Articles critiques

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« Joël Frémiot est peintre. Avec le numéro 16 de la collection 8pA6 «POURTRAIT (intailles)», il choisit de nous faire partager le questionnement du geste, du rapport à la surface, de l'irruption de la trace dans le regard, de son implication sur le sens de ce qui se déroule devant ses yeux. »
« Déjà auteur du numéro 16 «POURTRAIT (intailles)», Joël Frémiot poursuit sa quête du bout de ses doigts de peintre. «Que peut la peinture?» demande-t-il à la dernière page de ce numéro 19 intitulé «QUITTE A SAUTER QUELQUES PAGES». Donner la priorité au faire plutôt qu'au concept, mais alors d'où provient la «...conviction de la futilité de toute trace»? »

Laurent Guenat : http://lavachettealternative.blogspot.com/      

                     

 

Bibliographie :

 

ART PRESS N° 6, 1973.

OPUS INTERNATIONAL N° 51, 1974.

LES NOUVELLES LITTÉRAIRES, 1976.

INFO ARTITUDES, 1976.

ART PRESS N° 38, 1980.
TEXTUERRE N° 21, 1980.

ART PRESS N° 55, 1982.

ICI ET LA N° 1, 1982.

ICI ET LA N° 4, 1983.

ARTENSION N° 13, 1985.

ART PRESS N° 89, 1985.

 

 

Textes de :

 

Sylvie DUPUIS ; Mireille GUEZENNEC ; Christian PRIGENT ; Pierre BOCEREAN ; Théo WOLTERS ; Marie-Claude VOLFIN ; Frédéric NEF ; Christian PERRIER ; Jacques -Victor GIRAUD ; Antoine EMAZ ; Djamel MESKACHE ; Jean-Claude MONTEL ; Lydie REKOW ; Luc VEZIN ; Alain IRLANDES ; Solange CLOUVEL.

 




LE SILENCE DE LA FORME

"A l'écart des bruits du monde, dans une campagne du centre de la France, l'atelier et la maison que Joël Frémiot a choisis sont des lieux d'ancrage calmes et silencieux. Hors de toute anecdote, les endroits qu'il habite caractérisent l'état de sa peinture et son état d'artiste résolument isolé. La peinture qu'il y fait est renoncement.

On ne revient jamais indemne d'une visite d'atelier : la puissance de sa peinture reste en images dans la mémoire ; les longs silences de rien entre les quelques mots échangés dans l'atelier se revivent encore ; le son de sa voix résonne toujours; subsistent des visions de l'atelier plein de travaux en cours ou en réserve, stockés là en quinconce, ici en piles dont les strates se lisent en fonction des périodes de travail écoulées. Dans la remémoration de ces intenses moments, on reste privé de parole des heures durant. Ce n'est que longtemps après avoir quitté l'artiste et s'être replongé dans le monde que l'on retrouve les mots pour parler, 

mais longtemps après...                                                                                                                                                                       http://nous-en-boischaut-sud.over-blog.com/2015/10/a-la-rencontre-de-deux-artistes-majeurs-de-la-region-jean-mauret-et-joel-fremiot.html


Quand les mots et la parole limitent l'œuvre, le silence reste son meilleur allié. Si, dans sa pratique, Joël Frémiot est un être de solitude, c'est pour atteindre, par le silence, son absolu : dans l'atelier, en cours de création et dans ses pauses. Non pas qu'il s'agisse d'un exercice spirituel en quête de pureté mystique, mais presque au contraire, selon une disposition intérieure concentrée, pour faire avec l'insuffisance ; dans une quête du nulle part, (in)achever un pauvre reste abîmé. Tout ce que suggère sa technique picturale actuelle, l'apparente immobilité du désœuvrement et l'apparence minimale de son intervention procédant par recouvrements, montre l'exigence de l'impossible d'un renoncement."

 
Lydie Rekow-Fond, extrait de "Joël Frémiot ou le silence de la forme" 2002, Crest, Galerie Lydie Rekow : http://joelfremiot.blogspot.com
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