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JUDE L’OBSCUR  ou la tragédie de l’intelligence superflue.

   


    « Il emportait un livre dans sa poche pour étudier dans les champs aux moments libres. » (Taine : Histoire de la littérature anglaise ;  Livre IV ; CH. I ; I ;1863.)

    « Si l’on prend l’habitude des vastes horizons, des vues d’ensemble, des belles généralités, on ne se laisse plus confiner sans impatience dans les limites étroites d’une tâche spéciale.» (Durkheim : De la division du travail social ; Livre III ; Ch.I ; 1893. )

    « Il suffit qu’à chaque génération, il y ait cinquante personnes capables de traduire et d’expliquer Sénèque. On n’a pas besoin de plus. » (Paul Veyne : Magazine littéraire N°285 ; p.45 ; Février 1991)



    Aussitôt paru, en 1896, l’ouvrage de Thomas Hardy, Jude l’obscur, fit scandale. Pour diverses raisons dont la principale semble avoir été la composante « sexuelle » du livre. Aujourd’hui celle-ci paraît pourtant bien anodine. Bien désuète. Mais c’était une autre époque. Trente ans avant L’amant de lady Chatterley qui provoqua lui aussi tant de remous dans l’Angleterre puritaine... L’hypothèse privilégiée ici sera que la noirceur du récit a peut-être autant contribué à son discrédit. Car l’histoire de Jude l’obscur est celle d’un échec total. Aussi bien sur le plan amoureux que professionnel, les deux étant étroitement liés. On ne s’attardera toutefois que sur la nature des ambitions culturelles du héros de Thomas Hardy, ambitions nées à Marygreen (1ère Partie), puis abandonnées à deux reprises : la première fois à Christminster (2ème partie) et la seconde,  encore à Chrisminster... (6ème Partie).

    Pour échapper à la mélancolie ou à la folie aperçues très vite à l’horizon de son existence1, cet autodidacte superflu, cet homme de trop2 pour la haute culture à laquelle il rêvait de s’intégrer et qui n’a que faire de ses efforts finit par devancer l’appel du néant. Sa mort à trente ans à peine, qu’un amour heureux aurait pu empêcher, demeure inaperçue de ceux qu’il avait enviés et vénérés tout en pressentant qu’il n’appartiendrait jamais à leur monde. « Ah ! je ne serai jamais de ceux-là.. ». Elle fait aussi mesurer rétrospectivement toute l’inutilité de ce bref passage sur terre. « Sa place » était prise par d’autres et il n’aura vécu en somme  que pour leur permettre d’exister... Membre de cette caste du travail forcé dont un philosophe allemand, lui-même encore assez obscur à l’époque, avait rappelé la nécessité pour que naisse une culture supérieure4, il ne lui aura pas été donné de se faufiler dans celle du travail libre. Nul mécène pour ouvrir un débouché à ce chemin dont on devine confusément qu’il ne mènera nulle part. Nulle main secourable tendue à ce gamin qui a la folie des livres 5, mais n’est pas né là où il fallait pour la convertir en passion reconnue. Dès le début de l’histoire le pessimisme le plus absolu encercle le futur : « Quelqu’un aurait pu passer par là (...) Mais personne ne vint, parce que personne ne vient jamais. »6

    Avant même que l’Université n’ait opposé à sa demande d’inscription un refus explicite, Jude Fawley avait déjà  réalisé que « ces bâtiments , leurs associations et leurs privilèges n’étaient pas pour lui, compris que sa destinée n’était pas là, mais parmi les travailleurs manuels, dans ces faubourgs misérables où il vivait, qui n’étaient pas reconnus comme partie de la cité par ses visiteurs ou panégyristes, mais qui abritaient des citoyens sans lesquels les savants ne pourraient pas travailler, ni les penseurs vivre. » 7 Difficile constat : admettre que des études personnelles menées de front avec une activité de commis boulanger puis de restaurateur de vieilles pierres ne seraient jamais l’échelle permettant d’accéder au « grenier intellectuel et spirituel du pays » 8 entrevu depuis Marygreen en montant sur un toit... « Réussir dans la vie en demeurant dans sa sphère », cet avis " terriblement raisonnable" donné à Jude par le directeur d’un des prestigieux Collèges de Chrisminster 9, quel profit en tirer, lorsqu’en réalité et alors qu’on n’est pas de constitution très robuste, il ne s’agit que de « remuer de gros blocs et d’attraper des rhumes en restant dans les courants d’air » 10 ? Incapable de se satisfaire de ce conseil trahissant trop évidemment ce qu’ « il y a de faux dans nos formules sociales »11, l’autodidacte indésirable se dédommage de sa condition en écrivant à la craie sur le mur du Collège qui lui a rappelé par lettre son statut d’ouvrier : « J’ai de l’intelligence aussi bien que vous, je ne vous suis pas inférieur : en vérité, qui ne connaît pas ces choses ?(Job. XII, 3) »12

