Au cours de cette dernière décennie, la chimie théorique dans son rôle de prédiction, d’explication, de rationalisation et de modélisation de la chimie est devenue un domaine très attractif. En effet, les techniques de modélisation (DFT, post-HF, QM/MM...) le développement des méthodes de chimie quantique et de dynamique moléculaire, couplés aux calculs mathématiques et au progrès de l’informatique, ont propulsé la chimie théorique et computationnelle au rang de partenaire incontournable et véritable de l'expérimentation. L’interface de plus en plus étroite, entre la chimie théorique et les expérimentateurs (industriels), demandeurs de solutions précises, a ouvert ces dernières années, des perspectives très prometteuses pour développer davantage de nouveaux axes de recherche à toutes les échelles de la matière, microscopique, nanométrique et macroscopique.
Les nombreuses applications dans le domaine de l’électronique moléculaire, de l’interface avec la chimie du vivant et de la catalyse hétérogène et des interactions molécules organiques-matériaux, sont au nombre des perspectives qu’offrira cette symbiose affichée entre les chimistes théoriciens et expérimentateurs.
Théorie de la fonctionnelle de la densité (DFT), calculs post-HF (CASSCF, CCSCF, CASPTn,...) et simulation de Monté Carlo sont sans cesse revisitées pour améliorer le pouvoir prédictif de la chimie théorique et avancer ainsi dans la compréhension de la complexité des propriétés chimiques.