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1917 - 2017

La Commune soviétique

Gare de l'Est, Cycle 1917, février 2017

Il y a 100 ans, la Révolution de février puis surtout d’octobre 1917 et l’arrivée au pouvoir des bolcheviks emmenés par Lénine allaient profondément bouleverser la Russie, mais aussi le monde entier. À l’occasion de cet événement et des différentes commémorations qui auront lieu cette année, Gare de l’Est consacre un cycle d’émissions dédiées à cette révolution aux immenses conséquences.
Cette émission évoque l’une des premières créations sociales des révolutionnaires, la Commune qui visait à la mise en place d’habitats collectifs communautaires. Cette organisation sociale avait pour objectif d'instaurer un communisme radical touchant tous les aspects de la vie.

1917 vu de France : prudence et méfiance

in L'Histoire, «1917 : les révolutions russes»,  n°432, février 2017

«Pas facile dans un pays en guerre avec l'Allemagne de comprendre les événements qui se déroulent en Russie. Défection d'un allié pour les uns, libération pour les autres...». Sur la réception des événements en France, entre une majorité hostile, même à gauche, et une minorité enthousiaste qui subit la répression.


Octobre 1917 : sacralisé, fossilisé, détesté

in Politis, «Révolution(s)», Hors-série n°65 (déc. 2016 - jan. 2017)

Les représentations françaises de la Révolution russe ont changé au gré de notre propre histoire politique et sociale.

Parution en ukrainien de La Révolution de 1917 : Un Regard français - Un Siècle d’interprétations et de représentations
(éd. Nika Tsentr)

Ouvrage composé de : Les révolutions communardes de 1919 en Ukraine (Thèse, 2007) et La révolution de 1917 : un siècle de débats en France (La Fabrique, 2016)

Sur un sujet encore brûlant, le lecteur ukrainien sera peut-être surpris de trouver ici la contribution d’un historien français, contribution s’inscrivant qui plus est à contre courant de l’opinion dominante. J’espère d’abord, que le public ukrainien qui a déjà eu accès au Livre noir du communisme et au Bolchévisme à la française, deux ouvrages sous la responsabilité de Stéphane Courtois, aura envie de découvrir un point de vue différent. Il trouvera ici un autre regard tant sur les événements qui ont suivi 1917 (Les révolutions communardes de 1919 en Ukraine) que sur les tensions politiques et culturelles provoquées en France par cette révolution (La révolution de 1917 : un siècle de débats en France). Au lecteur de se faire un avis : la confrontation de points de vue opposés est la condition première de toute vie démocratique.

La suite de l'introduction en français à ce lien.


Commemorating an event that never occurred: Russian October in Soviet Ukraine in the 1920’s

International conference The International Echoes of the Commemorations of the October Revolution(1918-1990) 

Switzerland, University of Lausanne, Géopolis (Room: 2227) 14-16 September 2016

As a matter of fact, оctober/november 1917 in Ukraine was not a time for revolution nor for upheaval: as the old state apparatus was continually challenged by various self-proclaimed local institutions since february, one could only witness on november 20th the creation of the Ukrainian National Republic by the Central Rada in response to the bolsheviks’ coup. Even though a Ukrainian soviet republic was firstly proclaimed on december the 25th 1917, the communists didn’t take over Ukraine until the beginning of 1919 and their power was only secured in 1920 in the course of a cruel civil war.

Nevertheless October was a crucial part of the identity and mythology for the ukrainian bolsheviks as it was for their russian counterparts. From the very beginning, October was celebrated and commemorated in red Ukraine, regardless to its fairly remote nature.

We would like to emphasize this paradox by studying commemorating practices in the early 1920’s. We will analyze how the Central committee of the Communist Party of Ukraine monitored the anniversaries of October from 1921 to 1927.

Slides of the presentation here.


La Révolution russe, une histoire française – Lectures et représentations depuis 1917

Parution aux éditions La Fabrique, janvier 2016

En France, la révolution russe est devenue un repoussoir, le moment fondateur d'un totalitarisme aussi terrifiant que le nazisme. Elle n'est plus envisagée que sous l'angle de ses victimes, aussi bien dans le discours public que dans les manuels scolaires.

Éric Aunoble retrace la réception de l'événement en France depuis 1917 – comment L'Humanité, aux mains des socialistes d'Union sacrée, vilipende la révolution bolchevique ; comment le Parti communiste, créé dans la foulée d’Octobre, impose une lecture de plus en plus stalinienne, se mariant après la Seconde Guerre mondiale avec le discours déterministe de l’Université. Ainsi sont étouffées les voix dissidentes, celles des premiers communistes français, familiers de Lénine et Trotsky. L’usage politique de 1917 se dessèche et Mai 68 ne voit réémerger que des clichés du bolchevisme (qui témoignent toutefois de l’importance de l’événement dans la culture populaire).

Au long d’un siècle, la révolution russe a été lue en fonction du contexte politique français. Ainsi s'explique le retournement qui s'est joué, de l'engouement au dénigrement et à l'effacement d'aujourd'hui, quand triomphe le conservatisme et son rejet de toute "culture révolutionnaire".

Présentation, table des matières et recensions.

Bonnes feuilles sur le site de la revue Contretemps. 

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AUNOBLE Éric,
16 nov. 2016 à 07:24
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