     La « vengeance » n’ira pas plus loin. La réaction de Jude l’obscur à son exclusion ne s’accompagne d’aucun renversement. Ni des murs, ni des valeurs. En cela il se distingue de l’homme du ressentiment tel que l’a décrit et décrié Nietzsche, bien qu’il appartienne à l’évidence au monde des opprimés, des humiliés, des « esclaves ». Tenu à l’écart des citadelles de la culture par ceux qui en ont les clefs, il ne transforme pas son amertume en révolte ouverte, active. On ne le verra pas fraterniser avec ses condisciples ouvriers ni devenir  anarchiste. Et il faudra verser un peu d’alcool dans son désespoir,  pour que, allant au-delà de sa pensée véritable, ce demi savant qui se reconnaît comme tel en vienne à maudire les Maîtres ès Arts de l’Université  et à prétendre pouvoir « les battre sur leur propre terrain s’ils le laissaient faire... »13 Le duel n’aura jamais lieu. Le Credo en latin, récité dans une taverne à des pauvres d’esprit, ne suscite que leurs railleries. Et l’on peut supposer qu’il n’aurait pas ébloui les professeurs de Christminster... Redevenu lucide, Jude regrettera d’avoir exhibé ses connaissances à un « tas d’idiots » et recherché les applaudissements d’un public principalement constitué de « têtes d’abrutis »...14

    On est loin de la fascination exercée par les ouvriers sur le bachelier pauvre Jacques Vingtras, double de Jules Vallès. Du dédain pour la « latinasserie »15 affiché par ce porte-voix auto-proclamé d’un prolétariat largement indifférent à ses hommages. (Maupassant le lui avait d’ailleurs fait remarquer dans l’une de ses  chroniques, intitulée « A propos du Peuple »...16)  Si Jude Fawley ne crache pas sur "les humanités", peut-être est-ce aussi parce que Thomas Hardy, lui-même fils de maçon, connaissait bien le monde du travail manuel, qu’en idéaliste, Vallès opposait à celui des parasites pauvres « qui nourris de grec et de latin sont morts de faim. »17 Certes, l’idée que les livres ne sont pas la vie, la critique de la culture classique, tout cela affleure parfois dans le roman.18 Mais, pour l’essentiel, « des hommes n’ayant rien à faire du matin au soir que lire, observer, apprendre et tout s’assimiler »19 sont placés plus haut dans la hiérarchie des types humains réussis que ceux construisant les murs à l’abri desquels ils peuvent étudier. Faut-il s’en indigner ?

