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La société soviétique

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L’Ukraine dans le siècle soviétique: de la Petite Russie à l’indépendance

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Intervention le 28 novembre 2012 à l'UniGe,
canevas illustré à télécharger ici


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Images du travail et des travailleurs en Ukraine et en URSS

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        Lundi 16 janvier 2012 aux Lundis de Lunévile (organisés par Didier Francfort - Institut d'histoire culturelle européenne Bronisław Geremek) sur le thème "Et voilà le travail !" : voir un canevas illustré de l'intervention, ici.

Dans la fabrique de l’imaginaire soviétique : La consultation littéraire du magazine Kommounarka Oukraïny (1932-1934)

vendredi 16 décembre 2011, pour le colloque "La Fabrique du Soviétique dans les arts et la culture" organisé par  Marie-Christine Autant-Mathieu (CNRS, Arias) et Cécile Vaissié (Rennes 2), avec le soutien de la Fondation Maison des sciences de l’Homme et du Centre franco-russe de recherche en sciences humaines et sociales de Moscou.

Publié dans la Revue russe, n°39 – 2012 (Construire/déconstruire l’homme nouveau) ; 13 p.

«Organe de la section centrale des ouvrières et paysannes du PC(b)U», la Communarde d’Ukraine s’adresse à de larges masses de femmes, censément peu conscientes, et tente de faire leur éducation sociale et politique pour qu’elles intègrent à part entière la société socialiste nouvelle. Ce parti-pris pédagogique est patent dans la sollicitation des lecteurs/lectrices à envoyer à la revue leurs poèmes, nouvelles et croquis. Les manuscrits sont lus et critiqués dans le cadre de la «consultation littéraire» et, le cas échéant, publiés. Les archives de cet atelier d’écriture conservent une centaine de manuscrits et leurs recensions, donnant à voir comment se fabrique un imaginaire soviétique.  Un canevas illustré est visible ici.


« Les succès méconnus d’une agriculture socialiste (URSS, années vingt) »
Une agriculture collectivisée est-elle viable économiquement ? L’expérience soviétique semble prouver que non… Mais il est possible de contester cette idée reçue en s’intéressant aux premiers kolkhozes, dans les années 1920. Fondé sur les archives de la région de Kharkov (alors capitale de l’Ukraine soviétique, région agricole s’il en est), cet article se propose de passer les kolkhozes au banc d’essai économique, après avoir évalué l’intervention de l’État soviétique dans ce secteur.
Article à télécharger ici.

« L'UNION DES COOPÉRATIVES ARTISANALES ET SES "APÔTRES" :
Un exemple de coopération en URSS sous la NEP »
Colloque « De l'utopie à l'entreprise : Imaginaires et réalités de la coopération ouvrière en Europe occidentale et orientale. XIXe-XXe s. », La Fraternelle, St Claude, novembre 2010. P

ublié dans Utopies et entreprises : Imaginaires et réalités de la coopération ouvrière en Europe du XIXe au XXIe siècle (éd. Alain Mélo), Presses de l'Université de Franche-Comté, 2015

Le destin du mouvement coopératif dans la révolution russe a fait l'objet de représentations contradictoires : longtemps présenté comme une des voies menant nécessairement au socialisme, on y a vu plus récemment une forme d'expression de la société civile que le bolchevisme aurait vite bâillonnée. Peut-être faudrait-il d'abord constater que les formes de coopération qui existaient en Russie puis en URSS n'avaient pas grand chose en commun avec leurs homologues occidentales.


Comme le terme de "coopération ouvrière" ne désigne pas en russe une association de production, nous nous pencherons plutôt sur les coopératives artisanales. A la lecture des archives de l'Union des coopératives artisanales constituées dans les années Vingt dans la région de Kharkov (Ukraine), elles apparaissent écartelées entre la modestie des objectifs de leurs sociétaires, l'ambition idéologique des instructeurs qui les encadrent et les exigences impérieuses mais changeantes de l'État soviétique.


