Le Jardin d'Alcinoos

« Un artiste au jardin »


c'est un jardin Botanique avec ses  Roseraies remarquables avec 4000 rosiers -

et un jardin Artistique avec toutes les sculptures de Philippe et des artistes invités à exposer 

- Jardin privé- visitable sur Rendez-vous
- Art Brut Contemporain – Musée – Atelier -
 « On a tous un Ulysse en nous » - «Métamorphose des Nœuds en Papillons !»
« Messe de Requiem pour l’enterrement des nœuds… »

Philippe Michelot Téléphone 06 08 42 77 76 ( 00 33 6 08 42 77 76)

Mail: masdesfigues@wanadoo.fr


Parlons du Jardin d'Alcinoos


Le jardin d’Alcinoos, c’est l’histoire d’Ulysse, d’un Ulysse, homme ou femme

On a tous un Ulysse en nous

Ulysse, c’est un mec un peu pommé après… les combats à la guerre, peut-être, peut-être pas, les emmerdes, le boulot, son patron, son banquier, les clients,  la vie quoi, le quotidien ! Alors, un jour il pète un plomb, il disjoncte

Il a reçu un coup sur la tête, il perd la boussole

C’est le trauma, et il devient pirate en méditerranée.

Il pique du bétail, fume de l’herbe, soulève la jupe des filles, en culbute quelques-unes

Pire que dans les quartiers nord de Marseille

Il perd même son nom, car il se surnomme « personne »

C’est un sans-papiers, un SDF qui vit dans la pulsion et le sexe

Il passe même 10 ans à faire l’amour sans s’arrêter avec Calypso

Il ne sait plus qui il est, juste un sexe, la baise quoi…l’alcool, la fumette, la bagarre

 

Mais

Au fond de lui, brille encore une petite lumière

Il veut retrouver sa terre natale, son lien, son point de repère 

Ulysse, le SDF, le sans-papiers, décide de rentrer à la maison

Il construit un radeau et quitte  Calypso, sa grotte et son jardin des délices

Sur le chemin du retour, il subit une violente tempête,

Il se noie, il va mourir, c’est la descente aux enfers.

Alors, il décide de se mettre à nu, de se déshabiller… de son passé

Et il échoue sur la plage de Phéacie, ile du peuple des « passeurs »

Nausicaa, la blanche vierge l’accueille

Et Ulysse ne profite pas de cette belle jeune fille

Il la respecte, il retrouve le respect

Nausicaa accompagne Ulysse jusqu’au jardin d’Alcinoos, son père.

Celui-ci organise un banquet pour recevoir son invité et il l’interroge sur sa vie

Mais Ulysse a honte et se cache en racontant des mensonges

Alors, arrive Démodocos, l’aède aveugle qui par son chant raconte la gloire d’un valeureux et courageux guerrier

L’aède est aveugle et ainsi il ne voit que l’âme d’Ulysse

Ulysse entend sa propre histoire dans la bouche de l’aède et il  pleure, pleure, pleure

La vanne est ouverte…

Ulysse fait son acting out, il se renomme, il est Ulysse fils de Laërte roi d’Ithaque.

Ulysse a retrouvé son identité

Ulysse a vidé son sac de nœuds

Il peut revenir au pays 

Reste maintenant à se faire reconnaître par les siens

Il regagne sa terre natale à l’aide des marins d’Alcinoos, peuple de passeurs

Son chien le premier le reconnait, l’instinct

Puis

Ulysse va retrouver son père Laërte qui travaille dans son jardin.

Le Père reconnait le fils, le nomme, la filiation est retissée

Ulysse redevenu « Fils de » peut alors redevenir Père à son tour

Et il se fait reconnaître de Télémaque, son fils

Reste à reconquérir sa femme, Pénélope

Et c’est par la force puis par la symbolique du lit taillé dans le tronc d’un olivier que Pénélope reconnaitra Ulysse


Démodocos serait-il le premier Art-Thérapeute de notre civilisation ????

Ma recherche artistique actuelle est sur les nœuds, les liens… comme vous avez pu le constater

Rien n’est établi à l’avance, rien n’est dessiné à l’avance, rien n’est pensé à l’avance. Je laisse mon inconscient guider mon travail. Puis, je prends du recul, je regarde et j’essaie de comprendre ce que j’ai fait. Puis, je le verbalise, je le mets en mots. En mots que je dis, en maux que je partage. En mots que j’expose. Et les piè-ces s’articulent les unes aux autres. 

Comme dit le poète espagnol Antonio Machado « No hay camino es caminando que se hace el camino » Il n’y a pas de chemin c’est en cheminant que l’on fait son chemin... 

Et là, j’avais besoin de réfléchir au lien : « Détramez le cours de chaque vie au rebours de la navette qui l’a tissée, déficelez les malheurs, dénouez les liens qui entravent vos pieds et vos mains, désencrantez le retour invariable des peines dans les âmes, métamorphosez les corps, récrivez de bout en bout vos vies » Pascal Quignard, Zétès. Avec mes sculptures « arte povera », je parle des mythes qui me passionnent car ils traduisent l’histoire de la civilisation humaine.


Dans mon jardin, il y une histoire, une histoire de la vie

Mon jardin, c’est l’histoire de rencontres entre la botanique, l’architecture du paysage et mes sculptures. Ce jardin, c’est mon œuvre, ma création. Dans ce jardin, il y a moi

Il y a Démodocos, il y a l’art, la poésie, la vie, les emmerdes, les joies, tout quoi !

Dans ce jardin, je raconte une histoire, la vie, Les uns et les autres…


Allez rappelle-toi : 

Mon installation est une messe de Requiem pour l’enterrement des noeuds…

Les nœuds de la vie qu’on porte dans son sac à dos, qu’on traine derrière soi comme des boulets de bagnards, qu’on pousse devant soi dans un caddie

Les nœuds…. cette soupe d’amertume de nœuds qui nous reste sur l’estomac

Les nœuds…qu’on ne peut pas digérer

Les nœuds…mais pouvoir en faire quelque chose

Les déplier, les sculpter, les dessiner, les tresser, les tricoter, les regarder 

Après on déballe tout dans une confession, un soft acting out, on met des mots sur les nœuds, on les nomme

et on fait la fête des nœuds, on chante à l’enterrement des nœuds, on lève son verre de rosé et on grignote du pain à la tapenade ( la vraie, la mienne avec des tapènes, des olives, de l’ail, des anchois, de l’huile d’olive et un citron émincé pour que ça explose en bouche)    

Et c’est la magie car les nœuds deviennent des nœuds-papillons, 

Oui, c’est la métamorphose

Puis les papillons coupent la corde, le cordon qui les relie aux nœuds

Les nœuds restent là tournent sur eux-mêmes en riant dans un carrousel…

C’est la naissance, C’est la libération des papillons 

Puis Les papillons libérés montent sur une échelle (l’échelle de Jacob, c’est le premier ascenseur pour le 7° ciel, pour s’envoyer en l’air)

Et les papillons s’envolent rejoindre les alouettes, les libellules, les hirondelles pour une love aventure…

un nouveau lien, plein de rêves, plein d’espoir, plein de libellules,

me lier à toi petite libellule avec un doux lien de soie, parfumé de toi et de soi, de ton suc, de ton jus, de ton souffle, de ta bouche, de tes seins contre ma poitrine, de ton ventre qui se colle au mien, de tes cuisses ailées qui s’ouvrent pour me recevoir

 Oui, m’entre lier, me relier à toi dans un nouveau chant où nous inventerons les notes, et dans une nouvelle danse où nous inventerons les pas… mais chut…