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L'économie réelle augmentée (ERA)


Pour une économie sans triche !!!


Note importante :

Ces réflexions sont en parties issues des analyses et démonstrations du professeur Antal Fekete dans son livre "le retour au standard or". De plus je remercie Pierre Jovanovic pour toutes ses revues de presse dont j'ai tenu compte pour réaliser ce nouveau modèle économique.

Définition
On nomme monnaie réelle autovalorisée (MRA), une monnaie contenant sur elle-même une matière précieuse telle que l'or, l'argent ou tout autre matériau conservable rare. C'est sa durée dans le temps et sa rareté qui lui confère de la valeur.

Introduction

Comme nous l'avons étudié dans les chapitres précédents, la MRA a pour but, dans une économie réelle, de permettre tout commerce direct entre le commerçant et le client. Cette économie réelle simple est intitulée "Économie réelle discrète (ERD)". C'était l'économie utilisée universellement par toutes les sociétés jusqu'au jour où l'on a commencé à produire du papier en série et donc faire de la monnaie scripturale (en gros le moyen age). Cette économie présente l'avantage d'être simple et parfaitement fiable du moment que la monnaie qui l'alimente porte la valeur sur elle-même.

Toutefois, il faut bien reconnaître que l'ERD souffre de graves lacunes dans notre époque moderne. En effet, comment faire des achats par internet ? Comment aller faire ses courses sans emporter de monnaie ? Comment faire un crédit fiable et des remboursements automatiques ? Et enfin, cette économie est absolument inapplicable à la macroéconomie.

En résumé, comment, avec une économie réelle basée sur une monnaie physique autovalorisée, arriver à bénéficier de tous les services que nous offre l'économie virtuelle ? Cela peut sembler à première vue insolvable. Nous allons voir qu'avec un peu d'imagination, nous allons sauter cet obstacle.

Le "truc" consiste à prendre les éléments fondamentaux de la monnaie réelle, et d'y superposer des concepts virtuels pour apporter, à ces éléments, des possibilités qui lui manquent, mais qui lui sont dépendants. En somme nous ajoutons à l'économie réelle, des concepts virtuels qui lui sont totalement dépendants. Cet aspect de dépendance des concepts virtuels à l'économie réelle est absolument capital et le fondement même de tout ce que nous allons découvrir et rendra toute triche impossible. Nous inventons dès lors l'économie réelle augmentée (ERA) (c'est à dire augmentée des éléments virtuels qui lui sont dépendants). Et c'est ce qui fait toute la différence, car sans cette notion de dépendance, on ne ferait que virtualiser l'économie réelle et non l'augmenter et retomber dans tous les effets pervers de l'actuelle.

Donc, il est absolument capital, et nous ne le répéterons jamais assez, que tout concept que nous rajouterons dans notre nouveau système doit être dépendant de élément de l'ERD avec qui il est en relation. En premier lieu, nous allons suivre une règle d'or qui est fixe et définitive. Tout chiffre d'origine d'un montant financier est obligatoirement la mesure physique d'un stock de monnaie dans un lieu précis.

En conséquence de quoi, pour respecter la règle précédente, il est formellement interdit de fusionner les avoirs en MRA des clients d'une banque.
 Donc, chaque client doit avoir son propre coffre.

Suite à notre réflexion sur la virtualisation de l'argent, la monnaie scripturale est désormais bannie et interdite.

Désormais, lorsqu'on se présente pour la première fois dans une banque dans le cadre d'une ERA, on n'ouvre plus un compte en banque, on ouvre un coffre en banque. Et lorsque vous irez sur l'internet, vous pourrez consulter à tout moment le montant de votre coffre en banque qui sera mesuré physiquement par un système à l'intérieur de votre coffre. Ainsi nous avons une première sécurité, comme le montant est issu d'une mesure physique et non un simple chiffre enregistré dans une base de données, vous êtes sûr du montant réel présent de vos avoirs dans votre coffre.

Notion fondamentale
Actuellement, nous sommes dans une économie virtuelle négative basée sur la dette.
L'ERA est conçue d'emblée pour une économie réelle positive fondée sur l'épargne.


La carte de débit
Pour permettre de prélever de la monnaie dans votre coffre en banque, il est nécessaire que vous soyez identifié. Cette identification se fait à l'aide d'une carte de débit contenant une puce RFID et d'un code confidentiel le tout parfaitement sécurisé. Nul n'étant parfait, il est nécessaire de pouvoir invalider la carte de débit en cas de perte ou de vol. C'est pour cette raison qu'une empreinte biométrique fiable stockée et conservée confidentiellement dans la banque est nécessaire pour invalider l'ancienne carte et en créer une nouvelle. En conséquence de quoi, vous n'êtes pas obligé de vous identifier légalement pour ouvrir un coffre en banque.
Note importante : Une carte de débit est toujours aussi une carte de crédit (double fonction) ... voir plus bas.


