Pourquoi consulter ?

 
Vous vous posez certainement un grand nombre de questions, j’aborderai donc certaines raisons qui peuvent inviter une personne à consulter un psychologue et j'évoquerai brièvement certains enjeux des motifs de consultation en question.

Attention, bien que de nombreux problèmes soient partagés par un grand nombre de personne, le vécu de chacun reste singulièrement différent d’un sujet à l’autre. Par exemple, de nombreuses personnes peuvent souffrir d’anxiété, de problème de sommeil … Mais cette souffrance n’aura pas le même sens en fonction du contexte dans lequel elle s’exprime, de votre vécu, de votre histoire de vie, c'est-à-dire de vos expériences qui influencent fortement votre manière de voir le monde, de vous percevoir et de considérer les autres. Ainsi, un même problème pourra renvoyer à des difficultés, des questions très différentes et impliquer un cadre psychothérapique différent.

Avant d’aller plus loin, comme je l’ai dit précédemment, il m’importe de le répéter, il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises raisons de consulter ; nul besoin de savoir formuler une demande précise, c'est avant tout votre vécu et le simple fait de ressentir le besoin de faire appel à un tiers qui légitime votre démarche. Aussi, il ne s'agit pas ici d'être exhaustif, les motifs de consultation cités sont donnés à titre d'exemple. C'est déjà souvent après les premières séances que ces raisons apparaissent plus clairement pour vous. 

Les symptômes, un mal-être, une souffrance parfois difficile à s'expliquer vous amènent à consulter :
  • Des émotions, des tensions (anxiété, peur, colère, tristesse, agressivité, irritabilité…).
  • Des douleurs (maux de tête, de ventre, douleurs, tensions musculaires….).
  • Des sensations (vertiges, battement rapide du cœur, tremblement…) que le médecin n’a pas pu expliquer par une maladie.  
  • Des comportements (de l'impulsivité, des rituels, des évitements, ne pas pouvoir  parler  en public …).
  • Des pensées (penser constamment à des soucis, ruminer des idées noires par exemple, des obsessions...).
  • Le bouleversement des conduites instinctuelles (du sommeil, de son rapport à l’alimentation…).
  • Des difficultés relationnelles (des conflits, des difficultés à s’exprimer, à s'affirmer ou au contraire la difficulté à prendre en considération ce que vie l’autre, dans le couple, dans la vie professionnelle….) 
Evidemment, ces émotions, ces comportements, ces pensées.... ne sont pas pathologiques en soit, ils sont même le plus souvent tout à fait normaux voire utiles, adaptés. Qui n'a jamais été anxieux? n'a jamais eu peur? Ou encore n'a jamais été en conflit avec quelqu'un?...
C’est bien souvent le caractère envahissant, répétitif, persistant et handicapant  qui en font des symptômes, qui vous alerte. Ce sont leurs associations à un ensemble de difficultés, le degré de souffrance et / ou de gêne qu'ils impliquent, mais surtout votre plainte subjective qui légitime votre demande. 
  
Les Crises de vie:
Bien que celles-ci ponctuent notre existence, certaines d'entre elles sont plus rigoureuses et invitent à une remise en question profonde et parfois très douloureuse voire dans certain cas, difficile à surmonter. Si la crise de l'adolescence est la plus célèbre! Elle n'est pas la seule loin de là et surtout pas toujours la plus dure. 
Une crise se définie par un changement, une rupture d'équilibre, la perte d'un état et avec lui d'objets d'investissement (personnes et / ou choses) plus ou moins précieux, avec la plupart du temps la perspective d'un nouvel équilibre et de nouveaux objets plus ou moins difficiles à retrouver. En partant de cette brève définition,  les grandes mutations de notre vie, les changements professionnels, le fait de passer de un à deux dans la vie de couple par exemple, ou encore, de deux à trois dans la parentalité (grossesse,maternité,paternité) se traduisent justement bien souvent par des crises individuelles ou conjugales
Nous pouvons encore évoquer les changements de génération et ce que cela implique sur le plan tant psychologique, physique, sociale, affectif, relationnel que sexuel. On parle communément de la crise "de la trentaine", "de la quarantaine"... ou encore de crise du vieillissement par exemple avec parfois son lot de pertes physiques, sociale et / ou matériel (retraite, maladie...). 
Si ces dernières sont quelques exemples des plus vulgarisés car partagés par le plus grand nombre, il n'en reste pas moins qu'il s'agit toujours d'une expérience éminemment singulière, qui n'a rien de banale pour celui qui la vie.  En effet, ces crises réactivent, viennent "remettre sur le tapis", des choses non élaborées, non digérées pour le dire autrement,que l'on a bien souvent laissées dans les placards précédemment en pensant qu'elles disparaitraient. Ainsi, ces crises sont en quelque sorte des secondes chances de venir mettre au travail et réordonner ces désordres qui viennent nous bouleverser et / ou de venir solliciter un accompagnement, un soutien psychologique pour les surmonter. 
La répétition de scénarios de vie douloureux peut être à l'origine de votre demande :

 Nous avons tous tendance à répéter certains choix, certaines manières d'être, de faire, de réagir, d'être en relation avec les autres... Parfois cette répétition peut devenir pesante notamment lorsqu'il s'agit d'expériences douloureuses, d'échecs, de conflits, de ruptures.... Cette répétition nous interpelle généralement sur notre impliquation.  Ainsi, la répétition de certaines situations peut amener à s'interroger sur ce qui nous pousse à répéter, à agir ainsi et/ou à nous retrouver dans des situations similaires. C'est souvent l'occasion de se remettre en cause et de débuter un travail dans un cadre qui nous soutien dans cette démarche.

Certains événements de vie et leurs conséquences :

    En effet, nous pouvons tous être amené à vivre des événements de vie difficiles, la perte d'un être cher, la maladie d'un proche, l'expérience personnelle de la maladie, un accident, une séparation....  
    Ces épisodes de votre vie entrainent une douleur légitime et exige du temps. Il importe de préciser que ces événements et le vécu qu’ils suscitent, ne nécessitent pas systématiquement de consulter un « psy ».
    Cependant, ces événements peuvent intervenir à un moment de vie où vous êtes particulièrement vulnérable, venir faire écho avec d’autres événements, réactiver avec force un vécu douloureux mis au placard depuis longtemps, ou encore être l’occasion d’une remise en question plus large.  
    Ainsi, les conséquences, l'impact psychologique d'un événement douloureux, peuvent être à l'origine d'une demande de soutien et / ou d'un travail psychologique.

Les difficultés relationnelles, les conflits interpersonnels, les diffilcultés à s'affirmer, à s'exprimer...  
Quelque soient leurs expressions, les difficultés dans le lien à l'autre sont souvent à l'origine d'un désir de changement et peuvent ainsi conduire vers un travail psychothérapique. 
Ce sont les difficultés que l'on peut éprouver dans les relations aux autres et ce, dans différents secteurs de votre vie, qu'il s'agisse du milieu professionnel, familiale, sociale... il n'est pas rare que ces problèmes s'associent à des difficultés à s'exprimer. Aussi le travail que vous pourrez engager peut vous permettre d'entendre, de repérer ce qui est en jeu pour vous et soutenir votre capacité à vous exprimer et à être en relation à l'autre.