« Makarenko, entre émancipation et assujettissement »
Numéro 24 (automne 2009) de N'Autre Écolela revue de la Fédération des travailleurs de l'éducation de la CNT
       Anton Makarenko (1888-1939) est l’un des rares pédagogues liés à l’expérience révolutionnaire russe connu en France. Une recherche bibliographique témoigne qu’il tient une place modeste mais réelle dans les sciences de l’éducation : on voit en lui un précurseur de la pédagogie institutionnelle et un inspirateur de Freinet. L’existence d’écoles Makarenko à Ivry, Vitry et Vaux-en-Velin montre que le pédagogue soviétique a dû sa postérité à une active promotion par les communistes. D’ailleurs, les éditions françaises de ses écrits, régulières de 1939 à 1977, étaient réalisées à Moscou et distribuées par une maison proche du PCF. Alors, Makarenko, novateur ou stalinien ? Poser la question revient à soulever dans le champ pédagogique le problème de la culture communiste, en tentant de démêler les fils du projet émancipateur de ceux de l’assujettissement totalitaire.

« La "Commune juive", du cauchemar social au rêve cinématographique ? »
Les kolkhozes juifs au miroir du cinéma documentaire et des actualités filmées (1927-1939).
Pour le colloque Kinojudaica (Toulouse, mars 2009).
Le canevas illustré de ma communication est à télécharger sur cette page.



« La famine de 1933 en Ukraine : du tabou au totem » (2008), sur le site du Comité de Vigilance face aux usages publics de l’histoire : l'article et quelques éléments du dossier sont à lire ici.



«Caricature russe et soviétique : ''Les maîtres du monde peuvent commander les défilés militaires, mais pas l'humour''?» (2007) dans Caricatures et caricature, site internet sous la direction de Guillaume DOIZY. Un rapide survol du dessin satirique en Russie puis en URSS à lire ici.


« S'éduquer à part pour mieux s'intégrer ? Les communes pédagogiques en Ukraine soviétique (1920-1924) », Revue d’Histoire de l’enfance ‘‘irrégulière’’ – Le Temps de l’histoire, n°7 (décembre 2005), dossier « Enfermements et éducations ».

Les enjeux éducatifs des années 1920 en URSS étaient d’une ampleur rarement égalée : après sept ans de guerre, de révolution, de guerre civile et de famine (1914-1921), il fallait réinsérer des centaines de milliers de jeunes vivant en marge d’une société elle-même déstructurée et à la recherche de repères. Si le travail d’Anton Makarenko dans ce domaine est assez bien connu, on ignore souvent bien d’autres expériences, menées au confluent de la pédagogie progressiste et du socialisme utopique. il s'agit de suivre le destin pédagogique d’une utopie, la commune, dans l’Ukraine soviétique d’avant Staline, du rêve d’une collectivité s’éduquant elle-même, à l’adaptation des théoriciens et praticiens aux difficultés matérielles et à l’inertie de la société. Cet article, qu'on retrouve sous une forme modifiée comme chapitre de la deuxième partie de la thèse, s'appuie sur la presse pédagogique ukrainienne et montre les conflits de valeurs et d'appareils, non résolus sous la NEP. Lire ici.

« Les ouvriers et le pouvoir à Kharkov de 1920 à 1933, à travers les archives régionales », Cahiers du Mouvement ouvrier (CERMTRI), (n°13 et 14, avril et juin 2001).

L'article se fonde sur soixante-dix-sept liasses d'archives qui émanent du PC(b) d'Ukraine (sections féminines, jeunesses communistes, sections d'entreprises…) mais aussi de l'État (administration d'entreprises). Alors que l'historiographie insiste souvent sur l'aspect économique des réactions ouvrières, ces sources donnent une autre idée des rapports des prolétaires avec les autorités de 1920 à 1933 : ils sont continûment un enjeu politique. Le Parti cherche d'abord à réintégrer le peuple des usines dans les institutions « soviétiques » par des pratiques de patronage. Dans la deuxième partie des années vingt, les procédures de contrôle des attitudes et des discours prennent le pas, au travers des campagnes de purge du Parti notamment. Dans le contexte du « Grand tournant » vers l'industrialisation, les communes de production créées à l'initiative du pouvoir sont détournées par les ouvriers qui en font des poches de résistance égalitariste. La pression constante et la chasse aux dissidents finissent par destructurer le groupe ouvrier. Les dernières grèves de 1932-1933 apparaissent comme des émeutes de la faim. Lire ici.