Le paradis et l'enfer
 

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Le paradis et l'enfer 

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Ses fils Maurice et Jean ont respectivement 27 et 24 ans. Tous deux décident de repartir à Paris car il faut continuer à étudier.
Maurice, aigri par la guerre, écrit :


Il ne faut plus jamais


De temps à autre, il retourne à Arnaga pour revivre les bons moments. C'est un grand poète, très sensible.

Il vit avec sa mère, et meurt à Paris noyé de ses poésies souvent inédites.
Il avait 76 ans huit mois et 27 jours, c’était le 22 février 1968.
Peu de temps avant sa mort, il écrit ces merveilleux vers : "Le paradis et l'enfer"

 

 

LE PARADIS ET L’ENFER

Je ne veux pas, mon Dieu, de grande récompense,
Et je n’ai pas lutté pour obtenir un prix,
Le paradis pour moi n’est pas ce que l’on pense,
L’enfer n’est pas pour moi ce que Dante a compris.

 

Encore plus exigeant que vos autres fidèles,
Je ne veux pas mon Dieu d’un ciel paisible et bleu,
Le Paradis pour moi n’est pas d’avoir des ailes,
L’enfer n’est pas pour moi de brûler dans du feu.

 

Oh mon Dieu, je demande et je crains davantage
Ayant toujours aimé plus que je n’aurais dû,
Le paradis pour moi ne serait qu’un visage,
Et l’enfer ne serait que de l’avoir perdu.