~vol 1.5#~

Midnight's Dawn (part. 2) - 2009.7.3

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Author's notes : Ce chapitre n'était pas censé exister, mais l'idée m'est subitement venu en plein cours de Civi. UK, et de cette idée en a découlé cette histoire pour le moins étrange et inquiétante, qui tranche radicalement avec la naiserie assez palpable du premier chapitre. Libre à vous de la considérer comme partie intégrante de la 'trilogie' ou comme histoire à part : les 2 lectures sont tout à fait possibles. Libre à vous également de chercher à analyser les différentes images que vous y trouverez, ou de ne pas le faire...

Une sonnerie, quelque part, mais je n'arrive pas à savoir d'où elle vient. Et celle-ci se fait de plus en plus faible. Mais avant que je ne m'en rende compte, je suis bel et bien réveillé, et j'attends que la première rame de métro arrive, pour me rendre sur mon lieu de travail. Dans une lumière verte, les portes s'ouvrent, et je m'engouffre à l'intérieur. Mais mon pied ne touche pas le sol, et je chute alors lourdement sur la voie, non loin des abris de secours. Ne comprenant pas trop bien ce qu'il vient de m'arriver, je me lève, et jette un coup d'œil au-dessus de moi. Je ne comprends pas. Les portes de sécurité se trouvent à plusieurs mètres de hauteur, et je ne savais pas que la voie était placée si en contrebas des quais. Étant donné que je ne peux remonter à la surface, je décide de suivre la voie de secours sur ma gauche, et de prendre la première issue qui s'offrira alors à moi. Mais plus je marche, plus le souterrain semble s'assombrir, à chacun de mes pas. Mais je ne suis pas seul. Des pas. J'entends des pas, derrière moi. Je demande de l'aide. Seul mon écho me répond, et demande lui aussi de l'aide. Je me met à courir, et les pas se font de plus en plus rapides eux-aussi. Je m'arrête subitement, m'attendant à sentir quelqu'un me toucher l'épaule. Mais rien. Rien de plus qu'une grosse frayeur, rien de plus. Rien de plus que le silence du souterrain. Inquiétant. Je reprends ma marche, en espérant atteindre une sortie, et vite. Tout à coup, j'entends un bruit sourd. De plus en plus sourd. Comme un énorme sac de terre dont on déverse le contenu par terre, dans un bruit sourd. Le sol se met à trembler, et je me met à courir à nouveau. Le bruit est de plus en plus sourd. Mes oreilles me font mal. Encore des bruits de pas. La terre tremble. Je me retourne. Une immense vague d'eau déferle dans le souterrain, et m'emporte. Les bruits de pas ont fini par me rattraper. L'immense masse liquide m'emporte, de plus en plus vite. Puis brusquement, la lumière, une lumière étrange. Froide, et incolore, peu rassurante. Et une chute, de plusieurs dizaines de mètres, plusieurs centaines. Je perds connaissance, et quand celle-ci me revient, le soleil tape fort, et m'éblouit. Je me rends compte que je suis couvert de sang. Et de sable. Rouge. L'eau est rouge. Rouge sang. Et une odeur épouvantable. Effroyable. Des dizaines, non, des centaines de cadavres flottent à la surface de l'eau rouge. Rouge sang. Ce sang, ce n'est pas le mien, c'est le Leur. Le Leur, pas le mien. D'effroi, je m'éloigne en courant. Pendant une demi-heure, je cours, sans m'arrêter, sans même savoir où je vais. Et sans savoir où je vais, je me retrouve au milieu d'une ville aux rues gigantesques, aux grattes-ciel géants, aux bâtiments colossaux, qui semblent vouloir toucher les nuages, comme des mains tendues vers la grâce de Dieu. Il n'y pas une seule âme ici, tandis que je continue à marcher. Un désert, où le soleil brille très fort, sans pour autant me réchauffer. Je tremble de froid. Ou de peur ? De froid. J'entre dans un des bâtiments, pour m'abriter de la pluie qui vient tout juste de commencer à tomber. L'ombre d'un homme court, et disparaît sous la pluie. Je me retrouve à l'intérieur d'un parc. La ville. Les arbres. Les mêmes mains tendues vers le ciel, comme des mains tendues lors de prières, mais plus de soleil dur et froid, personne pour répondre. Je continue d'avancer, sans trop savoir où je vais. J'entends alors un cri. Un cri déchirant, comme celui d'une âme que l'on arrache à son corps. Le cri d'un Ange. Je cours à nouveau, vers ce cri. J'entends à nouveau ces bruits de pas, et je redouble d'effort. Cette âme, cet Ange crie toujours, et je cours vers ce cri, qui me déchire les tympans, qui me déchire le cœur, qui me déchire l'âme, mes bras, mes jambes, mon corps, et je tombe, une chute, un puits sans fond. Je me réveille, et je sors de mon lit. La lumière de la cuisine est allumée. Mais celle du candélabre, s'est éteinte, et ne brille plus dans cette pièce. Sur le sol, du sang. Encore du sang, toujours du sang. Rouge comme l'eau des champs de bataille. Des mots perdus sur une feuille blanche, brûlant lentement d'un feu sans chaleur. Et l'horreur, tel le déluge, mais pas de barque, ni de planche à laquelle s'accrocher. Mon téléphone sonne, mais personne ne répond. Je remarque alors une petite lettre, caché derrière le miroir.


« Rendez-vous le lendemain de la mer de sable. Derrière le parc du grand château, là où le soleil ne brille jamais. 20H03, NE VenEZ que SEUL.


Olueng. »


Le téléphone sonna à nouveau, mais cette fois-ci, personne ne répondit. « Ne retourne pas ».

Puis le téléphone sonna à nouveau, mais cette fois-ci, une voix de femme répondit : « Je suis M. Lounge, et je vous remercie de ne pas m'avoir aidé. A bientôt. »


Dans le miroir, la silhouette d'un Ange. L'Ange. Julie...

Mais bientôt, le téléphone sonne. La nouvelle tombe. Et moi avec.