Tribulus terrestris / Edelkruid

Noms communs : tribule terrestre, croix de malte, escarbot.
Nom botanique : Tribulus terrestris, famille des zygophyllacées.
Nom anglais : puncture vine.
Nom chinois : Bai Ji Li.

Partie utilisée : le fruit.
Habitat et origine : plante vivace tropicale aux longues tiges rampantes, originaire de l'Inde, mais également cultivée depuis des millénaires en Chine et en Afrique saharienne. Recherchant chaleur et sécheresse, cette plante est également présente dans le sud et le sud-ouest de l’Europe ainsi qu’en Asie occidentale. Ses graines sont pointues et résistantes.

Les plantes et les suppléments censés stimuler la vigueur sexuelle et la libido ont toujours été populaires, mais les données scientifiques probantes manquent souvent pour documenter leur efficacité. Voilà pourquoi il est important de donner l'heure juste sur ces produits. D'autant plus que le marché regorge de cocktails qui contiennent 3, 4 et parfois même jusqu'à 10 ou 12 ingrédients différents, rendant leur innocuité et leur efficacité difficiles à déterminer.

Historique du tribulus

Les fruits du tribulus sont employés depuis des millénaires en médecine ayurvédique (Inde) et en médecine traditionnelle asiatique (Chine, Japon, Corée, etc.), principalement pour traiter l'infertilité et les dysfonctions sexuelles, tant chez les hommes que chez les femmes. En Europe, le tribulus a longtemps été utilisé pour combattre l’insuffisance hormonale. En Chine, on lui prête de multiples autres vertus. On l’emploie, entre autres, mélangé à d’autres plantes pour traiter les troubles du système urinaire, l’hypertension, les maladies coronariennes ainsi que pour stimuler la production de lait maternel.

Au début des années 1980, le public s’est intéressé à l'extrait de fruit du tribulus après avoir appris que les haltérophiles olympiques bulgares lui attribuaient leurs performances exceptionnelles. Par la suite, la renommée de la plante s'est encore accrue quand des fabricants ont allégué qu’elle améliorait les performances sexuelles. L’extrait de tribulus figure aujourd'hui dans la liste des ingrédients de nombreux produits vendus à cette fin.
La tendance actuelle des fabricants d'extraits de tribulus est de normaliser les extraits à 40 % de saponines, qui seraient les substances actives du fruit.

Recherches sur le tribulus

Efficacité incertaine Amélioration des performances sportives. Pour promouvoir la vente de leurs produits à base de tribulus, les fabricants et les distributeurs mettent de l’avant des études menées en Bulgarie au début des années 1980. Celles-ci auraient démontré que le tribulus fait augmenter les taux de diverses hormones stéroïdiennes, dont la testostérone, la DHEA et les oestrogènes, ce qui aurait un effet favorable sur les performances sportives. Ces études, déjà anciennes, ont une valeur très relative en raison des méthodologies employées, qui ne correspondent plus aux normes actuelles. De plus, deux études cliniques de faible envergure publiées en 2000 n’ont pas confirmé ces données1,2. Enfin, une étude australienne publiée en 2008 a conclu que le tribulus n’avait d’effet ni sur l’augmentation de la force musculaire, ni sur la perte de masse grasse, ni sur le taux de testostérone dans l’urine3. Après 5 semaines d’entraînement intensif, les chercheurs n’ont en effet observé aucune différence entre le groupe qui prenait 450 mg d’extrait de tribulus par jour et celui qui prenait un placebo.

Efficacité incertaine Amélioration des performances sexuelles. Les allégations selon lesquelles le tribulus augmente les performances sexuelles sont en partie alimentées par des études montrant que des extraits de tribulus augmentent le taux d’hormones sexuelles d’animaux de laboratoire (rats et lapins)7 et ont des effets positifs sur leur comportement sexuel4-6.
Aucun de ces effets n’a encore été observé chez l’humain. De jeunes hommes en bonne santé ont pris du tribulus pendant 4 semaines sans qu’aucun changement hormonal n’ait été mesuré8. Des résultats comparables ont été obtenus chez les femmes. Des analyses d’urine approfondies n’ont révélé aucun effet sur la production de testostérone et de DHEA de deux volontaires qui avaient pris 1 500 mg de tribulus pendant 2 jours9.

Usage traditionnel Usages traditionnels. Des résultats obtenus in vitro ou sur les animaux suggèrent que le tribulus ou certains de ses composés pourraient jouer un rôle dans le traitement des maladies cardiovasculaires10-12 et de l’hypertension13. Toutefois, les données cliniques convaincantes manquent à l’appel pour l’instant. Les seules dont on dispose datent de 1990 et concernent 473 patients souffrant de maladies coronariennes. D'après les auteurs de cette étude, le taux de rémission chez les sujets traités avec l’extrait de tribulus a été supérieur à celui des 67 sujets d'un groupe témoin traité avec un médicament classique14. La qualité méthodologique de cet essai laisse à désirer, notamment en raison du nombre restreint de sujets dans le groupe témoin.

Par ailleurs, une étude expérimentale récente tendrait à valider l’usage que fait la médecine ayurvédique du tribulus pour traiter les calculs rénaux. Des chercheurs ont en effet réussi à inhiber la formation in vitro de cristaux d’oxalate (composant de certains calculs), en utilisant un extrait de la plante15.