    Dans l’une de ses plus bouleversantes nouvelles, Aux champs 20, Maupassant avait montré comment le devenir social d’un enfant pauvre adopté par des privilégiés confirme la thèse de l’influence du milieu : d’un côté, une réussite éclatante ; de l’autre, un malchanceux qui découvre en son ami d’enfance, devenu homme, ce qu’il aurait pu devenir s’il avait été choisi à sa place... On sait l’admiration que Taine, le théoricien de la race du milieu et du moment, vouait au jeune romancier (« Chez lui, on ne sent jamais l’effort, il est encore mieux doué que Flaubert. »21) Qu’aurait pensé l’historien de la littérature anglaise du roman de Thomas Hardy ? Il avait eu l’occasion, à plusieurs reprises, de côtoyer ces élites culturelles de Christminster/Oxford que l’obscur boulanger-sculpteur n’avait fait au mieux que croiser dans la rue. Lui qui avait su décrire avec une certaine compassion l’itinéraire du poète-paysan écossais Robert Burns,  et prêter attention aux « réclamations amères » de ce « déclassé de naissance » 22, la trajectoire de Jude l’obscur n’aurait pas manqué de retenir son attention, s’il avait été encore en vie en 1896. Car le message de Jude n’est pas sans analogies avec celui de Maupassant. Simplement, dans son cas, les deux personnages sont confondus en un seul : la moitié de Jude qui « réussit » intellectuellement est indissociable de celle qui échoue socialement. Ce qu’il aurait pu devenir, en étant exactement le même individu, mais né dans une autre classe, c’est la contemplation des étudiants de Christminster qui le lui fait comprendre, sinon admettre. La proximité culturelle qu’il éprouve est douloureusement neutralisée par la conscience qu’il a de son insignifiance sociale : « Un simple mur le séparait de ces jeunes et heureux contemporains dont il partageait les aspirations (...). Mais quel mur ! Chaque jour, chaque heure, lorsqu’il cherchait du travail, il les voyait aller et venir, il les coudoyait, entendait leurs voix, observait leurs gestes. La conversation de certains d’entre eux, des plus réfléchis, lui semblait souvent, grâce à sa préparation longue et obstinée, spécialement en harmonie avec ses pensées. Pourtant il était aussi loin d’eux que s’il eût vécu aux antipodes. En passant près de ce jeune ouvrier en blouse blanche, couvert de poussière de pierre, ils ne le voyaient même pas, ou plutôt ils voyaient à travers lui comme à travers un panneau de verre. Quoi qu’ils fussent pour lui, il n’existait pas pour eux ; et pourtant il s’était imaginé qu’il serait près de leurs vies en venant ici. »23
 
    Ce passage est peut-être celui qui résume le mieux la déconvenue de l’apprenti intellectuel et fait le mieux saisir cette tragédie de l’intelligence superflue. Car ses pairs, Jude ne les rencontrera jamais : pour ses égaux dans la division sociale du travail, il n’est qu’un raté,  « pas assez calé pour aller jusqu’au bout » aux yeux de son collègue Oncle Joe 24 ; un type qui «  prend des grands airs et lit tout le temps »  25 , selon Anny la gardienne de cochons, amie de sa première femme Arabella qui, elle non plus, n’attache aucune importance aux livres. Bref, l’envie de s’élever de Jude, son acharnement à l’étude laissent ses vrais proches indifférents. C’est là sa première tragédie : celle de l’isolement culturel au sein de sa classe. Un isolement dont Thomas Hardy minimisera une seule fois l’ampleur en soutenant que « l’amour des livres ne l’élevait pas au-dessus du vulgaire, car tous les ouvriers avaient le goût de s’instruire à présent. »26 Ce que les propos qu’il prête à l’entourage — il est vrai constitué aussi de paysans et de petits commerçants — de Jude démentiront à plusieurs reprises.27 Quant aux autres, à supposer qu’ils aient fini par découvrir son existence, qu’auraient-ils éprouvé à la vue de ce sculpteur-liseur ? A la fin du roman, longeant une dernière fois, en pleine nuit, les collèges silencieux de Christminster, il lui semble entendre murmurer ces fantômes des grands hommes que sont leurs statues et discerner « la surprise polie de l’Université devant des efforts comme les siens. »28 Des efforts qui en définitive n’auront servi à rien, ni laissé aucune trace dans le monde de la culture. Une fois Jude disparu, il ne subsiste de lui que sa petite bibliothèque inconnue d’autodidacte : « les vieilles éditions de Virgile et d’Homère , le Testament grec sur la planche voisine et les quelques autres volumes dont il ne s’était pas séparé, raidis par la poussière de pierre qu’il y avait imprimée en les prenant quelques instants aux intervalles de son travail. »29  Du début à la fin, tout dans sa vie n’aura été que poussière. Était-ce vraiment la peine de venir au monde pour un tel destin ? Jude l’obscur, ou le drame de l’inexistence absolue, malgré l’incarnation passagère en un corps d’ouvrier...

