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Solution 3 : Secourir un agriculteur

Cette solution marche aussi avec un artisan ou toute profession dans la même situation pratique qu'un agriculteur.

Contrairement à la solution 2, cette solution nécessite que les autonomistes aient un capital de départ.
De plus, ils doivent avoir une solide préparation juridique et comptable.Enfin, aucun autonomiste ne doit être surendetté. Nous allons découvrir pourquoi.

Parlons des agriculteurs.
De plus en plus d'agriculteurs sont dans une situation dramatique. Entre les grandes centrales d'achat des grandes surfaces qui leur font baisser les prix, la concurrence des autres pays qui trichent par le dumping professionnel (esclavage), le dumping social (différence de cotisation), le dumping écologique (il peuvent polluer sans limite), la pression des dettes des créanciers, et sans doute beaucoup d'autres que j'oublie, on en arrive à un stade où 1 agriculteur par jour minimum se suicide.

Pour résumer, ce sont ceux qui nous nourrissent qui se suicident. C'est une situation révoltante insupportable qui a assez duré !

Alors, je vous propose, une fois de plus, une solution.

Prenons un agriculteur surendetté dans une situation dramatique.
Les autonomistes vont tout d'abord acheter à bas prix sa propriété. Ce qui implique que les autonomistes ont un capital commun qu'ils ont épargné par un stage en wooffing ou dans une écollectivité.
Bien entendu, le montant de cette vente sert à rembourser au moins une partie des créances. De plus, tout le matériel agricole qui n'est pas utilisé dans le cadre de la microconsommation (tracteur, moissonneuse batteuse, etc ...) est vendu pour rembourser la créance. Et si tout cela ne suffit pas, les autonomistes vont faire une expertise de la situation financière de l'agriculteur pour faire la part entre la partie des créances légitimes (capital vraiment utilisé), et illégitimes (intérêts + créances pour rembourser les créances). Inutile de vous dire que les créanciers ne vont pas être du tout d'accord de ne pas être payé de la partie illégitime, d'où la nécessité pour les autonomistes de maîtriser parfaitement la comptabilité et le domaine juridique car tout cela va s'arbitrer devant le juge.

Certes, l'agriculteur n'est plus chez lui, puisqu'il a tout vendu, mais il reste chez lui, où il va vivre désormais en cohabitation avec les autonomistes. De plus, notre agriculteur devient désormais un paysan en production bio-intensive, et à ce titre, il ne pourra physiquement (car il est impossible de faire plus) cultiver que 300 m2. Donc tout le restant de ses terres sera cultivé par les autonomistes.
Tout ce monde vivant en autonomie, plus de frais, plus de facture, tout le monde retrouve enfin une vraie vie.

Je suis d'accord avec vous qu'il s'agit là d'une solution complexe et pleine d'embûches, mais c'est la vie d'un homme, et le plus souvent d'une famille qui est en jeu. Alors, c'est une solution à étudier.