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Gendarmes assassinés dans le var : un sursis meurtrier ?

publié le 23 juin 2012 11:47 par Jacky Mestries   [ mis à jour : 23 juin 2012 23:35 ]
Un simple épisode, un incident tout au plus :

Le rideau est tombé, les honneurs sont rendus, les autorités de notre pays peuvent reprendre sereinement leurs joutes médiévales quoique médiatiques pour être ou paraître, choisissez.

Joutes médiévales :  comme les nobles d’un autre temps, les voilà entre eux revenus à leurs luttes pour se faire remarquer de leur souverain, se faire une place au soleil de l’Elysée ou de Matignon tandis que le peuple dans son monde à lui suit son destin de soumission et de silence.

La lice est différente, les armes ont changé, mais le fond est le même, n’en doutez pas. Batailles pour des postes, pour de véritables charges quasi héréditaires aujourd’hui encore, rites d’admission consistant à reprendre commenter et approuver les pensés du moment, tout y est. Adoubement dans la désignation et croisade contre ceux qui s’y opposent. Le siège de La Rochelle s’est répété. Il est aujourd’hui assorti d’une véritable excommunication pour celui qui s’est opposé aux ordres des grands de ce monde. Combien tu m’es sympathique Falorni ! Bienvenue dans le monde de ceux qui veulent penser sans doctrine, agir sans idéologie, se soumettre à ce qui est juste, se rebeller contre ce qui est détestable.

Bien penser pour bien vivre :

Subir et tout accepter, les mots d’ordres n’ont pas changé et je ne crois pas qu’ils changeront dans un avenir proche.

Ce peuple qui demande un peu de justice sera, comme toujours, méprisé, et s’il s’avisait à émettre quelques avis ou jugement  sur les évènements qu’il subit, aussitôt pour le réduire, il sera par presse interposée remis à sa place. Il n’a rien à dire sinon de copier les docteurs en morale qui l’assaille nuit et jour sur tous les médias.. Il n’a d’autres choix que reprendre les mots, les paroles, les idées des élites, se diluer dans les discours officiels ou disparaître.

Restent à entonner quelques thèses qui ne gênent personne, ne portent préjudice qu’à des responsables passés ou disparus si l’on veut être entendu. Ce ne sera pas le ton de cet article.

Pas question de tout accepter et n’en déplaise à nos élus tout neuf, deux gendarmes ont été tués et il y a des responsables. Ces responsables, aujourd’hui c’est vous. Fini le confort de l’opposition.

Il y a bel et bien des responsables de la mort de ces deux gendarmes :

Deux gendarmes ont été tués alors que cela ne devait pas être. Il n’y a aucune fatalité dans ce qui s’est passé.

Les arguments faciles, qui ne coûtent rien et ont l’avantage de garder les mains propres est de parler des moyens mis en oeuvre par la gendarmerie pour interpeller un dangereux malfaiteur auteurs de violences répétées ces dix dernières années. Une policière en témoigne, déjà en 2004, elle a cru perdre la vie dans sa rencontre avec Boumezaar.

Rebelle à l’autorité Boumezaar, ce n’est que peu de chose de le dire. L’affaire de Collobrières et celle qui lui a valu six ans d’emprisonnement en 2004 ont des points communs évidents.

Un vol, une intervention de la police, une rébellion, des coups sur une femme. Il n’y a pas eu meurtre, mais également vol d’une arme d’une policière. Heureusement c’était un tonfa ( bâton de défense ) et non une arme à feu. Sinon …..

Quand on s’appelle Boumezaar, on ne se soumet pas aux contrôles des policiers et des gendarmes, semble-t-il ! Et surtout on ne se soumet pas au contrôles faits par des femmes.

Il y a probablement un réel problème, mais je ne pense nullement qu’il serait psychiatrique.

Il ne faudra pas oublier de lui donner une attestation après son prochain contrôle de police, après sa libération, bien sur, dans une dizaine d’années, au plus.

 

Un sursis incompréhensible :

C’est bien ce garçon hostile à l’autorité qui se voit condamné à une peine avec sursis pour avoir frappé sa mère. Six mois avec sursis, pour un récidiviste ! . Une mise à l’épreuve pour un réfractaire à toute autorité ? On se demande ce qu’il y avait à espérer.

Le sursis pour ce personnage dont la dangerosité a déjà été démontrée par des faits. Une condamnation par delà la recommandation des peines planchers auxquelles il ne pouvait et ne devait pas échapper.

Je n’ai pas d’avis sur ces peines plancher, qui d’ailleurs n’en portent que le nom, puisqu’elles n’ont en fait rien d’obligatoire. Un sursis coupable de meurtre ? A-t-il été compris comme une marque d’impunité ? Je vous laisse les réponses.

Que vont nous dire les gardiens de prison sur le comportement de cet individu pendant son incarcération. S'il a fait sa peine complète, c'est qu'il y avait déjà un soucis. Décidément ce sursis est pour le moins étonnant.

Une ambiance favorable aux rebellions :

Nous voulions l'intelligence, nous avons des blocages intellectuels

Un meurtre de deux gendarmes dans une ambiance où, dés les premiers jours du quinquennat de M Hollande, ce sont bien les policiers et les gendarmes qui ont été désignés comme coupables de l’ambiance détestable qui règne. L’opposition police / Gendarmerie contre délinquants a été immédiatement portée au débit des forces de l’ordre. Ils étaient coupables de « délit de sale gueule ». Pas d'appel possible, le jugement est tombé.

Ils ont été désignés publiquement. Faut-il faire une relation avec l’affaire du Var, je n’en sais pas grand chose, mais je sens que tout de même, le comportement de chacun est le résultat au moins partiel d’une ambiance générale.