    Pourtant il aurait pu en être autrement. Revenant sur l’échec de son entreprise d’auto-éducation tout à la fin du roman, Jude, convaincu que « tout homme a quelque petite faculté dans un sens quelconque », se prend à rêver de ce qu’il serait peut-être devenu si l’Université avait été moins exclusive, plus ouverte aux étudiants sans ressources... Humble dans ses prétentions, il ne se hisse pas très haut sur l’échelle de la culture supérieure : « je sentais que j’aurais pu faire une chose, si j’en avais eu l’occasion. Je pouvais accumuler des idées et les communiquer aux autres. Je me demande si les fondateurs pensaient aux gens tels que moi, bons seulement à cette chose spéciale ?... »30 A cet esclave prisonnier de la caste du travail forcé, Nietzsche, s’il avait présidé à l’organisation des établissements d’enseignement anglais, aurait-il accordé quelque dispense afin qu’il puisse se rapprocher de la sphère libérée du travail, être un peu dans son orbite ? Il est permis de le déduire, aussi bien de l’utopie du philosophe31 située dans le prolongement du §439 d’Humain, trop humain (Culture et caste) que d’une note posthume de 1885 : « un ouvrier capable ou un érudit capable fait bonne figure lorsqu’il met son orgueil dans son art et jette sur la vie un regard content et satisfait ; et par contre il n’est rien de plus pénible à voir qu’un cordonnier ou un maître d’école qui donne à entendre avec des airs souffrants qu’il était né finalement pour une meilleure destinée. Il n’y a absolument rien de meilleur que le bien, et il consiste à avoir une capacité en un quelconque domaine et à créer à partir de celle-ci la virtù, au sens italien de la Renaissance. »32 Comme se rejoignent étrangement, ici, les ambitions modestes en définitive du sculpteur anglais et la compassion du philosophe allemand ennemi de la pitié, hostile à la culture pour tous, considérée comme barbarie ! Peut-être le souvenir d’un cours sur Eschyle, professé en 1874 devant "quatre galeux" (dont l’un était un tapissier de trente ans qui s’était mis au grec l’année précédente...33) inspira-t-il en partie au pourfendeur de l’égalité et de la démocratisation de l’enseignement ce paragraphe d’Aurore dont le titre — Les hommes de la vie manquée — convient également si bien au cas Jude : « Les uns sont d’une étoffe qui permet à la société de faire d’eux ceci ou cela : en toutes circonstances ils se sentiront à l’aise et n’auront pas à se plaindre d’une vie manquée. D’autres sont d’une étoffe trop particulière — pour cela il n’est pas nécessaire qu’elle soit particulièrement noble, il suffit qu’elle soit plus rare — pour qu’ils puissent ne pas se sentir mal à l’aise, sauf dans l’unique cas où ils peuvent vivre selon leur unique but : — dans tous les autres cas, la société en subit le préjudice. Car tout ce qui apparaît à l’individu comme vie manquée, mal réussie, tout son fardeau de mécontentement, d’incapacité, de maladie, d’irritabilité, d’avidité, il le rejette sur la société — ainsi se condense autour d’elle un air malsain et étouffant et, dans le cas le plus favorable, une nuée d’orage. »34

    Pour prévenir la nuée d’orage et se prémunir contre l’air malsain, l’Université, un peu partout dans le monde, a désormais pris des mesures... Rien n’interdit plus à un fils d’ouvrier qui s’est fait remarquer à l’école par son intelligence de gravir les marches conduisant à l’enseignement supérieur. Rien n’interdit non plus à un salarié qui se serait mis en tête de lire Kant ou Hegel d’assister en auditeur libre à des cours portant sur ces philosophes, voire même de reprendre des études, dans la mesure de ses capacités et de son temps libre. Mais ensuite ? Que devient le bachelier ? Que devient l’étudiant ? (On supposera bien entendu qu’il s’agit de véritables bacheliers, de véritables étudiants ayant mérité leurs diplômes...) Les ombres de Jude l’obscur et de Jacques Vingtras ne les poursuivent-elles pas avec obstination tout au long de leur parcours semé d’espérances et d’illusions ?  Tôt ou tard, en effet,  il leur faudra bien passer sous les fourches caudines des concours et découvrir, à la sortie de l’Université, le numerus clausus  dont ils n’avaient pas soupçonné l’existence... à l’entrée !  Car, dans une atmosphère saturée de réussite pour tous et traversée par les courants d’air de la lutte contre l’échec scolaire, on finit par oublier cette évidence, murmurée par Durkheim, trois ans avant la publication du roman de Thomas Hardy : « la division du travail ne change pas de nature parce qu’on la fait précéder d’une culture générale. »35 Pour combattre l'effet débilitant d'une telle sentence, le plus simple est de nier la validité d'une distinction entre manuels et intellectuels, au nom de la dignité par le travail, toutes conditions confondues, comme le font aujourd'hui les professionnels de "l'orientation" et les "pédagogues" !


