Qui sommes-nous ?
 
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Pour ceux qui ne veulent perdre de temps, lisez ceci

Nous sommes un groupe de citoyens qui prend l’initiative de s’occuper de la vie politique de notre quartier, de notre région et du monde. Nous choisissons "Isagoria" comme trait d’union entre nous, qui, en grec ancien, signifie "Liberté de parler égale pour tous".

Nous présentons une liste aux élections pour approfondir, structurer et partager nos points de vue, pour la réalisation de nos idées.

Grâce au chemin que nous ferons avec celles et ceux qui voudront nous rejoindre, nous comptons:

• Maîtriser les outils d’analyse concernant la gestion de la chose publique,
• Sortir de la torpeur de notre condition de citoyens anonymes,
• Evaluer les actes suite aux promesses faites lors des campagnes électorales, tant pour nous que pour les autres formations politiques,
• Acquérir le souci permanent de comprendre l’importance des décisions prises nous concernant.

Bref, nous désirons aller au-delà de ce qui est et tenter de réaliser "ce qui devrait être".

Nous ne voulons plus adhérer à ce mode et à cette philosophie de vie axés sur le succès ou l’échec économique de l’individu dans une compétition impitoyable.

Nous refusons la philosophie qui tend vers un règne despotique sur les hommes, ou pire encore, qui tend vers un système dans lequel les hommes sont de trop.

Par notre démarche, nous affirmons qu’assumer nos devoirs et nos responsabilités de citoyen, et ainsi sauvegarder et protéger nos droits et notre liberté, n’est pas une perte de temps et d’énergie.

Pour ce faire, nous devons, avant tout, cesser de nous mentir et de nous tromper nous-mêmes afin de ne plus faire porter par autrui nos propres errements. Et cela, en faisant la distinction entre nos responsabilités assumées et nos responsabilités refusées.

La démocratie, la liberté et le respect de la dignité de l’homme : les valeurs de base auxquelles nous sommes attachés.


Nous avons pour préoccupations immédiates la ré-appropriation du pouvoir par les citoyens - et c’est indispensable à tout progrès social -, l’amélioration de notre démocratie, la sauvegarde de notre liberté et la défense du respect de la dignité des personnes.

L’amélioration de la démocratie

L’article 33 de notre Constitution précise : "Tous les pouvoirs émanent de la Nation. Ils sont exercés de la manière établie par la Constitution". Cela revient à dire que, hormis la Nation, nul ne détient le pouvoir.

Qu’on se nomme "Nation", "Peuple", "Communauté", peu importe, nous considérons que nous sommes un ensemble de personnes vivant en société, habitant un territoire défini, soumises aux mêmes lois et ayant en commun un certain nombre d'institutions, de traditions, de valeurs et principes fondamentaux. La citoyenneté et la politique sont deux termes qui ont la même racine, le même objet à savoir la "Cité". Il ne doit pas y avoir de fossé entre les deux. Ils forment un tout et il nous appartient d'en faire un véritable outil de changement, avec conscience et raison.

On nous a enseigné que la démocratie est l'exercice du pouvoir au nom de la Nation et contrôlé par la Nation. Selon cette définition, la démocratie a-t-elle encore un sens si le contrôle de la Nation sur l'exercice du pouvoir par ses représentants, n'est pas effectif ? Il nous semble alors inévitable de trouver réponse à trois questions fondamentales :

• De quels pouvoirs parle-t-on ?
• Qui les exerce ?
• Quels sont les moyens mis à la disposition des citoyens pour le contrôle sur l'exercice du (des) pouvoir(s) ?

A l’origine, en 1831, la "démocratie" était conçue comme un moyen de confiscation du pouvoir au bénéfice de quelques élus (cens électoral et cens d'éligibilité), et partant, de cadres administratifs, de quelques groupes de pression bien dotés en "compétences".

C’est à partir de 1893 que le début du suffrage universel a permis d'élargir la base des électeurs et introduit les prémices du principe de représentation. C'est le début de la démocratie représentative, de la souveraineté populaire et de l'émergence des partis comme relais entre la population et les élus.

Aujourd’hui, on nous (se) prend pour des irresponsables qui sont incapables de comprendre et d’agir, et qui doivent choisir leurs tuteurs sur une liste électorale avec l’hypothèse que quoiqu’ils fassent, les élus sont considérés comme non responsables. C’est pourquoi nous pensons que les citoyens doivent devenir des acteurs et s’engager dans la construction de la cité, dans l'élaboration et la recherche du bien commun.

La démocratie est largement inachevée et relève encore beaucoup trop de l'aristocratie politique, économique, financière, religieuse, culturelle, etc. C'est au peuple - à nous, les citoyens - de continuer cette évolution vers toujours plus de démocratie : l'avenir est ce que nous en ferons. Il nous appartient donc de réclamer et de nous donner plus d'égalité en parole et en pouvoir, en droit comme en fait.

Il ne suffit pas de dire que l'on doit quitter notre rôle de spectateur sceptique et désabusé face à la lutte pour le pouvoir des hommes et formations politiques. Car, s'il est vrai que nous sommes responsables de ce que nous avons ou croyons avoir choisi, nous sommes aussi responsables de ce que nous n’avons pas choisi.


La sauvegarde de la liberté, la défense et le respect de la dignité humaine

Maître Michel Franchimont, avocat au Barreau de Liège et père de la réforme de la procédure pénale, exprimait récemment publiquement son inquiétude au sujet de la menace qui plane sur notre liberté : "Dans notre pays, disait-il, la liberté est menacée. J’ai parfois peur de perdre ce qui a fait l’essentiel de notre vie." Et nous, n’avons-nous peur de rien ? Croyons-nous réellement que tout est acquis à tout jamais, et qu’il ne faille plus s’inquiéter de rien ?

Dès l’école maternelle, ne doit-on pas apprendre ce que recouvrent les mots "dignité" et "liberté" ? Ne doit-on pas apprendre à être vigilant sachant que rien n’est jamais acquis ?

Depuis trop longtemps, nous mourons d’avoir méconnu la dignité humaine et de n’avoir pas senti qu’on ne soulève pas impunément l’indignation née de cette méconnaissance. Et nous continuons à mourir sans savoir pourquoi nous sommes morts, trompés par les maîtres que nous nous sommes "choisis". Mais pouvions-nous ne pas les choisir ?

Nous exprimons le souhait de continuer à réfléchir et agir ensemble pour construire le monde dans lequel nous voulons vivre, et que nous lèguerons à nos enfants.

Voici, dans les grandes lignes, les motivations qui nous ont conduit à nous rassembler autour de notre idéal qui est de centrer la politique sur l’homme.