Les cartes de crédit
A l'inverse, le commerçant doit disposer de cartes de crédit pour pouvoir déposer de la monnaie dans son coffre en banque. Le principe de création est le même que pour la carte de débit à la différence qu'il peut en avoir plusieurs pour les distribuer à ses caissières pour encaisser les ventes de ses produits. De plus, elles ne nécessitent pas de code confidentiel pour être utilisés.
Note importante : Une carte de débit est toujours aussi une carte de crédit (double fonction).
Les caissières disposent donc chacune d'une carte de crédit pour encaisser les ventes. Seule la chef caissière dispose d'une carte de débit/crédit pour corriger les erreurs de caisse.



L'effet de commerce
L'effet de commerce ne trouve son utilité que dans le cadre de l'ERA. Il est absolument inutile dans le cadre de l'ERD.
L'effet de commerce est un contrat liant juridiquement le client et le commerçant. Ce document immatériel informatisé est stocké dans la banque du commerçant. Pour être valide, l'effet de commerce doit être validé par la carte de crédit du commerçant et par la carte de débit du client.
L'effet de commerce a pour but de solidariser le client et le commerçant dans le cadre d'un achat de bien ou de service.
Il comporte un paragraphe "objet" qui décrit précisément l'objet de la transaction (bien ou service).
Ensuite, nous trouvons le paragraphe du créditeur (rempli automatiquement par la carte de crédit) qui, le plus souvent est le commerçant fournissant le bien ou le service.
Puis le paragraphe du débiteur (rempli automatiquement par la carte de débit) qui, le plus souvent, est le client.
Puis le paragraphe du montant total de la transaction.
Puis le paragraphe indiquant si le montant a été réglé ou non.
Et enfin, éventuellement, la date d'échéance pour la partie paiement de la transaction (il s'agit alors d'une dette).
Le détail des prix doit être indiqué dans le paragraphe objet.

Dans l'ERA, aucune transaction physique de MRA ne peut se faire sans un effet de commerce validé.


Transaction simple
Prenons un exemple simple.
Un client souhaite faire un achat par internet à un commerçant situé à des milliers de kilomètres, sachant que le client a le montant en MRA dans sa poche et le commerçant la marchandise dans son entrepôt.
Le client, sur son ordinateur, voulant faire son achat sur le site du commerçant, verra apparaître sur son écran un effet de commerce dont les paragraphes objet, créditeur et montant sont préremplis automatiquement par l'ordinateur du commerçant (cet ordinateur a toujours a sa disposition la carte de crédit pour générer un effet de commerce à tout moment).
Le client approchera sa carte de débit de son capteur RFID et tapera son code confidentiel ce qui remplira automatiquement la partie débiteur de l'effet de commerce.
A partir du moment où le client a répondu "OK", la transaction est juridiquement lancée et l'effet de commerce enregistré dans la banque du commerçant.
Le commerçant peut dès lors livrer en toute confiance la marchandise au client, cet effet de commerce ayant valeur juridique.
Ensuite, le client se rend à sa banque et informe son banquier de la transaction. Son banquier affiche sur son écran l'effet de commerce qu'il est allé chercher dans la banque du commerçant (opérations 1 et 2 sur le schéma). Le client paye à son banquier. L'automate verse le montant dans le coffre central de la banque du client (opération 3). Le banquier du client renvoie l'effet de commerce au banquier du commerçant (opération 4 et 5) indiquant que le montant a été payé. Dès lors, le commerçant peut se rendre chez son banquier pour retirer le montant (opération 6) de la transaction en prélevant dans le coffre central de la banque.
Comme vous pouvez le constater, pour des raisons de commodité, de sécurité et de coût de logistique, il n'y a pas déplacement physique de la MRA de la banque du client vers la banque du commerçant. Il se crée donc un déséquilibre entre les coffres centraux des banques qui sera réajusté chaque mois par le solde de ces coffres et le déplacement réel des fonds.
Il s'agit de l'opération de base la plus simple dans une ERA, elle a pour inconvénient d'obliger le client à se rendre physiquement chez son banquier et au commerçant d'aller chez le sien.
Tant que le client n'a pas réglé l'effet de commerce, le client a une dette envers le commerçant. C'est le principal défaut de cette transaction car elle est soumise à l'honnêteté du client. C'est pour cette raison que nous préférerons la transaction classique qui suit.