Que dire du ministre de la justice qui ne voit rien que de bien normal dans ce qui s’est passé et s’est aussitôt empressé de couvrir les magistrats responsables de cette affaire ! Je le comprends, puisqu’en les couvrant, il se couvre lui-même. C’est bien elle dont le premier geste a été de se pencher sur le sort des pauvres délinquants victimes de la société. Les victimes on verra plus tard. Elle n’a fait que renforcer l’ambiance de détestation du système judiciaire par ceux qui ne subissent, quand même, que les conséquences de leurs actes.

Et que dire du mot implicite de modération dans la sévérité à infliger aux prévenus ? De toutes évidences, les magistrats ont compris le message.

Les gendarmes sont peu de chose Mme Taubira. Nous le savons. Face à une idéologie, nous pouvons bien en sacrifier quelques centaines, quelle importance !

Si ce n’était pas vrai, votre place était aux côtés du ministre de l’Intérieur lors de la cérémonie des obsèques de nos camarades. Vous n’y êtes pas allée. Aviez-vous peur du regard des familles des victimes ? Il faut être à la hauteur de sa tache, même dans ces moments là.

Le message est bien passé. Les gendarmes ont parfaitement compris ce qu’ils valent à vos yeux. Ils n’attendaient rien de vous, d’ailleurs. Vous ne serez jamais un personnage d’état. C’est aussi un fait.

Il est temps de définir, ou de redéfinir le rôle de la justice, dans ce pays, une bonne fois pour toutes, que l'on sache où l'on va.  Nous ne comprenons plus rien.

Les victimes bientôt responsables, à n’en pas douter :

Pour détourner l’attention, vous allez voir que d’ici quelques jours les deux victimes vont être responsables de ce qui leur est arrivé. On va commencer par questionner jusqu'à la perte de raison les gradés locaux, j'en suis certain.

Mais comment ? Ces gendarmes ne se sont pas défendues ? Et puis qu’allaient-elles faire là, à cette heure là ? Comment n’ont-elle pas apprécié la dangerosité de l’individu qu’elles allaient rencontrer ? Puis vous verrez que le commandant de brigade va également devoir donner des explications. Enfin, tout ce qui est du terrain va en prendre "plein le museau". J’en fais le pari.

Mais voilà, ce n’est pas comme cela que les choses se passent. Un coup de fil, un coup de radio, et un déplacement de routine sur une commune tranquille. Le danger que représentait l’individu à interpeller pour un vol en flagrant délit n’était connu que de la justice ou d’une patrouille de police qui en avait fait les frais en 2004.

Elles n’ont rien pu faire face à l’agression qu’elles ont subie. L’effet de surprise était du côté du voyou. Lui savait que si on l’interpellait,  il s’y opposerait avec violence. La justice le savait, pas les gendarmes. Deux hommes à la place de ces deux femmes, sauf à ce qu’ils soient d’un physique impressionnant, auraient également été abattus, j’en suis convaincu.

Qui dit surprise dit pas de distance suffisante pour se défendre et éventuellement sortir son arme. Et puis sortir son arme pour se retrouver aux assises malgré la loi, non merci.

Se faire traiter d’assassins !! Pas plus.

Les responsables, la justice veut des forces de l’ordre victime. Ils les ont. 

Il faut le dire. Aujourd’hui les gendarmes sont désarmés. Ils se désarment sans que plus personne n’ait rien à dire. Ils n’envisagent même plus de se défendre et sont abattus comme des chiens ne le seraient pas, sur la place d’un paisible village, le soir d’une journée estivale.

La fête impudique d’idéologues privés de sentiments : cela fait peur.

Comme le dit M Philippe Bilger sur son blog, nous pouvons tourner le problème dans tous les sens, une seule conclusion s’impose. Si le présumé coupable avait été en prison, il n’aurait pas tué ces deux femmes.

Tout aussi idéologue que sa concurrente Mme Taubira dans l’application imbécile de principes théoriques, Mme Guigou s’est illustrée en affirmant que s’il avait été emprisonné, il aurait fait la même chose, mais plus tard, simplement plus tard. ( réf ITW chez Bourdin le 19 juin  - à podcaster sur RMC )

Je me demande si ces gens là se rendent compte de ce qu’ils disent, parfois.

Outre le mépris affiché pour les femmes victimes de leur devoir, Mme Guigou a, je crois franchi toutes les barrières de la stupidité pure. Sûrement une femme intelligente pourtant, mais alors qu’est-ce qui peut la conduire à ces affirmations au moins surprenantes ?

Nous ne vivons pas dans le même monde, c’est évident, aussi, peut-être faut-il replacer son discours dans son contexte. Elle était candidate à la présidence de l’assemblée nationale. Il fallait faire allégeance à l’idéologie qu’elle pensait «  à la mode » puisque le ton était donné depuis le gouvernement. ( recherche de récompenses, de charges, de prestige, nous y revoilà …., bonjour les courtisans  )

Cette fois-ci nous l’avons l’égalité homme femme, pour le meilleur et pour le pire aussi, semble-t-il !!!

Je ne suis pas aujourd’hui persuadé que les gendarmes vont faire les frais sans rien dire de ces inconséquents submergés d’aprioris, ces abrutis de discours faciles aux conséquences incalculables. Je pense que ces intellectuels surmenés préparent des émeutes dans les quartiers chauds, ces quartiers aux mains des salafistes ou des trafiquants de drogue, c’est souvent la même chose d’ailleurs.

Les voyous ont compris, ils peuvent y aller, ce seront les policiers ou les gendarmes les coupables, quoiqu’il arrive.

 

jmestries

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