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A propos de la "désillusion mooc" de Matthieu Cisel

publié le 24 avr. 2015 à 15:23 par Jacques Rodet   [ mis à jour : 24 avr. 2015 à 16:24 ]
Suite au billet de Matthieu Cisel intitulé "MOOC : pour la révolution on repassera", voici mon commentaire

Si je résume la désillusion : universités et apprenants ne sont pas à la hauteur des espoirs de la « Révolution Mooc ». 

Et les « révolutionnaires», leur suffit-il d’avoir rêvé... ?

Et si tout simplement, la révolution revendiquée n’en était pas une... ?

Et si, moins confortable intellectuellement et moins activiste que la révolution, il s’agissait d’agir, là où l’on est, avec constance, persévérance, écoute des apprenants, pour faire évoluer et non révolutionner... ?

Et si, pour ce faire, il fallait que les « révolutionnaires » réexaminent sans concession, leurs erreurs, leurs manques, leurs dogmes... ?

Et si, alors, il leur fallait convenir de leur abus de langage et de leur incompréhension de la longue histoire de la mise à distance de la formation, et parfois de la pédagogie même… ?

Et si, en conséquence, ils acceptaient de ne pas dialoguer qu’entre eux (l'entre soi est une entropie et la révolution dévore toujours ses enfants, car jamais assez purs), mais également avec leurs aînés en formation à distance, en accessibilité, en innovation, en pédagogie, en scénarisation, en spatio-temporalité, en autonomisation étayée et désétayée des apprenants… ?

Et si, faisant, les uns et les autres collaboraient réellement, dans le monde concret, tel qu’il est… ?

Et si, donc, ensemble, tous acceptaient d’engager les moocs sur le chemin de la maturité… ?
(cf. mon billet de 2013 « Défauts de jeunesse des moocs et propositions pour leur accès à la maturité » 

La révolution serait mort-née mais l’idéal vivrait et quelques promesses pourraient être tenues !