Transaction classique (sans déplacement du client ni du commerçant )
La première partie se passe exactement comme pour la transaction précédente.
C'est au niveau du paiement que les choses changent.
Dès que le client a validé l'effet de commerce, l'ordinateur de la banque du commerçant envoie automatiquement l'effet de commerce à la banque du client (opérations 1 et 2), puis l'automate prélève physiquement le montant dans le coffre du client et le verse dans le coffre central de la banque du client (opération 3). Dès le transfert terminé, l'ordinateur de la banque du client envoie automatiquement à la banque de commerçant l'effet de commerce mentionnant que le montant a été réglé (opération 4 et 5). Enfin, l'automate de la banque du commerçant  prélève physiquement le montant dans le coffre central de la banque du commerçant pour le verser dans le coffre du commerçant (opération 6).

Bien entendu, là aussi, il se crée un déséquilibre entre les coffres des banquiers qui doivent être rééquilibrés tous les mois.

La transaction simple est alors supprimée au profit de la transaction classique (beaucoup plus sure pour le commerçant) en obligeant le client à provisionner au préalable son coffre.

Transaction entre un fournisseur et une entreprise
La plupart du temps, les achats entre entreprises et fournisseurs se fait à terme. Les opérations sont alors rigoureusement les mêmes que dans la transaction précédente, sauf que le paiement se fait au terme qui est indiqué sur l'effet de commerce et le remplissage de l'effet de commerce fait l'objet d'une négociation.

Et comment se passent les courses au supermarché ?
Et bien c'est très simple. Lorsque vous arrivez à la caisse et que vous avez fait scanner vos articles, la caissière fait apparaître un effet de commerce prérempli sur son écran qu'il vous suffit de valider avec votre carte de débit et votre code confidentiel. Et votre ticket de caisse est tout simplement une sortie sur l'imprimante de l'effet de commerce qui vous sert à la fois de facture et de justificatif de débit.

Que se passe t'il en cas de découvert ?
Le commerçant est assuré d'être payé car l'effet de commerce ne pourra être validé par le client que si ce dernier a suffisamment de fonds dans son coffre (interrogation automatique du coffre du client).
Comme nous sommes dans une économie réelle positive avec mesure des montants en temps réel, le découvert est impossible.

Enfin, n'oublions pas qu'il s'agit d'une économie saine, les gens auront beaucoup moins de difficultés financières qu'aujourd'hui et la majorité pourra de nouveau épargner.


Comment se passe un emprunt ?

Un emprunt est tout simplement un effet de commerce inversé. Supposons qu'un particulier veuille faire construire une maison. Il va émettre un effet de commerce contenant cette fois une liste vide de créditeurs qui est envoyé à tous les clients de la banque. La situation sera inversée en ce sens que l'emprunteur remplira au préalable la partie débiteur et mentionne une proposition de montant, de taux et d'échéances. Les clients prêteurs intéressés rempliront à l'aide de leur carte de débit (là, c'est la fonction carte de crédit qui est utilisée) une des lignes de la partie créditeur  et indiqueront le montant qu'ils sont prêt à prêter (limité bien entendu à ce qu'ils ont dans leur coffre). Une fois la somme atteinte, l'effet de commerce est clos et les différents montants sont prélevés dans les coffres des prêteurs pour être placés dans le coffre de lemprunteur. A la différence du système actuel, il n'y a pas de réserve fractionnaire, et seul l'argent réel peut être prêté. Bien entendu, à chaque échéance, un effet de commerce est automatiquement généré pour rembourser la mensualité. Note importante : le banquier n'intervient pas dans ce processus.




L'effet de commerce, un document économique universel

On constate sur ce schéma l'étonnant caractère universel de l'effet de commerce dans l'ERA!

Réforme du prélèvement automatique

Désormais le prélèvement automatique est aussi un effet de commerce. Tout paiement doit nécessiter votre accord avec votre carte de débit et votre code confidentiel.

De plus votre créditeur (EDF, GDF, impôts, etc ...) se doit de vous donner toutes les informations jusqu'aux sources.

Par exemple, s'il est indiqué une taxe sur l'objet de l'effet, en cliquant sur l'intitulé de cette taxe, vous aurez accès à toutes les informations juridiques concernant cette taxe. Vous pouvez donc faire une véritable enquête jusqu'aux informations ultimes afin de vous assurer que tout ce que vous payez est légal et ne comporte aucun abus.


