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13 jours d'autonomie

Sur cette page, je vais vous faire le compte rendu général des 13 jours que nous avons passé ensemble Corinne et moi du 13 aout au 25 aout 2012.

Tout d'abord, on ne peut pas parler vraiment d'autonomie. Le jardin devant être fini de désherber et d'aplanir, il ne produisait rien. Donc, nous sommes allé faire les courses au marché local du village voisin. De plus, j'en ai profité pour faire visiter la région à Corinne, nous avons donc fait plusieurs sorties.

Toutefois, nous avons joué le jeu à l'intérieur de la maison en ce sens que nous ne consommions pas une seule goutte d'eau d'adduction d'eau de la ville et que nous avons coupé le compteur d'électricité.

Mais cela nous a permis de faire des premières constatations vraiment étonnantes.

La perte de la notion de temps. Elle est dûe à la ... cuisinière à bois !?!?! En effet, entre le moment où vous avez allumé le feu dans la cuisinière et le moment où l'aiguille du thermomètre veuille bien décoller (température 90°C), il s'écoule au moins 1 heure. Pareil pour la cuisson, un plat demande au moins 1 heure pour mijoter. Inconvénient, il ne faut pas être pressé, avantage, vous pouvez oublier votre plat sur le feu, il ne risque pas de brûler.
Ces "contraintes" font que vous êtes obligés de prendre le temps de vivre, et vous finissez même par ne plus avoir besoin de regarder l'heure.

Le travail. Il se résume à faire le ménage et le jardin, les deux prenant maximum 1 à 2 heures par jour et le reste du temps on .... discute ?!?!?! Encore une fois, on est obligé de prendre le temps ! A tel point que maintenant, nous voyons le monde du travail comme un vrai esclavagisme. Travailler pendant 8 heures par jour est une folie, un non sens, et nous prenons conscience à quel point la société nous a rendu soumis. En fait, finalement, nous travaillons réellement pour nous que 2 à 3 heures maximum par jour, tout le reste c'est pour l'Etat et les banksters !

L'adaptation au non confort. En effet, sans électricité, plus d'eau chaude, plus de frigo, plus de machine à laver le linge ou la vaisselle, etc ... Se laver à l'eau froide, c'est sûr que c'est surprenant au début, mais avec le temps on s'y fait. Pour les gros douillets comme moi, il suffit de se laver au gant sur le corps et c'est parfaitement supportable. Pour le frigo, c'est plus difficile, car il faut gérer avec beaucoup plus de précision les denrées alimentaires, et acheter ou cueillir exactement tout ce qu'on va consommer, plus question de faire des caprices. Reste la plus grosse contrainte qui est le linge. Nous avions prévu du linge propre pour les deux semaines en question ce qui fait que cette question ne s'est pas trop posée.
Toutefois, vous découvrirez dans la page de présentation qu'il est possible de revenir à un confort classique.

Le plaisir de la proximité : Le jardin n'étant pas opérationnel, nous allions faire nos courses au marché local. Le prix sont les mêmes que ceux pratiqués en supermarché, mais la qualité et la santé sont garanties, avec la satisfaction de la convialité et de soutenir le producteur lui-même qui nous servait directement.

La prise de conscience. Nous avons en effet pris conscience de l'énorme avantage du concept de la microconsommation qui est certainement le concept le plus révolutionnaire de ce 21ième siècle.