Jean-Pierre Dumont
( Avril 2008)






      

Les notes renvoient à l’édition Albin Michel (1996)

1   p.142
2   Cette formule, que Tourgueniev place dans la bouche de Tchoulkatourine, le narrateur du Journal d’un homme de trop (1850), n’aurait pas été déplacée non plus dans celle de Jude !...
3   p-.369
4   « Il ne peut naître de culture supérieure que là où il existe deux castes tranchées de la société : celle des travailleurs et celle des oisifs, aptes aux vrais loisirs ; ou, en termes plus forts : la caste du travail forcé et la caste du travail libre. Le partage du bonheur n’est pas un point de vue essentiel quand il s’agit de la création d’une culture supérieure ; mais le fait est que la caste des oisifs a une plus grande capacité de souffrance, qu’elle souffre davantage, que sa joie d’exister est moindre, plus lourde sa tâche. Si maintenant il se produit un échange entre les deux castes, en sorte que les familles et les individus les plus obtus, les plus inintelligents de la caste supérieure soient relégués dans la caste inférieure et qu’en retour les êtres les plus libres de celle-ci aient accès à l’autre : voilà atteint un état au-delà duquel on ne voit plus que la pleine mer des vagues aspirations. — C’est ainsi que nous parle la voix expirante du passé ; mais où y a-t-il encore des oreilles pour l’entendre ? »    (Nietzsche : Humain, trop humain §439 ; 1878)
5   p.22
6   p.41-42
7  p.132-133
8  p.129
9  p.134
10  p.448
11  p.368
12  p.135
13  p.137
14  p.139
15  Jules Vallès : Le bachelier ;Ch.XIV. 1881.
16 « Et soyez certain, mon cher confrère, que, malgré tout votre talent, le peuple se moque passablement de vos livres, qu’il ne les a pas lus, et que vos vrais appréciateurs sont ceux-là même qui méprisent le plus la politique. »  (Maupassant : A propos du peuple/ Le Gaulois ; 19 novembre 1883)
17  Dédicace du roman de Vallès,  Le bachelier.
18  Voir aux pages 60 ; 135 ; 137 ; 441 ;
19  p.101
20  Maupassant : Aux champs (paru dans Le Gaulois du 31 octobre 1882 et repris, en 1883, dans les Contes de la bécasse.)
21  André Chevrillon : Portrait de Taine (Fayard ;  p.180 ; 1958)
22  Taine : Histoire de la littérature anglaise (Livre IV ; Ch. I ; I ; 1863)
23  p.101
24  p.366
25  p.53
26  p.79
27  voir notamment, p.34, ceux d’un charretier rencontré sur la route de Marygreen ;  et p.137, ceux du marchand de ferraille Tinker Taylor.
28  p.442
29  p.459
30  p.448-449
31  « Dans un meilleur ordre de société, le travail pénible et la peine de la vie seront attribués à celui qui en souffrira le moins, partant au plus stupide, et ainsi de suite par degrés jusqu'à celui qui est le plus accessible aux espèces les plus raffinées de la souffrance et qui, par conséquent, même dans l’allégement le plus grand de la vie, souffre encore. »  (Nietzsche : Humain, trop humain §462 Mon utopie. 1878)
32  Nietzsche : Fragments posthumes (Gallimard/Oeuvres complètes ; Vol.XI ; Fragment  N° 34[161] ;  repris également dans La volonté de puissance ;  réédition Gallimard ; 1995 ;  Livre III ; §254)
33  Nietzsche : Lettre à Erwin Rohde (26 septembre 1874)
34  Nietzsche : Aurore §213  1881
35  Durkheim :De la division du travail social ; Livre III ;Ch.I ; 1893
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