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Mémoire et histoire du communisme

Du "Grand Soir" à "l’espoir levé à l’Est", comment le mythe révolutionnaire a-t-il perduré ?

Entretien avec le Syndicat Unifié du Bâtiment et des Travaux Publics de la Région parisienne - CNT


La Révolution russe, une histoire française – Lectures et représentations depuis 1917

Parution aux éditions La Fabrique, janvier 2016

En France, la révolution russe est devenue un repoussoir, le moment fondateur d'un totalitarisme aussi terrifiant que le nazisme. Elle n'est plus envisagée que sous l'angle de ses victimes, aussi bien dans le discours public que dans les manuels scolaires.

Éric Aunoble retrace la réception de l'événement en France depuis 1917 – comment L'Humanité, aux mains des socialistes d'Union sacrée, vilipende la révolution bolchevique ; comment le Parti communiste, créé dans la foulée d’Octobre, impose une lecture de plus en plus stalinienne, se mariant après la Seconde Guerre mondiale avec le discours déterministe de l’Université. Ainsi sont étouffées les voix dissidentes, celles des premiers communistes français, familiers de Lénine et Trotsky. L’usage politique de 1917 se dessèche et Mai 68 ne voit réémerger que des clichés du bolchevisme (qui témoignent toutefois de l’importance de l’événement dans la culture populaire).

Au long d’un siècle, la révolution russe a été lue en fonction du contexte politique français. Ainsi s'explique le retournement qui s'est joué, de l'engouement au dénigrement et à l'effacement d'aujourd'hui, quand triomphe le conservatisme et son rejet de toute "culture révolutionnaire".

Présentation et table des matières.

Bonnes feuilles sur le site de la revue Contretemps. 

Une histoire rêvée du communisme chez André Kourkov, Viktor Pélévine et Valéry Zalotoukha

à la conférence internationale «LES REPRÉSENTATIONS HISTORIQUES ET LA RÉÉCRITURE DU PASSÉ DANS LA RUSSIE POST-SOVIÉTIQUE», les 12, 13 et 14 mai 2011 à l'institut européen de l'Université de Genève. Voir le programme.

Des dernières années du régime soviétique à nos jours, la littérature russe a vu fleurir les dystopies, les uchronies et autres essais « d’histoire alternative ». Ces textes ont déjà fait l’objet d’études et leur volonté de revanche sur un passé et un présent – voire un avenir ! – frustrants est patente. Je voudrais attirer ici l’attention sur un genre bien moins fourni mais peut-être plus subtil, où les auteurs intègrent une fiction à caractère fantastique dans les cadres connus de l’histoire soviétique « réelle », les faits historiques avérés n’étant pas niés mais altérés et / ou réagencés. Dans La Mitrailleuse dargile [Čapaev i Pustota] de Viktor Pélévine, La grande Campagne de libération de lInde [Velikij pohod za osvoboždenie Indii] de Valéri Zalotoukha et la Géographie dun coup de feu isolé [Geografija odinočnogo vystrela] d’Andreï Kourkov, nous observerons au prisme de différents legs culturels le rapport qu’entretiennent ces fictions avec l’histoire russe et soviétique pour tenter de déterminer ce qu’elles peuvent apporter à notre compréhension d’une période révolue.

On peut lire à ce lien un canevas illustré de la communication.


"20e anniversaire de la chute du mur de Berlin : Tout est bien qui finit bien"
 sur le site du CVUH.
A défaut d’autoriser un bilan mémoriel et historique de la fin du bloc soviétique (entreprise trop ambitieuse !), les 20 ans de la chute du mur de Berlin donnent l’occasion de réfléchir au processus commémoratif lui-même et à la vision de l’histoire qu’il véhicule, notamment auprès des générations nées post festum.

« La famine de 1933 en Ukraine : du tabou au totem » 
(2008),
sur le site du CVUH : l'article et quelques éléments du dossier sont à lire ici.

«La figure de Nestor Makhno, ou les tribulations d'un héros révolutionnaire», sur ce site.

Communication au colloque Le retour des héros : la reconstitution des mythologies nationales à l'heure du postcommunisme à l'Institut Européen de l'Université de Genève, les 6 et 7 décembre 2007 (Actes parus en 2010, chez Académia Bruylant à Louvain).