Précautions

Les données sont insuffisantes pour établir l’innocuité du tribulus chez les femmes enceintes et celles qui allaitent.
Effets indésirables
Au cours des quelques essais préliminaires, le tribulus n’a pas causé d’effets indésirables notables. Les données sont toutefois insuffisantes pour établir son innocuité à long terme.

Wetenschappelijk onderzoek 

  1. a b "Tribulus terrestris information from NPGS/GRIN". www.ars-grin.gov. Retrieved 2008-03-18.
  2. ^ "Zygophyllaceae". Council of Heads of Australasian Herbaria. Retrieved 2010-03-13.
  3. ^ "Caltrop - Tribulus terrestris"Weeds Australia. National Weeds Management Facilitator. Retrieved 2009-03-10.
  4. a b Tribulus terrestris in BoDD – Botanical Dermatology Database
  5. ^ Bucci LR (2000). "Selected herbals and human exercise performance". The American journal of clinical nutrition 72 (2 Suppl): 624S–36S. PMID 10919969.
  6. ^ Brown GA, Vukovich MD, Reifenrath TA, Uhl NL, Parsons KA, Sharp RL, King DS (2000). "Effects of anabolic precursors on serum testosterone concentrations and adaptations to resistance training in young men". International Journal of Sport Nutrition and Exercise Metabolism 10 (3): 340–59. PMID 10997957.
  7. ^ Brown GA, Vukovich MD, Martini ER, Kohut ML, Franke WD, Jackson DA, King DS (2001). "Endocrine and lipid responses to chronic androstenediol-herbal supplementation in 30 to 58 year old men". J Am Coll Nutr 20 (5): 520–8. PMID 11601567.
  8. ^ Neychev VK, & Mitev VI. (2005). "The aphrodisiac herb Tribulus terrestris does not influence the androgen production in young men". Journal of Ethnopharmacology 101 (1-3): 319–23.doi:10.1016/j.jep.2005.05.017PMID 15994038.
  9. ^ Rogerson S, Riches CJ, Jennings C, Weatherby RP, Meir RA, Marshall-Gradisnik SM. (2007). "The Effect of Five Weeks of Tribulus terrestris Supplementation on Muscle Strength and Body Composition During Preseason Training in Elite Rugby League Players". The Journal of Strength & Conditioning Research 21 (2): 348–53. doi:10.1519/R-18395.1PMID 17530942.
  10. ^ Gauthaman K, Adaikan PG, Prasad RN. (2002). "Aphrodisiac properties of Tribulus Terrestris extract (Protodioscin) in normal and castrated rats". Life Sciences 71 (12): 1385–96.doi:10.1016/S0024-3205(02)01858-1PMID 12127159.
  11. ^ (2001). The Ayurvedic Pharmacopoeia of India, Ministry of Health & Family Welfare, Government of India, Department of Indian System of Medicine & Homoeopathy. Vol 1, Part 1: 260.
  12. ^ Gauthaman K, Ganesan AP (Jan 2008). "The hormonal effects of Tribulus terrestris and its role in the management of male erectile dysfunction—an evaluation using primates, rabbit and rat".Phytomedicine 15 (1-2): 44–54. doi:10.1016/j.phymed.2007.11.011PMID 18068966.
  13. ^ Gauthaman K, Adaikan PG, Prasad RN (Aug 2002). "Aphrodisiac properties of Tribulus Terrestris extract (Protodioscin) in normal and castrated rats"Life Sciences 71 (12): 1385–96.doi:10.1016/S0024-3205(02)01858-1PMID 12127159.
  14. ^ Neychev VK, Mitev VI (Oct 2005). "The aphrodisiac herb Tribulus terrestris does not influence the androgen production in young men". Journal of Ethnopharmacology 101 (1-3): 319–23.doi:10.1016/j.jep.2005.05.017PMID 15994038.
  15. ^ Brown GA, Vukovich MD, Reifenrath TA, et al. (Sep 2000). "Effects of anabolic precursors on serum testosterone concentrations and adaptations to resistance training in young men".International Journal of Sport Nutrition and Exercise Metabolism 10 (3): 340–59.PMID 10997957.
  16. ^ Gauthaman K, Ganesan AP, Prasad RN (2003). "Sexual effects of puncturevine (Tribulus terrestris) extract (protodioscin): an evaluation using a rat model". Journal of Alternative and Complementary Medicine 9 (2): 257–65. doi:10.1089/10755530360623374PMID 12804079.
  17. ^ Tribulus Terrestris – Supplements, accessed May 17, 2006
  18. ^ Jameel JK, Kneeshaw PJ, Rao VS, Drew PJ (Oct 2004). "Gynaecomastia and the plant product "Tribulis terrestris"". Breast 13 (5): 428–430. doi:10.1016/j.breast.2003.10.013.PMID 15454201.
  19. a b Bourke CA, Stevens GR, Carrigan MJ (Jul 1992). "Locomotor effects in sheep of alkaloids identified in Australian Tribulus terrestris". Australian Veterinary Journal 69 (7): 163–165.doi:10.1111/j.1751-0813.1992.tb07502.xPMID 1445080.
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