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z - Conditions psychologiques et sociologiques pour devenir autonome

Il y a une condition absolument impérative à respecter avant de passer à l'autonomie réelle. Vous devez vous préparer mentalement, c'est à dire que vous devez être autonome psychologiquement AVANT de devenir autonome réellement.
Heureusement, l'autonomie psychologique ne coûte strictement rien financièrement, mieux, bien souvent, elle permet déjà des premières petites économies.

On devient autonome psychologiquement tout d'abord en se coupant des agressions et des manipulations médiatiques.
C'est à dire en ne regardant plus la pub. Donc, dès que les spots publicitaires démarrent à la télé, zappez tout de suite. Cela ne vous coûte qu'un appui sur un bouton. Et si tous les spots sont synchronisés entre toutes les chaînes, mettez la télé en veilleuse le temps que toute cette merde soit terminée.

Ensuite ne regardez plus des "reportages" tels "envoyés spécial" ou les journaux télévisés qui ne sont que des outils de propagande, et bien entendu toutes ces émissions de "télé réalité".

En un mot, PROTÉGEZ vos enfants de toute cette toxicité psychologique.

Maintenant, il est vrai que si vous zappez la pub et tout ce qui est néfaste, il ne reste pratiquement plus rien à regarder. Alors, je ne saurais trop que vous conseiller de basculer votre télé en mode écran sur votre ordinateur. Sur youtube, vous trouverez toutes les excellentes émissions de Fred et Janny "c'est pas sorcier", qui en apprendra à vos enfants autant sinon plus qu'à l'école, énormément de choses toutes aussi bien les unes que les autres.

Avec de la patience et en les incitant à regarder des choses intéressantes de leur age, vous arriverez progressivement à les détacher de la télé au point que vous pourrez la supprimer.

Si vous voulez que votre groupe d'autonomistes réussisse, il y a des règles sociales qui doivent être respectées impérativement.
  • Faire passer l'autre avant soi : Beaucoup de gens disent qu'ils sont trop gentils, c'est faux et archi-faux dans la majorité des cas. Être gentil, cela veut dire ne jamais rien dire de négatif sur des personnes issues du peuple (par contre sur les élites qui manifestement nuisent à la société, ne vous privez pas !) et encore moins de votre groupe, surtout en dehors de leur présence. Donc les langues de vipère sont de parfaits nuisibles à tout projet d'autonomie. Par contre, vous pouvez faire l'éloge des membres de votre groupe, là ne vous privez pas.
  • Ne jamais s'opposer à l'initiative de l'autre : Du moment que cette initiative demande peu d'investissement et ne représente pas un danger pour le groupe, TAISEZ-VOUS et au contraire soutenez-le, même si cette idée vous parait farfelue ou débile. Laissez l'autre faire son expérience. Et vous serez sans doute surpris de vous rendre compte que son idée farfelue est une superbe invention profitant à tout le groupe et méritant d'être publiée sur l'internet.
  • Profitez du début du projet pour réaliser toutes les erreurs possibles et imaginables. Admettez entre vous l'erreur. En effet l'erreur est l'étape fondamentale pour la réussite. Donc, à partir du moment où cette erreur ne représente pas de danger au niveau sécurité physique ou financière, acceptez les erreurs. Et si l'un parmi vous est la mine dépitée dûe à un échec, soutenez-le et dites lui qu'il a bien fait de se lancer et que vous êtes fier qu'il ait essayé et qu'il doit recommencer. Dites lui que vous lui laissez tout le temps nécessaire jusqu'à sa première réussite.
  • Si un membre propose une idée représentant un danger physique ou financier manifeste, discuter gentiment et posément avec lui, non pas pour s'opposer à lui, mais pour trouver un terrain d'entente pour faire retirer le coté danger de son idée. En réfléchissant tous ensemble, on arrive toujours à trouver des idées permettant de pallier à tous les défauts.

Coté psychologique, quelles sont les personnalités qui conviennent ou ne conviennent pas à un projet d'écollectivité ?

La personnalité se prêtant le mieux à un projet d'autonomie, est sans aucun doute la personne bonne pâte, patiente et réfléchie. Être incapable de dire "non" est un lourd handicap dans la société violente actuelle, mais certainement une grande qualité dans le cadre d'un groupe en projet d'autonomie.

Peut-on accepter un timide ou un craintif ? Vous vous doutez que la réponse est positive. Il s'agit là d'un petit handicap psychologique très répandu. Face à un timide, la meilleure attitude est ... pas d'attitude ! Dites lui qu'il peut être aussi gauche qu'il le veut, aussi maladroit qu'il le veut, que cela n'a pas d'importance et que vous n'y faites pas attention. Se sentant ainsi intégré au groupe, il va progresser tout seul sans besoin de thérapie.
Si vous êtes vous-même timide ou craintif, confiez le au groupe.

