle dans ma vie, m’ayant offert à la fois de l’autonomie, de l’indépendance et de la responsabilité, mais aussi l’opportunité de connaître des amis formidables, rencontrer des personnes inoubliables, avoir vécu des instants exceptionnels, singuliers, et d’avoir finalement compris et appréhendé la notion de chaleur humaine". (Maxime, promotion 2013)

 

Je crois que je vais me répéter, mais c'était merveilleux. J'ai appris à acquérir plus confiance en moi ! Je me suis aussi amusé, j'ai connu des gens fantastiques que je n'oublierai jamais. (Miriam, promotion 2012)

Ho incontrato persone veramente meravigliose con questo scambio, sarà un bel ricordo. (Sauvane)

Ce fut pour moi une expérience de vie !!! (Noémie, promotion 2014)

 

Cette expérience m'a apportée plus d'autonomie, de maturité, j'ai fait des rencontres inoubliables et j'ai réellement amélioré mon italien. (Elia, promotion 2014)

 

 

Pour moi, cette expérience est absolument magnifique, parce que comme l'ont déjà dit mes camarades, ont étaient seuls et parfois ça n'a pas été facile. J'ai connu des gens très sympas. Ces trois mois représentent le moment les plus beaux de ma vie !

(Carla, promotion 2014)

Partir m'a permis de vivre une expérience qui responsabilise et qui permet de mieux me retrouver quand je suis rentré chez moi… (Sébastien, promotion 2014)

 

 

Cette expérience magique m’a permis de me rendre compte qu’il y a pleins de choses a découvrir, que le monde ne tourne pas seulement autour de moi, mes amis, mon lycée... elle m’a fait grandir, mûrir, me découvrir moi-même. Cette expérience m’a vraiment complètement changée, m’a fait devenir autonome, sociable !! (Clara, promotion 2014)

 

















































 





Générations mobilité !

 

Session de formation dans le Vercors avant le départ en Italie

(Promotion 2014)

L'ailleurs c'est fertile !  (Eric Orsenna)

Le programme Comenius «mobilité des élèves» permet à des élèves du secondaire d’effectuer une partie de leur année scolaire en Europe. 17 pays de l’Union participent aujourd’hui à ce programme inédit qui n’est pas sans rappeler Erasmus des étudiants. Les élèves doivent avoir au moins 14 ans et leur établissement scolaire d’origine avoir engagé un partenariat Comenius. Ces mobilités, de 3 à 10 mois, ne s’improvisent pas. Très encadrées sur le plan pédagogique, psychologique, juridique, elles répondent à une solide préparation qui engage toutes les parties : l’élève, leurs enseignants, les proviseurs et les parents qui ont leur mot à dire; crainte de la séparation d’avec leur enfant ; progéniture qui souvent n’a jamais quitté la France, crainte que leur scolarité n’en pâtisse, que l’adaptation au pays d’accueil soit difficile. L’équipe enseignante, quant à elle, veille à ce que ces jeunes retirent un maximum de profit de l’expérience et qu’elle soit valorisée dans leur parcours scolaire. (Magazine Soleo mars 2011)

Nos quatre promotions

Comenius...

Année 2010/2011 :

Erika Vendra, Daniele Lo Bianco,

Vera Granger, Ludivine Manca,

Année 2011/2012 :

Francesca Minglino, Simone Cortese, Aurelia Falegnane, Giulia Lombardo, Angelo Fasulo, Enrico Muratore, Emma Corti, Celia Guigliarelli, Amin Fellahy, Matis Ghiotto, Zahary Ben-Ali, Alexis Aouabdia



Réception au Lycée Marseilleveyre
élèves, parents, professeurs, sont reçus par Monsieur Mora, Proviseur

(Septembre 2011)

Année 2012/2013 :

Carla Micciché, Salvatore Ferraro, Maria Laura Fiaccabrino, Miriam Bonsangue, Maxime Desira, Fekih Sabrina, Gauthier Adèle, Sauvane Beerli



Aéroport Charles de Gaulle
Janvier 2013

Année 2013/2014 :

Giorgia Vendra, Maria Grazia Martorana, Alessandro Gruttadauria, Carlotta Gruttadauria, Clara Fortelli, Sébastien Gomez, Noémie Leprevost, Elia Porcet.




Caltanissetta
Janvier 2014
(Promotion 2013/2014)










































Rossana Pintus au centre "notre marraine Comenius" accompagnée de Ludivine et Véra qui ont inauguré le programme de mobilité en 2010


Nel lontano settembre 2009, inizia per il Liceo Classico “ Ruggero Settimo “ di Caltanissetta e il Lycée Marseilleveyre di Marseille,  l’avventura del Progetto Comenius – Mobilità studenti. Avventura che ancora oggi continua a riscuotere grande interesse presso gli  studenti e le rispettive famiglie. Inoltre con questo Progetto  entra un pezzo di Europa in ciascuno dei  due Licei, quello italiano e quello francese: un po’ di Francia in Italia e un po’ d’Italia in Francia !

