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                               De l'image d'art à l'oeuvre d'art

                                                                           Par Ksenia Milicevic

 

 Art-Confusion.com

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D’origine slave, Ksenia Milicevic est architecte, urbaniste, diplômée des Beaux-Arts, peintre de renommée internationale. Avec deux cents expos à travers le monde, des œuvres dans plusieurs musées, elle partage son temps entre Saint-Frajou et Montmartre, où elle a un atelier au Bateau-Lavoir. À l’initiative de la création du musée de peinture de Saint-Frajou, elle vient de publier son premier ouvrage «Art-confusion.com», disponible sur Internet.
Pourquoi ce livre ?
Je me suis rendu compte qu’il y a une terrible confusion dans l’art. Il est considéré comme un outil de communication entre les hommes, comme historiquement dépassé, s’il n’est tout simplement nié. Pour certains, l’art est dans un domaine mystérieux, que l’on arrivera jamais à définir. Je réponds à tout cela, à travers ce livre.
D’où vient cette confusion ?
La spécialisation dans les connaissances : histoire de l’art, sociologie, ethnologie… chaque branche va se pencher sur l’art à sa manière. Le retrait du divin a provoqué un manque de fondement dans l’art car il ne repose plus sur le beau, qui était son fondement naturel. La philosophie met en doute la capacité de l’homme à définir objectivement le beau qui devient une simple question de goût et voilà la confusion au bout. Je considère que l’on peut définir l’art et je travaille autour de trois axes : par l’art, l’homme s’inscrit dans le monde, cette inscription se fait à travers une œuvre d’artiste qui se caractérise par son unicité. Cette œuvre unique rejoint l’unique du vivant. Elle a pour fondement le beau, qui n’est pas le joli de l’image mais la structure du tableau qui rejoint la structure du monde et je reprends la formule de Pythagore qui est l’équilibre et l’harmonie. Ensuite, l’artiste transcrit la connaissance du monde de son époque, ce qui donne la différence de styles à travers l’histoire. Enfin, l’homme est membre de la société et il parle de cette société dans son œuvre. Si un des trois points manque, on va se retrouver avec un objet décoratif ou un objet ethnographique ou un pamphlet social. L’œuvre d’art doit contenir les trois éléments en même temps. Elle ne prend sa forme définitive que dans le regard du spectateur et à chaque nouveau regard du celui-ci, elle est réactivée, c’est pour cela qu’elle est vivante.
Comment situer l’art contemporain qui provoque la mésentente entre spécialistes ?
Il faut faire la distinction entre œuvre d’art et image d’art. L’image d’art nous parle d’une époque mais ne contient pas des éléments de l’œuvre d’art. L’œuvre d’art nous parle aussi mais ce parler est transcendé par sa puissance esthétique. L’art contemporain se situe plutôt dans l’image d’art, donc il nous parle de notre époque, mais tout le côté esthétique est évacué. Et là, plus besoin de se disputer.
Y.CS
La Dépêche du Midi
 
 
 
Détails sur le produit

Bosnia and Herzegovina Painters: Ksenia Milicevic, Mersad Berber, Nesim Tahirovi?, Kosta Hakman, Gabrijel Jurki... de LLC Books (20 juin 2010)

 

     
     
     
     
     
     
    books.google.fr/books?id=AOhXAAAAYAAJ
    1990 - ‎Extraits - ‎Autres éditions
    9 789068"311778 □ KASSIS-BOCQUILLON Paule. — Arpèges : français langue étrangère, exercices écrits autocorrectifs / ill. Ksenia Milicevic- Barousse. - Clé international, 1989. - 63 p. ; 27 x 21 cm. - (Pratique des langues étrangères).
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