Peut-on accepter un harceleur ? Si vous êtes du genre nerveux, critiqueur voire harceleur, vous représentez sans aucun doute un danger pour le groupe. Je vous conseille donc de suivre des cours de "communication non violente", où l'on apprend à s'exprimer envers les autres sans les culpabiliser. C'est tout un art qui devrait être appris dans tous les collèges; En tous les cas, faites preuve de reconnaissance de ce grave défaut envers les autres, ce sera déjà un premier pas vers votre intégration sociale.

Peut-on accepter un dépressif ? La réponse est sans conteste oui ! Un dépressif est une personne qui n'a pas pu surmonter les épreuves morales de la société violente actuelle. Le dépressif est très apathique, mais il est aussi une personne avec un immense potentiel de dynamisme. Toute la subtilité consiste à lui faire émerger ce potentiel. Vous y arriverez par l'intégration sociale dans le groupe. S'il se sent pris et accueilli dans le groupe avec un tolérance infinie, sa dépression va se stabiliser. Toutefois, pour lui faire remonter le pente, il faut savoir le "pousser avec amour", c'est une attitude très subtile totalement hors de portée de quelqu'un qui n'a jamais connu la dépression. Seul un ancien dépressif est capable de ressentir quand il faut laisser le dépressif tranquille et quand il faut le pousser. Donc, accueillir un dépressif dans un groupe oui, mais à condition qu'il soit encadré par un ancien dépressif. De plus, là où les choses se compliquent, un dépressif prend souvent des médicaments. Certains comme les anti-dépresseurs peuvent relativement être supprimés à court terme car ils créent peu de dépendance. Par contre les anxiolotiques et surtout les neuroleptiques sont de véritables drogues dures comme la cocaïne ou l'héroïne. Là se pose un très très gros problème, car le dépressif est véritablement camé à ces poisons. Or, vous pouvez rencontrer un immense risque, c'est que votre dépressif, se sentant revivre dans votre groupe, sera sans doute tenté de vouloir arrêter d'un coup toutes ces drogues. Vous mesurez donc l'immense danger, car l'arrêt brutal peut provoquer une violente dépression aboutissant au suicide. Il est donc capital que le dépressif soit suivi de très très près par un médecin qui va lui prescrire la diminution jusqu'à au sevrage complet à ces drogues. Maintenant, moyennant ces précautions fondamentales, vous verrez avec bonheur que votre dépressif se révélera être l'animateur le plus dynamique du groupe, voulant "rattraper" toutes ses années de souffrance.
Si vous êtes vous-même dépressif, parlez-en au groupe, la solidarité doit toujours être de mise.

Peut-on accepter un alcoolique ou pire un toxicomane ? Là il s'agit d'un très gros problème. Il est évident qu'un alcoolique ou un toxicomane doit être guéri AVANT d'intégrer le groupe. Toutefois, avec le temps, s'il n'a pas manifesté de comportement négatif, ce danger diminuera jusqu'à devenir quasi-nul. De toute façon, un ancien toxicomane présentera pratiquement toujours un terrain de fragilité. Si vous êtes vous-mêmes toxicomane, soyez responsable en exprimant au groupe votre problème, et ne l'intégrez que lorsque vous aurez réussi votre sevrage. Si le groupe se constitue et se lance sans vous, ne vous en faites pas, il s'en créera d'autres plus tard dans lesquels vous pourrez être intégré une fois le sevrage réussi.

Peut-on accepter un pervers narcissique ? Le pervers narcissique est une personne qui détruit psychologiquement l'autre. Il jouit de "tuer" intérieurement l'autre, c'est un prédateur moral. De plus, il est difficile à identifier, car il cache soigneusement sa pathologie psychiatrique. Ils représentent 1 à 5% de la population et sont aussi bien des hommes que des femmes. On peut le déceler en ce sens qu'il a un comportement faux qui met mal à l'aise. Attention toutefois de ne pas confondre le pervers narcissique d'un simple maladroit. Bien entendu, c'est une personne à éviter à tout prix dans le groupe.
Si vous êtes vous même un pervers narcissique, n'intégrez pas de groupe, et suivez une thérapie. Seul un bon psychiatre sera capable de vous dire si vos progrès font que vous pourrez participer au groupe.

Peut-on accepter un malade mental genre schizophrène ? Tout dépend de la gravité de la pathologie. Si c'est léger, la question ne pose pas. Si c'est un cas lourd, il est possible de l'intégrer à condition qu'il soit suivi par une médecin. Chaque membre du groupe doit être capable d'accepter toutes ses affabulations, ce qui peut être très énervant. La patience de chacun est mise à rude épreuve. Mais si chacun arrive à passer outre, et à voir le sujet au travers de ses souffrances, progressivement, les symptômes s'apaiseront jusqu'à devenir parfaitement supportables. Je rappelle que jusqu'au XIXième siècle chaque village avait son "idiot" qui était parfaitement intégré dans la communauté.