E’ stato un lavoro a volte duro, spesso piacevole, sempre interessante e costruttivo che ha rinforzato i legami di collaborazione tra i due licei , già uniti da un Progetto Comenius - Nos mémoires partagees.  Les Européens « autour des années 60  - e un eTwinning – Un pont tout français-; lavorare insieme, affrontare e risolvere congiuntamente e sempre in armonia le difficoltà,  cooperare senza conflitti   ha sviluppato e fatto maturare tra i docenti,  sentimenti di stima che ben presto si sono  trasformati in sincera amicizia.

Diversi studenti da allora hanno partecipato ogni anno  a questa mobilità, dapprincipio con timidezza ed esitazione, poi sempre con più sicurezza  determinata dall’entusiasmo con cui ogni anno i compagni ,  rientrando,   raccontavano la loro esperienza e sfoderavano con orgoglio la propria competenza linguistica acquisita nei tre mesi di full immersion.

Daniele, Erika et deux jeunes filles espagnoles lors de la réunion de formation à Paris en octobre 2010

Con questo non voglio dire che non ci siano stati problemi. C’è voluto molto impegno e coordinamento per scegliere i profili adatti dei ragazzi da inviare all’estero, le famiglie presso cui inserirli, espletare tutte le formalità burocratiche , preparare il terreno appropriato e sicuro per inserire questi giovani in una scuola e nella comunità sociale  di un altro Paese. Tre mesi lontano dalla famiglia per dei giovani appena usciti dall’adolescenza non è una passeggiata e talvolta loro stessi non sono in grado di valutare l’impatto psicologico di un tale distacco. Alcuni sono titubanti, esitanti, altri partono spavaldi con grande entusiasmo ma poi le coccole dei genitori, i compagni, le abitudini, la lingua minano piano piano la loro sicurezza. Lo choc culturale non è indifferente. Allora bisogna essere là a incoraggiarli, rassicurare le famiglie,  fare le veci di tutte queste figure che mancano ma devo dire con soddisfazione che tutti hanno comunque portato a termine il loro soggiorno.

In conclusione posso affermare che gli studenti sono sempre tornati cambiati, più adulti, più autonomi , a volte trasformati anche fisicamente o nei comportamenti e quasi tutti con un filo di malinconia per la fine di questa avventura. I più timidi hanno acquisito sicurezza, e soprattutto sono cresciuti come individui e hanno imparato a conoscere se stessi in un modo diverso e più profondo e a conoscere gli altri. Hanno imparato a comprendere le diversità, le alterità, ad assumere altri punti di vista e a relativizzare il proprio.  E’ affiorato tutto il loro sfaccettato mondo interiore, con mille dubbi, interrogativi, riflessioni, emozioni e sentimenti che lo caratterizza. Sono queste le premesse per un atteggiamento interculturale che cerca di comprendere l’altro, o coloro che appartengono a differenti culture nei loro vissuti più autentici, senza cadere nelle trappole dei pregiudizi, degli stereotipi, dell’etnocentrismo.

 

Un punto debole si è rivelato l’inserimento nelle classi, far coincidere i programmi talvolta dissimili per certe materie, organizzare un orario personale ma soprattutto come valutare scolasticamente questa esperienza tenendo conto di molteplici fattori . Questo problema è stato ripetutamente sollevato alle Agenzie Nazionali in maniera corale durante gli incontri di formazione a cui gli studenti sono obbligati a partecipare insieme ai loro insegnanti referenti. La valutazione non può limitarsi alla valutazione di contenuti ma deve includere la sfera psicologica, affettiva, sociale, il livello di autonomia raggiunto, la capacità di raffrontarsi con gli altri ( famiglia di accoglienza, nuovi compagni, comunità ). Questo per citare solo alcuni degli elementi di cui tenere conto. Quindi è facile rendersi ben conto della complessità di questo momento finale che dovrebbe poter coinvolgere il maggior numero di docenti nella gestione della mobilità. Ma purtroppo questo non sempre avviene e così sono nati  conflitti e  scontri che inevitabilmentepoi si ripercuotono sugli studenti. D’altronde negli ultimi anni – e chi si occupa di interculturalità ed opera con e nelle scuole sa di cosa parlo – si registra una stanchezza diffusa tra i docenti, indubbiamente alimentata da un clima sociale che favorisce chiusure, distanze, separatezza, quando invece diventa oggi necessario un impegno di ciascuno e di tutto il territorio per promuovere l’incontro tra chi accoglie e chi è accolto e questo Programma ne rappresenta una parte :  L’intercultura per tutti.


Purtroppo la mia esperienza è durata solo qualche anno in quanto sono andata in pensione . Tuttavia ho continuato a seguire anche se più emotivamente che concretamente, questo progetto e sono stata spesso presente nel mio Istituto quando il collega e amico francese, tutor per gli studenti di Marsiglia, Daniel Micolon, è venuto a Caltanissetta, mio graditissimo ospite, per verificare l’andamento del soggiorno dei suoi studenti. Io continuo così ad essere “ la marraine “ del Progetto sul quale ho puntato e, ritengo, ho vinto.

Rossana Pintus

Référente Comenius en 2010/2011 et initiatrice du projet

"Notre marraine"