La force juridique : Comment s'assurer que l'effet de commerce est bien un contrat voulu par les deux parties ?
Pour cela, l'ordinateur du commerçant envoie l'effet de commerce pré-rempli au client. Ce dernier le remplit à l'aide de sa carte de débit, et, dès l'approbation avec la touche entrée, un double de cet effet complet est envoyé au fichier central des effets de commerce. Et c'est l'ordinateur du fichier central des effets de commerce qui envoie une copie à la banque municipale du commerçant, ou, plus exactement, dans l'automate du coffre du commerçant dans sa banque. L'exemplaire enregistré dans le fichier central des effets de commerce sert de preuve en cas de litige entre le commerçant et le client. En fait, vous remarquez qu'il n'y a pas d'ordinateur central dans la banque municipale pour enregistrer les effets de commerces, tout est dispatché entre les automates des coffres.

N'y a t'il pas de risque d'attaque des convois transportant tout cet or ?
La réponse à cette question est double. Pour les très gros achats générant de très grosses transactions, le plus simple est qu'il n'y ait qu'une seule banque habilitée à effectuer ces transactions. Comme cela pas besoin de déplacement de fonds dans les rues ou les campagnes.
Pour les petites transactions, il existe une multitude de sécurités comme, par exemple, en cas d'attaque, le camion se remplit d'une mousse qui durcit instantanément et de plus, un blocage du moteur rendant le vol du camion entier beaucoup plus difficile, surtout qu'il sera équipé d'un émetteur GPS informant la police de son emplacement en temps réel.

La réserve statique
Définition : nous appellerons MTGB le montant total des avoirs des clients de la plus grosse banque municipale.
Réflexion : Nous avons vu que les différentes opérations bancaires, pour éviter les mouvements incessants de transport de fonds entre les banques, provoquent nécessairement un déséquilibre entre les coffres centraux, générant des banques créditrices (celles qui ont donné aux commerçant) et des banque débitrices (celles qui ont reçu des clients). Cela implique qu'il est nécessaire, régulièrement, de calculer les soldes entre les banques et de rééquilibrer par le transport physique de ces soldes entre les banques.
Le point le plus délicat est "de combien de fond le coffre central d'une banque doit disposer pour être sûr d'exécuter toutes les transactions entre deux rééquilibrages ?". L'idéal serait que chaque coffre central de toutes les banques contienne le MTGB. Heureusement, comme il est quasi impossible que toutes les transactions se fassent dans un seul sens entre la plus grosse banque et la plus petite, il n'est pas nécessaire que chaque coffre central ait en sa possession le MTGB. Comme pour les réserves fractionnaires, il est nécessaire de respecter un pourcentage pour chaque banque du MTGB. Nous nommerons ce pourcentage "la réserve statique". A la différence des réserves fractionnaires actuelles, la réserve statique est une réserve positive, car elle existe en plus des avoirs des clients. Elle devra être d'autant plus élevée que les rééquilibrages sont éloignés temporellement.
Il existe 2 solutions pour éviter l'assèchement de la réserve statique. La première consiste à augmenter le nombre de rééquilibrages. La seconde consiste à déclencher un rééquilibrage chaque fois que la réserve statique atteint un seuil dangereux.

Le rôle du banquier
Dans ce cadre, nous constatons que le banquier n'est plus qu'un "concierge" juste chargé de bon fonctionnement technique de la banque. Il n'est pas autorisé à faire des opérations de crédit. Tout citoyen serait formé dès le plus jeune age sur les bans de l'école à l'ERA.

Analyses statistiques
A priori, certains montants peuvent être publiés par les banques municipales. Par exemple peuvent être publiés les montants cumulés dont disposent telles catégories de clients de telle banque. Ainsi, tout un chacun, notamment les étudiants, pourraient calculer de vraies statistiques à l'échelle du pays. Les chiffres seraient alors exacts car issus de sources parfaitement fiables et cela en serait fini des chiffres officiels invérifiables et plus ou moins truqués.

Conclusion
Grâce à l'ERA, nous sommes capable de profiter de toutes les possibilités de l'économie virtuelle tout en bénéficiant de la sécurité de l'économie réelle. La triche devient dès lors impossible.
Nous constatons que l'ERA nous permet :
- de réaliser des achats par internet à l'autre bout du monde,
- de réaliser de très gros achats, y compris dans des domaines tels que la marine, l'aéronautique ou le spatial,
- de réaliser des achats n'importe où sans transporter de liquide, y compris en transfrontalier à l'aide de sa carte de débit et de son code confidentiel.
- et sans doute bien d'autres possibilités.
Il s'agit donc d'un outil économique qui, sur le plan théorique, est totalement universel et sans limite.
En conséquence de quoi, l'ERA est parfaitement adaptée pour la macroéconomie et même pour une économie mondiale.